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La mortalité maternelle en Afrique : entre les statistiques affolantes et le progrès, un long chemin reste à faire !

Donner naissance à un enfant est une bénédiction. L’accouchement et la grossesse peuvent, cependant, être risqués pour la femme, car ils sont éventuellement fatals. Il faut savoir que la mortalité maternelle est répandue dans le monde entier. Rien qu’en 2017, plus de 291 000 décès maternels ont été recensés et plus de la moitié se trouve en Afrique. Ce chiffre reste affolant bien que des efforts ont été entrepris et ont porté leur fruit. Focus sur la mortalité maternelle en Afrique.

Des chiffres désolants en Afrique

Les femmes originaires des pays en développement tels que l’Afrique ont une chance sur 75 de mourir suite à une complication à l’accouchement et à la grossesse. Comparée à cela, une femme sur 7 300 court ce risque dans les pays développés. Il faut savoir que l’Afrique subsaharienne est la plus touchée, avec 534 décès pour 100 000 naissances vivantes, rendant ainsi le business de la mort florissant en Afrique. En consultant 

l’article ici: http://www.parlorama.eu/en-europe-le-business-de-la-mort-est-bien-vivant/ vous aurez la possibilité d’avoir connaissance de l’évolution du secteur funéraire en Europe et faire quelques comparaisons par rapport à l’Afrique.

Quelles sont les causes des décès maternels ?

Les décès maternels sont dus à des complications durant et/ou après la grossesse ou l’accouchement. Selon les spécialistes, les complications qui surviennent durant les neuf mois de grossesse peuvent être évitées et peuvent aussi être correctement traitées si un bon suivi est mis en place. Parmi les causes les plus fréquentes, il y a :

  •       L’hémorragie sévère qui apparaît juste après l’accouchement
  •       L’hypertension pendant la grossesse entraînant l’éclampsie et la prééclampsie
  •       Les infections telles que la septicémie après l’accouchement
  •       L’avortement qui a été effectué dans de mauvaises conditions.

En Afrique, la mortalité maternelle peut également être due au paludisme ou au VIH, des maladies qui ne sont pas suffisamment prises en charge par le corps médical pour de nombreuses raisons. Force est de constater que le manque de soins entraîne ces décès.

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Les raisons pour lesquelles les femmes enceintes ne reçoivent pas les soins dont elles ont besoin

La situation géographique est la première raison qui empêche les femmes enceintes en Afrique de recevoir des soins adéquats. En effet, il y a un grand manque de personnel médical compétent dans de nombreux villages reculés du continent. C’est pour cette raison qu’il n’est presque pas possible de faire un suivi correct de la grossesse et de se faire assister pendant et après l’accouchement.

La pauvreté est également un facteur très important, car la majeure partie des femmes africaines ont de très faibles revenus. Elles n’ont donc pas les moyens de faire appel à des professionnels de la santé. Les statistiques montrent que plus de 40 % des naissances en Afrique ne sont pas assistées par des infirmiers, des médecins ou des sages-femmes.

Il faut savoir que les campagnes de communication et de sensibilisations ne sont pas assez suffisantes pour encourager les femmes enceintes à se déplacer dans les établissements de santé. En effet, certaines pratiques culturelles et croyances s’opposent à la médecine moderne. Il est donc très important d’adopter une stratégie efficace qui n’entrave pas à la culture. Bien que certaines d’entre elles soient convaincues de la nécessité de contacter un professionnel, il arrive que les soins disponibles ne soient pas adéquats, à cause d’un manque de budget et de matériel.

Les actions menées pour améliorer les statistiques

La mortalité maternelle est un sujet qui préoccupe plusieurs organismes tels que l’OMS. Afin de réduire les décès et sauver la vie des femmes, cette organisation d’envergure internationale a récolté des données et des informations afin de proposer des recommandations. Outre cela, l’Organisation Mondiale de la Santé a fixé des normes mondiales et apporte son soutien aux États membres dans le besoin en facilitant l’accès aux traitements efficaces et à prix abordables.

La liste de ces démarches n’est pas exhaustive. Cependant, malgré les progrès réalisés, il reste beaucoup d’efforts à faire. Avec ses partenaires, l’OMS tente, par exemple :

  •       De renforcer les systèmes de santé, tout en répondant aux besoins des femmes enceintes. Cela permettra de réduire les risques de mortalité maternelle.
  •       De rendre les soins accessibles à toutes, peu importe leur niveau de vie et leur lieu d’habitation.
  •       De s’organiser pour responsabiliser le personnel médical pour assurer la qualité des soins pendant et après la grossesse.

En bref, la mortalité maternelle est un combat qui ne se terminera pas du jour au lendemain, surtout pour l’Afrique. Beaucoup d’efforts restent à déployer pour espérer avoir des résultats plus satisfaisants..

 

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