La campagne  de libération  de la chaussée entamée  par  la  commune  ne  fait  pas  que  des  heureux, étalagistes ,  conducteurs  de  taxis  motos et boutiquiers  riverains des voiries  en  rient  jaune.

Sous le sceau  de  l’anonymat un  commerçant  estime que la  mesure  est bonne  s’il  peut  être  pérenne.

Scepticisme et regret se partagent le cœur  de  Bah Aissatou étalagiste qui laisse exploser  sa rage :

« Au début on  nous  a  fait croire  que  c’était  une  mesure  salutaire mais  c’est  loin  de  l’être, ils  veulent  juste  fatiguer  la  population après  avoir vendu  toutes  les  places  disponibles  à l’intérieur du  marché, tu  peux  voir  une  table qui  couvre 6 mètres  là-bas  et  ils se  permettent  de nous  chasser  nous  autres… »

Un esprit éclairé aurait cru que  le  départ  des  étalagistes  aurait  fait  se  frotter  les  mains aux boutiquiers des environs  qui profitent de  la  location  des espaces  situés devant leurs  places mis  non nous  certifie  un  commerçant  dans  cette  position  qui  regrette  une baisse  des  affaires de  moitié.

Pour l’heure, ces femmes qui vivent de leur commerce réclament qu’on  les laisse  vendre sur  la chaussée à défaut  de  les  recaser  dans  un  endroit  sûr.

 Ousmane K. Tounkara, correspondant d’Aminata.com