Le mécénat est comme une égérie pour le football, surtout en Afrique (Par Thierno Oumar Diawara)

Le journaliste Thierno Oumar Diawara
Le journaliste Thierno Oumar Diawara

Tout comme les entreprises publiques, le football est devenu pour nos Etats, un véritable sac à problèmes. Les facilités d’antan liées à l’engagement et au sens patriotique des footballeurs ont cédé la place à l’esprit libéral où la concurrence et le marché des muscles, sont le dénominateur commun de ceux qui se déploient dans cette discipline, même s’ils la pratiquent au nom de leurs pays périodiquement présents dans des compétitions à dimension internationale.

Les moments de gloire de nos vedettes, se sont fondus dans ce qu’on a coutume d’appeler aujourd’hui le libéralisme sauvage ; un environnement qui donne libre cours à la conquête du produit vendable.

Cette réalité met en difficulté les nations de football qui, dans le souci de garder leurs images, sont obligées de faire le maximum, en déboursant de montants colossaux, dépensés sur leurs propres fils, appelés à défendre le drapeau national lors des compétitions continentales. Mais, de façon vulgaire, ne dit-on pas que la plus belle femme ne donne que ce qu’elle a ? En effet, n’eut été la contribution des mécènes auprès des gouvernements, beaucoup de pays auraient fermé boutique.

C’est en cela, il faut louer ceux de la Guinée qui ne ménagent aucun effort pour le soutien des sports, notamment le football. Dans le tas, le PD-G du groupe Guinée Busness Marketing, nonobstant des commentaires assortis généralement de critiques subjectives à son encontre, surtout, depuis l’élimination de notre onze national en huitièmes de finale de la 32ème édition de la CAN (Egypte 2019)  par les Fennecs d’Algérie (3-0), score final.

Le richissime homme d’affaires, a accepté de briguer la présidence de la Féguifoot par amour et patriotisme.

Pour preuve, les travaux du siège de la fédération guinéenne de football ont été achevés et inaugurés sur fonds propres pour honorer l’image du football guinéen.

La plupart des employés de la Féguifoot seraient payés et entretenus par l’argent de Monsieur Souaré. Il financerait également les voyages des cadres de l’institution et les assiste humainement, au besoin.

Cette chance rare pour le football guinéen,  résolu à sortir notre football de l’ornière, est une égérie en termes d’investissement.                        

Thierno Oumar Diawara, journaliste

E-mail: thierno.journalistegr79@gmail.com