Certains commerçants de Kindia ont baissé rideau ce mercredi 14 mars 2018. Ils observent la journée ville morte, initiée par la société civile guinéenne, les jeunes citoyens de Guinée, et le mouvement citoyen pour la république réunies au sein de la coalition citoyenne commune.  Ils dénoncent contre ce qu’ils qualifient de la mauvaise gouvernance politique, économique et sociale et l’impunité qui s’est développée.

Depuis quelques années, la Guinée est plongée dans une impasse profonde qui s’accentue au fil des semaines et des mois. Plusieurs acteurs de la société civile, les leaders d’opinion, dénoncent avec leurs dernières énergies, cette situation qui donne une mauvaise image à notre pays la Guinée. Malgré la suspension de la grève des enseignants par le SLECG, qui était l’un des motifs de  la ville morte projeté par la  société civile guinéenne, les jeunes citoyens de Guinée, et le mouvement citoyen pour la république réunies au sein de la coalition citoyenne commune, cet appel est  partiellement suivie par les citoyens de la cité de manga Kindi Camara pour ce mercredi 14 mars 2018.

Tôt ce matin, plusieurs boutiques et magasins sont restés  fermés. Du rond point « la gare » en passant par la boucherie via le rondpoint « banc bleu », la réalité est la même. Cependant,   les femmes vendeuses, les conducteurs de taxi moto et d’autres engins roulant, suivaient normalement leurs activités. La circulation est restée fluide.

Certains services sont opérationnels depuis le lever du soleil. Rencontrés, quelques commerçants, assis devant la porte de leur magasin qui sont cadenassés, soutiennent cette idée de la société civile. Car selon eux, la mauvaise gouvernance et l’impunité, ont facilité sans précédent, la corruption et le détournement  des fonds publics au détriment des conditions des plus dignes  de nos populations. Ce système de nos Gouvernants, encourage et facilite la pauvreté grandissante dans notre pays.

Dans les ateliers de couture par exemple et les salons de coiffure, les activités suivaient leurs cours normaux.  Plus loin, on s’est rendu dans les gares routières  et les services privés et publics pour s’enquérir de la réalité, mais le constat révèle que chacun reste préoccupé à ses quotidiens.

Abdoulaye Bangoura correspondant d’Aminata.com

PARTAGER