La devanture de l’hôpital devenue théâtre des manifestations de tout ordre, Docteur Attaoulaye Sall fait une plaidoirie aux autorités

Attaoulaye Sall, médecin à l'hôpital régional de Labé
Attaoulaye Sall, médecin à l'hôpital régional de Labé

Après 4 jours de manifestations émaillées de plusieurs admissions hospitalières pour blessures diverses, l’hôpital régional de Labé a été submergé mais a vaillamment accompli sa tâche sous pression parfois.

Le directeur de l’institution, docteur Attoulaye Sall est monté au  créneau jeudi, pour dénoncer le vacarme qui vient entraver la quiétude nécessaire au repos de ses patients, sans oublier de dénoncer le fait qu’à chaque manifestation les pierres des manifestants et les gaz des forces de l’ordre se retrouvent dans l’hôpital, expliquant du coup que pour les manifestations démarrées lundi des malades ont suffoqué des effets du gaz et des nouveaux nés ont été oxygénés pour être réanimés des mêmes effets.

« Oui, il y a eu des blessés légers qui ont été reçus au niveau des services des urgences, il n’y a pas eu de blessures imputables à des coups de feu, à des armes, c’est juste des jets de pierre et des gens qui sont tombés.

En face de l’hôpital, il y a la cité communément appelée cité des médecins et quand ces agents de santé sont violés avec leurs familles à la maison, vous voyez ce que ça fait.

C’est pour çaque je voudrais que les autorités passent par tous les moyens pour changer cet itinéraire afin que l’hôpital ne soit pas un champ de bataille.

Si d’ici là on ne prend pas l’habitude de sécuriser, de respecter notre centre hospitalier, il va de soi que nous sommes tous entrain de nous rendre vulnérable. »

Ousmane K. Tounkara