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Labé : pourquoi une ville morte en lieu et place d’une marche ?

Il  était  prévu  une  marche et  finalement  Labé ronge  son  frein  avec  une  ville  morte  ce  23 juillet 2018. Le  marché  centrale  de  Labé est  quasiment hermétique ainsi  que  les magasins  alentours, cependant  des  kiosques d’alimentation  générale n’ont  pas  cru  nécessaire  de  baisser  leurs  stores.
Par grappes des  commerçants veillent  au  grain pour dissuader   d’éventuels  pilleurs  qui voudraient  s’attaquer  à leurs  marchandises.
Les  banques  non  plus n’ont  pas  servi. Quelques  stations d’essence et  le  marché  aux  légumes  sont fonctionnels.
Coté  administration, les autorités et  leurs  cabinets respectifs sont présents  au  poste  ainsi que  certains  fonctionnaires  ne  se  sentant  pas  concernés  par  la  cause et  le  mot  d’ordre lancé.
Les  taxis  motos sont  en  rade  et  les rues  sont  quasi  désertes.
Au service des  fores  sociales notamment des  syndicats, des  engins de  supervision sillonnent  la  ville  pour  prendre  le  pouls de  la  situation en  ce  début de  semaine .
Pourquoi la  ville  morte en  lieu  et  place  de  la  marche ? La  question  a  été  posée à Elhadj Lamine  Sangaré  secrétaire  général de  l’inter central CNTG/USTG est  ce  une  peur  de  la  répression ? il  donne  sa réponse  en  deux points :
« loin  de  là, depuis  le  matin nous  sommes  là  entrain de  prendre  des  dispositions pour  qu’il  n’y ait  pas abus  de  la  part de nos  équipes pour  qu’on  évolue dans  la  tolérance , mais  ce  n’est  pas  les forces de  l’ordre qui  nous  feront  reculer parce  que  tout  ce  que  nous  faisons c’et  dans  la  légalité. On a  adressé la  lettre  au  secrétaire général ,il  a  envoyé  tardivement  la  réponse, on  a  écrit le  18, il a  renvoyé  la  réponse  le  21 pour nous  dire que  ce  n’est  pas  à lui qu’il  faut  l’adresser, c’est  un, deuxièmement l’annulation qu’il  a  prise ne  devait  pas  être prise  à son  niveau voilà, une  erreur  de  notre  part  et  une  faute du  General Sangaré. »
Ousmane K.Tounkara

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