Labé : le FNDC fait une démonstration de force inédite

Des pneus brûlés lors d'une violente manifestation contre le 3e mandat
Des pneus brûlés lors d'une violente manifestation contre le 3e mandat

Comme promis, le FNDC a drainé foule quant aux manifestations annoncées pour ce lundi 14 octobre. De bonne heure, les rues et principaux carrefours ont été envahis et barricadés parfois avec des torches de  pneus ou de troncs d’arbres.

Vêtus du t-shirt rouge estampillé FNDC ou d’un foulard rouge sur la tête ou au bras, les jeunes chantaient des slogans hostiles au régime, soutenus par les cris de ralliement ‘’ amoulanfé’’ ou ‘’laatotaakoo ‘’qui signifie en pular ‘’ça n’aura pas lieu’’.

Le marché est resté fermé ainsi que la quasi totalité des écoles de la ville hormis le collège de Konkola où trois professeurs qui tentaient de marquer des points aux yeux de leur hiérarchie ont été blessés, parmi eux le principal Mamadou Mouctar Barry et une femme professeur de maths.

A en croire le principal, certains de ses enseignants ont perdu leur téléphone sur place et n’eut été l’intervention des élève poursuit il les manifestants auraient lynché le surveillant général connu pour sa proximité au régime.

Coté administratif, les cadres de l’IRE et de la DPE ont répondu présents, tout comme le cabinet u préfet Safioulahi Bah à qui nous avons voulu arracher un mot mais qui nous a renvoyé vers le maire en charge de ce genre de situations et qui nous a expliqué être à l’attente d’un rapport municipal.

Le gouverneur Madifing Diané était aussi à son bureau e a invoqué le droit au silence devant la situation qui prévaut.

Entre temps, la foule a grossi et en une houle incontrôlable a pris la corniche de Konkola encadrée par les agents de sécurité commis à cet effet.

De l’avis de Mamadou Kaly Dramé du MODEL, la foule a été à la hauteur des attentes des organisateurs et les services de sécurité sont restés en alerte sans interférer sur la manifestation.

Pour ce premier jour, certains observateurs estiment que même l’UFDG maitre des lieux ne peut mieux faire en terme de mobilisation.

Ousmane K. Tounkara