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«Je souhaite œuvrer pour la transformation de la Guinée, afin qu’elle devient la reine de l’Afrique », dixit Mme Amira Osman El Sanousi, Représentante du BIG HOUSE INTERNATIONAL LLC

Comme annoncé dans l’une de nos éditions, nous avons rencontré les investisseurs qui sont intéressés par plusieurs secteurs de développement socioéconomique de la Guinée. Dans cet entrain accordé à un groupe de journalistes dont un de nos reporters, le Secrétaire Général du ministère de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine Dr Mohamed Hady Barry a planté le décor avant d’introduire nos invités. Lisez

Bonjour Dr Barry, vous êtes SG du ministère de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine. Il y a quelques semaines vous avez annoncé l’arrivée des investisseurs en Guinée. Dites-nous quel est le motif de leur présence ici ?

« Si vous avez bonne souvenance, il y a deux semaines je vous ai reçu au Ministère de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine pour vous annoncer l’arrivée  des investisseurs qui s’intéressent à la Guinée dans divers domaines. Toutefois, jusqu’à présent les délégations ne sont pas venues. Mais pour une question de transparence, j’ai pensé qu’il était nécessaire de vous mettre en contact direct avec les représentants en Guinée de ces différentes compagnies pour les interviewer vous-même.

Ainsi vous pouvez informer l’opinion nationale et internationale des efforts du Président de la République de Guinée et de son Gouvernement en faveur du développement socio-économique de la Guinée.  Ainsi, j’ai le plaisir de vous présenter Mme Amira Osman El Sanousi, qui représente en Guinée et en Afrique de l’ouest du Holding le Big House International LLC basé à Muscat dans le Sultanat d’OMAN. C’est une sorte de conglomérat qui réunit 9 Entreprises multinationales basées dans plusieurs pays  dans le monde.

Ensuite le 2e invité est Mohamed Albramawi, qui représente ici  la compagnie Greco-Allemande OBERMAYER, qui veut construire le chemin de fer Conakry-Kankan et éventuellement Kankan-Bobo Dioulasso (Burkina Faso). Il souhaite aussi construire deux Instituts supérieurs des Mines et de chemin fer. Comme il est là, je crois qu’il pourra vous donner des explications.

Donc je vous laisse avec vos invités et posez leur toutes les questions que vous souhaitez sur les différents sujets.

Mme Amira Osman El Sanousi

Bonjour Mme, parlez-nous des projets dans lesquels votre Compagnie compte investir ici en  Guinée ?

Une cité médicale ultramoderne en Guinée-qui eût cru ?

« Je remercie avant tout par remercier le Peuple et les Autorités de la République Guinée pour m’avoir accueilli dans beau pays et je remercie M. Diassy qui m’a fait découvrir ce pays. En réalité, j’étais venue en Guinée pour une visite famille, mais j’ai fini par découvrir qu’il y a beaucoup d’opportunités dans ce beau  pays,  qu’il y a que chose que  je peux faire pour transformer qualitativement la Guinée. Mais la Guinée soufre d’un handicap majeur : elle n’est pas connue à l’extérieur, la Guinée a grandement besoin d’être connue à l’étranger. Je remercie le Ministère de la Coopération de la Guinée pour m’avoir aidé, pour avoir joué l’entremise entre les départements ministériels concernés par les projets que nous voulons réaliser en Guinée…

Pour cerner les réalités d’un pays, il faut y séjourner un certain temps. Avec coronavirus qui m’a contraint de rester plus de six mois en Guinée, certaines peuvent dire que c’est une mauvaise chose, mais pour moi, cette maladie a été  une bonne opportunité pour découvrir la Guinée et les Guinéens dans leur vie quotidienne. Avec le coronavirus, j’ai constaté qu’il y a des guinéens qui cherchent à aller dans les hôpitaux de la Capitale pour se soigner, mais j’ai aussi constaté que les hôpitaux sont dans un piteux état et ne sont pas en mesure de satisfaire les besoins des populations. De ces constats, est né d’un Grand projet de construction et d’équipement d’une ville/cité sanitaire en Guinée. J’ai communiqué le projet à Mr SAEED, le patron de Big House International LLC, un Holding basé à OMAN. Avant mon arrivée en Guinée, nous avons avions cherché à savoir où implanter des villes médicales en Afrique de l’ouest. D’après nos recherches la Guinée est propice pour abriter une telle ville à cause de son climat, de sa stabilité politique et de sa position géographique, et de son intégration dans la sous régionale, dans l’espace CEDEAO.

La ville médicale que nous comptons construire en Guinée va abriter des Centres hospitaliers ultramodernes mais également une faculté de médecine pour la formation des jeunes médecins et des écoles d’infirmiers et de sages-femmes, une usine de fabrication des médicaments et un aéroport pour des avions médicalisés qui iront chercher des malades en provenance des différents pays de la CEDEAO. Il y aura aussi beaucoup d’activités économiques pour les populations ».

  •   Mme Amira, comment avez-vous réussi à convaincre vos collègues de Big House International LLC à venir investir en Guinée ?

Mme Amira : « C’est la paix et la stabilité  de la Guinée qui nous ont motivé. En effet, grâce au leadership du Président de la République et de son gouvernement il y a la paix et la sécurité dans ce pays. La paix est la clé du développement dans tout pays. J’ai fait des photos sur la Guinée pour prouver aux partenaires que la Guinée est un pays où règne la paix. C’est un travail de publicité que mon assistant, Moussa SAEED, et moi avons fait pour la Guinée »

  •   Pourquoi voulez-vous renforcer les banques locales ?

Mme Amira : « Tout investisseur qui vient dans un pays pour investir a besoin de garanties. Or le système bancaire en vigueur dans en Guinée ne permet pas d’investir comme il faut. Il est donc capital de renforcer les banques locales. C’est que nous envisageons de faire, pour garantir les financements des projets de développement en Guinée. »

Vous voulez aussi construire une cité administrative à Koloma ?

Mme Mira « Je crois que le Gouvernement de Guinéen doit avoir une cité administrative qui reflète la grandeur de sa Nation où seront logés tous les Ministères de la République. Le site de Koloma serait un endroit adéquat pour ce projet. Nous voulons faire de cette cité un phare pour la Guinée où nous construirons des bureaux pour les travailleurs du Gouvernement, des salles de conférence, des centres d’affaires, des hôtels, etc. Nous voulons faire de cette Cité un petit Dubaï ou un petit New York ; ce qui va permettre au gouvernement d’avoir un cadre de travail parfait et avoir une image positive aux yeux des investisseurs qui viennent des affaires dans ce pays »

 

Il y a du pétrole et du gaz en Guinée!

 

  •       Vous cherchez des permis de pétrole et du gaz en Guinée, mais nous n’en avons pas !

 

Mme Mira : « Si, il y a du pétrole et du gaz en Guinée. Il suffit de les chercher pour les trouver. Nous pensons qu’il n’y a pas de développement sens énergie. Il est difficile de développer le pays sans le pétrole et le gaz. C’est pourquoi, nous comptons faire des recherches pour trouver le pétrole et du gaz dans le sous-sol guinéen, ce qui va faciliter considérablement le développement du pays. Nous aimerions avoir des licences pour la recherche du pétrole et du gaz. Mais nous comptons aussi développer les énergies renouvelables : l’énergie solaire, l’énergie éolienne. Nous avons des expériences dans ce domaine au Rwanda, au Zanzibar, au Kenya, en Ouganda, à Madagascar, au Nigeria et au Soudan. Dans chacun des pays nous avons développé des grands projets qui fonctionnent très bien. Le financement de tous nos projets viendra de notre Holding Big House International LLC. Si le  Gouvernement de Guinée accepte de cofinancer les projets avec nous, sous peu, la Guinée sera un pays producteur de pétrole et de Gaz. Même si ces projets coûtent plus de 100 milliards de dollars, notre Holding  Big House Oman International LLC va mobiliser le financement. Ces projets vont créer plusieurs milliers d’emplois directs et des centaines de milliers d’emplois indirects. Par exemple, la ville médicale que nous voulons construire en Guinée, la durée maximale pour réalisation du projet est de 2 ans 6 mois. Et nous n’importerons pas de travailleurs étrangers. Nous recrutons les travailleurs (ingénieurs, contremaîtres ouvriers) en Guinée. Nous employons trois équipes (8X3) qui s’alterneront 24h/24 sur nos sites pour respecter le délai de livraison des ouvrages ».

 

  • À quand le début des travaux de ce sentier ?

Mme Mira : « Dès la fin de cette pandémie, une délégation de haut niveau conduite par notre Grand Patron, le Président du Big House International, LLC,  M. Said Hilal AL Ismaily séjournera en Guinée. Grace à l’entremise du Ministère de la Coopération de la Guinée, le Ministère de la Santé nous adressé une lettre d’invitation en bonne et due forme. Cette délégation discutera avec les techniciens du Ministère de la Santé de la faisabilité technique du projet et des formalités administratives et juridiques du projet. Je voudrais vous dire que ce que je viens de vous annoncer n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan par rapport à ce qui nous voulons faire ici en Guinée. Notre Grand Boss, M. Said Hilal AL Ismaily,  a choisi la Guinée pour installer son siège en Afrique de l’ouest. Nous comptons agir et développer la Guinée jusqu’à ce que vous soyez fières de votre pays, ce vous pouvez nous dire : « merci vous pouvez partir maintenant ». Lorsqu’on est venu au Ghana, tout le monde  nous disait que le Ghana n’est rien, c’est un pays corrompu, mais lorsqu’on a travaillé dans ce pays, le nom du Ghana a changé et aujourd’hui on appelle ce pays « Ghana, la fierté de l’Afrique ».

« Pour terminer, nous voulons que tous les guinéens acceptent de travailler ensemble la main dans la main pour que «  la Guinée soit la reine de l’Afrique ». Rien n’est impossible. Tout est possible si on n’est unis. Je voudrais enfin dire que nous allons œuvrer pour ouvrir l’Ambassade d’Oman en Guinée. C’est d’ailleurs la bonne nouvelle que je vous donne. Merci ».

Projet de chemin de fer Conakry-Bamako sera « le chemin de prospérité pour le peuple de Guinée » dit Mohamed Albramawi, Représentant en Guinée d’Obermayer, une société Greco-Allemande

Quels sont les projets que vous avez ciblés en Guinée?

Albramawi : « Nous sommes là en Guinée pour le projet de chemin de fer Conakry-Kankan, en attendant que la situation politique ne se résolve au Mali. Je remercie le Ministère de la coopération internationale qui nous a beaucoup facilité la tâche. Je suis ici depuis deux ans six mois pour trouver des stratégies pour développer des projets en République de Guinée. La Guinée est l’un des pays de l’Afrique de l’ouest qui a beaucoup d’opportunités et qui a besoin de financements pour se développer. Après les élections présidentielles, nous allons réaliser au moins deux très bons projets en Guinée. Je représente ici la compagnie Allemande Obermayer qui est connue dans le monde entier et qui est présent dans 15 pays mais qui a aussi des filiales dans plusieurs autres pays pour développer des projets. C’est la société la plus performante en Europe dans le domaine de la construction des chemins de fer, des routes, la transformation des déchets et ordures ménagères. Depuis 1958, cette entreprise est en train de se développer à travers le monde ».

 

Pour quoi investir dans le chemin de fer en Afrique ?

Albramawi : « La raison du choix de ce projet se situe à deux niveaux. D’abord,  notre spécialité est  la construction de chemins de fer, c’est ce que nous savons faire le mieux. Deuxièmement, nous savons que le projet de chemin de fer Conakry-Bamako est rentable et qui va développer rapidement la Guinée. Pour sa construction, il faut des milliers de personnes. Une fois le chemin de fer sera construit, cela va donner un boom au port de Conakry d’où les marchandises seront directement acheminées vers l’intérieur du pays. En plus, Tout au long du chemin de fer, les villages pourront produire et transporter facilement leur production locale vers les villes. Donc c’est un de chemin de prospérité que nous voulons construire pour la Guinée. Mieux,  comme le Mali n’a pas une ouverture sur la mer, je pense qu’avec le port et le chemin de fer, le commerce entre les deux pays pourrait se développer beaucoup plus encore. Il y a aussi en Guinée des entreprises minières ici qui sont situées le long de ce chemin de fer, mais qui n’ont pas encore commencé leurs activités minières parce qu’elles n’ont pas réussi à développer le chemin de fer. Or il n’est pas bon de  transporter la bauxite par la route. Donc nous savons qu’en construisant ce chemin de fer, nous pouvons trouver de quoi transporter et ainsi très rapidement faire le retour sur  investissements et surtout faire des bénéfices et des heureux au sein de la population guinéenne ».

 

Comment comptez-vous réaliser ce grand projet ?

Albramawi : « Pour ce projet, il y a deux aspects : il l’aspect financement et l’aspect construction. Pour l’aspect construction, Obermayer est l’entreprise la plus performante dans le monde. Donc ça c’est déjà acquis. Pour le financement, nous avons deux puissantes banques allemandes et européennes qui sont prêtes à nous accompagner. Le coût estimatif du projet est  de 8,5 milliards de dollars, ce montant est déjà complètement mobilisé. C’est l’élection présidentielle du 18 octobre qui empêche la délégation de venir en Guinée. Le ministère de la coopération qui nous a demandé de surseoir notre voyage en Guinée, car il ne souhaite pas faire venir des délégations si celles-ci courent le risque de ne pas pouvoir rencontrer les autorités. C’est pourquoi, dès après l’élection, nous allons entamer les démarches et discuter avec le gouvernement. Il s’agit pour nous de définir le cadre des négociations qui définira les rôles et les responsabilités des parties, le niveau d’engagement de chaque partie, le mode de financement du projet, etc. Parce qu’une fois réalisé ce projet doit retourner au peuple de Guinée, il est important qu’on se prépare au transfert des compétences, au renforcement des compétences et/ou à la formation d’une nouvelle génération des jeunes techniciens et ingénieures capables de prendre la relève. Enfin, le gouvernement guinéen doit prendre des mesures pour sécuriser l’investissement tant sur le plan juridique que financière. Donc dès la fin l’élection présidentielle, la délégation va venir pour discuter avec le gouvernement guinéen».

 

  •       Vous parlez de formation d’une nouvelle génération, que comptez-vous faire ?

 

M. Al bramawi: « Dès notre arrivée en Guinée, nous avons fait des investigations et nous nous sommes rendu compte que la Guinée n’a pas des techniciens aptes à construire des chemins de fer et assurer le maintien des machines sophistiquées. Et surtout il n’y a pas de ressources humaines qualifiées pour gérer une compagnie de chemin de fer. C’est pourquoi nous avons décidé de construire rapidement une école spécialisée dans les travaux et dans la gestion des chemins de fer pour former des cadres avant même que le projet de construction du chemin de fer ait été entamé.  Au niveau de cette école, nous allons former les techniciens de demain, les des managers de demain, les ingénieurs et les conducteurs de demain pour que la relève soit assurée. Nous allons faire venir des professeurs de haut niveau et nous allons recruter d’autres sur place, si possible ».

 

  • Vous avez parlé d’une école des mines, pour quoi faire ?

M. Al bramawi : « Oui, pour le cas de l’école des mines, nous sommes intéressés par les mines Guinéennes. La Guinée est très riche en mines  mais ça ne profite pas suffisamment aux Guinéens parce que le pays  n’a pas de spécialistes formés pour développer les mines et défendre les intérêts du pays. Nous sommes en possession de la dernière technologie en matière de recherche de l’or, de diamant, de Bauxite. Les techniciens guinéens doivent apprendre à les utiliser.

Déjà nous avons ciblé trois mines d’or où nous allons mettre à l’œuvre notre technologie, former des techniciens sur comment rechercher l’or, le raffiner et le vendre et faire des bénéfices pour le pays. C’est dommages qu’avec toutes ses mines,  la Guinée n’arrive toujours à se développer conséquemment.

Nous, nous allons former des cadres guinéens ici ou même à l’extérieur du pays. Nous allons faire le transfert de la technologie et des compétences. C’est comme à l’image de la ville médicale qui sera construite en Guinée. Vous savez, il y a une intégration africaine à travers le chemin de fer, car il y a une ligne prévue de Conakry-Bamako, Bamako-Bobo Diloulasso ainsi de suite. Nous construisons ce chemin de fer pour gagner de l’argent, mais vous pouvez imaginer combien la Guinée va aussi gagner avec ce chemin de fer à travers le commerce, le transport etc

Nous voulons aussi ouvrir la filiale de notre Société OBEMAER en Guinée. Elle sera la  première filiale de notre Entreprise en Afrique de l’ouest. La Guinée est un beau pays : il y a des sites touristiques formidables. Nous comptons faire quelque chose dans le secteur touristique guinéen.

Pour terminer, je profite de cette occasion pour lancer un appel solennel au gouvernement de Guinée pour qu’on réalise ce projet ensemble. Nous avons besoins de son appui total, inconditionnel pour changer la Guinée. Nous avons besoin du soutien total du peuple de Guinée, du président de la République et du gouvernement pour apporter le bonheur et la prospérité au peuple de Guinée. Je vous remercie».

 Propos recueillis par Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

(+224) 622 304 942

 

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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