Les producteurs de la ville de Kindia sont confrontés à d’énorme difficultés. Les produits agricoles sont exposés à pas mal de mouches et ou des chenilles. Si les pièges d’attractions des mouches de fruits sont distribués par la Direction Préfectoral de l’agriculture pour lutter contre la dévastation des mangues, les maïs sont affectés par les chenilles légionnaires d’autonome.

La ville de Kindia est reconnue sur le plan national voir international comme une ville plus féconde en production agricole.  D’où son nom la ville des légumes, des agrumes et des horticultures. Malgré l’effort du centre de recherche agronomique, les nuisibles sont récurrents dans cette ville productive de mangue, tomate, oignon, patate, arachide, maïs etc.…. c’est le cas de la chenille légionnaire d’automne (CLA). Pour s’en rendre compte, s’agit de faire un tour dans les champs.

« Mon champs est affecté par les chenilles, les maïs n’ont sont même pas grandis et ils sont déjà attaqués. Cela veut dire que je n’aurai rien
cette année », se plaint M’Mah Sylla. La présence des chenilles légionnaires constitue, un risque élevé de perte de produits agricoles. L’existence de ces nuisibles est une grande inquiétude pour les acteurs de protection des végétaux et des denrées.

« Ces chenilles ont causé d’énormes dégâts en Guinée particulièrement à Forécariah. À Kindia, en dehors du maïs, les chenilles ont attaqué les champs de piments et des hectares ont été dévastés à Takabé». Pour donc lutter contre ce fléau, des mesures de système de surveillance de proximité et d’alerte précoce dont le succès doit être mise en place.

« Il ne s’agit pas de donner le contenu du guide sur la gestion de la chenille, d’apporter des pistes de solution qui seront adaptées aux conditions réelles de la Guinée par les spécialistes nationaux. Cette appropriation devrait se faire de manière progressive», affirme Mohamed Samkoumba Fadiga assistant au programme d’appui à la gestion intégrée contre la chenille légionnaire d’automne.

Koikoi Kalivogui chef de section chargé de l’inventaire et surveillance des nuisibles des cultures au service national de la protection des végétaux mise sur la sensibilisation pour faire face à ces nuisibles.

« Pour le moment, nous menons des sensibilisons à travers des séries de formations aux cours desquelles nous expliquons aux cadres comment reconnaitre ces chenilles.  Nous leur recommandons de ne pas utiliser trop les produits chimiques parce que c’est dangereux pour la santé et l’environnement. Il faut aussi la mise en place des champs écoles. A Forécariah par exemple, une expérience de lutte a bien donné. Il s’agit d’associer plusieurs cultures c’est-à-dire le maïs et d’autres cultures et cela a donné de bons résultats ».

Abdoulaye Bangoura correspondant d’aminata.com

 

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