Vers la validation des textes d’application de la loi portant prévention, détection et répression de la corruption
Vers la validation des textes d’application de la loi portant prévention, détection et répression de la corruption

Le ministère de la justice et la direction nationale de la législation en partenariat avec le programme des nations unies pour le développement (PNUD) et le haut commissariat des nations unies aux droits de l’homme (HCDH) ont ouvert ce mercredi 31 octobre 2018 à Conakry, un atelier de relecture et de validation des textes d’application de la loi sur la prévention, la détection et la répression de la corruption et des infractions assimilées.

Selon les organisateurs, cette rencontre de trois jours a pour principal objectif, de contribuer au renforcement du cadre juridique et institutionnel de la Guinée en matière de prévention et de lutte contre la corruption.

Aux leurs dires, la rencontre vise un objectif spécifique qui est l’appréhension et la validation par le pouvoir normatif de l’enjeu et l’actualité de la lutte contre la corruption et les infractions assimilées en application de la loi anticorruption en Guinée.

“Un avant-projet des trois décrets et un arrêté seront validés; un dispositif réglementaire sur la lutte contre la corruption sera renforcée ; les recommandations pertinentes issues de cet atelier seront intégrées à l’avant-projet des décrets”, sont les résultats attendus.

Dans son discours, Titus Osundina Directeur Pays adjoint en charge des Opérations du PNUD Guinée, a remercié le gouvernement guinéen d’avoir fait le combat contre la corruption comme l’une de ses priorités.

Poursuivant, il a fait savoir que son institution va continuer à soutenir la Guinée pour que toutes les lois sur la lutte contre la corruption soient promulguées.

“Après leur promulgation, nous allons continuer notre soutien au ministère de la justice et toutes les institutions concernées pour assurer la mise en œuvre et la pérennisation de cet acquis”, à promis le diplomate onusien.

Prenant la parole, Mohamed Lamine Kaba directeur national de la Législation a dit qu’il s’agit fondamentalement de trois textes importants.

“Le premier texte porte sur la déclaration du patrimoine par les personnalités autres que celles qui sont visées par l’article 36 de la Constitution ; le deuxième porte sur les attributions, fonctionnement et organisation de l’Agence nationale de lutte contre la corruption et le troisième porte sur les procédures de réception des plaintes, des dénonciations et la protection des lanceurs d’alertes”, a-t-il précisé.

Pour Maître Cheick Sacko ministre de la justice, garde des Sceaux, cet atelier va être le point de départ de la lutte contre la corruption que “le professeur Alpha Condé a fait son devoir personnel”.

“Nous devons tous nous mobiliser pour engager une lutte féroce contre la corruption qui existe dans notre pays et dans la sous-région. Mais, la corruption est liée à la nature humaine. Car, elle existe en France, aux Etats-Unis, etc. Seulement, ces pays-là ont des textes bien ficelés et leur application ne souffre d’aucune entorse. C’est pourquoi, la sanction tombe automatiquement quel que soit le statut du mis en cause”, a-t-il expliqué.

Abordant le dossier Paul Moussa Diawara ex-directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP) et son homologue de l’Office guinéen des chargeurs (OGC) poursuivis pour corruption, il affirme avoir donné des instructions au parquet de Kaloum, de traiter cette affaire jusqu’au bout.

“Politiquement, je l’assume. Il y a l’Inspection d’Etat et un expert-comptable indépendant qui ont travaillé dans ce dossier. Les magistrats ne sont pas des magiciens, ils n’inventent pas. On les rapporte les dossiers, c’est après qu’ils appliquent le code pénal”, a-t-il ajouté avant de remercier le PNUD et le HCDH pour le soutien.

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

(+224) 622 304 942

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