Guinée : la société civile condamne les violences faites aux journalistes
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La presse guinéenne a été très menacée ces trois dernières semaines. Des journalistes ont été bastonnés par des gendarmes, des medias suspendus, d’autres ont été menacés et un  journaliste a été interpelé à la justice.  Face cette situation difficile, le Réseau Convergence des Jeunes et Leaders pour la Paix et la Démocratie (CoJeLPaiD), hausse le ton et a condamné cet acte jusqu’à la dernière énergie à travers une conférence qu’il a animé jeudi 23 novembre 2017, à Conakry.

Précisément c’est dans l’enceinte du siège sociale dudit réseau que des cadres de la société civile et des juristes se sont retrouvés pour discuter sur les abus des autorités envers la presse guinéenne.

Le coordinateur national du réseau, Abdoul Sacko a révélé qu’il y a des acteurs politiques du pays qui font beaucoup de discours irresponsables et qui ne sont pas punis.  « Alors pour des discours qui sont loin en termes d’irresponsabilité par rapport à ces discours, comme ce qu’on a malmené les hommes de médias. Donc nous estimons que, cela nous interpelles et nous pensons qu’en tant qu’acteur de la société civile, si nous restons assis c’est comme si vous voyons une plaie dans un corps et nous la laissons grandir ».

Il a poursuivi son intervention en énumérant des actions à mener pour soutenir la presse. « Le premier volet d’abord nous dénonçons. Nous essayons aussi d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur ce qui se passe pour démontrer que la presse est une partie essentielle de l’enracinement de la démocratie  et de dire à tout un chacun, leader politique, acteur de la société civile, parti politique ou l’Etat que la question des medias concerne tout le monde. Protéger les medias c’est protégé la vie de la nation. Alors au delà des dénonciations, nous allons faire aussi des lobbies   pour dire qu’on ne peut plus autoriser à ce que les medias soit l’objet d’harcèlement ou quelques actions contradictoire », a rassuré M. Sacko.

De son côté, le président du Club de Amis du Monde (CAM),  Aboubacar Sylla,  avec les différentes explications qu’ils ont eu à travers des différents juristes invités, ils ont compris qu’il est important d’assurer la presse à bien tenir ce cap. Parce que cette presse c’est comme le cœur  humain, s’il s’arrête on ne parlera plus de vie.

« Il faut renforcer ce cœur pour que cette presse continue à donner des informations que la population à tant besoin. Nous pensons qu’avec cette presse la population aura des informations nécessaires autour de la gouvernance et tant d’autres. Et comme nous constatons ces dernier temps une pression forte contre la presse, la société civile a décidé maintenant de se lever et accompagner la presse à maintenir le cap pour continuer à donner des informations nécessaires  aux citoyens guinéens », a-t-il indiqué.

Quant au juriste Mamady 3 Kaba, il est revenu sur la garantie de la protection de la presse dans la loi guinéenne. « Cette protection c’est pour dire que lorsqu’un journaliste commet une infraction  dans l’exercice de ses fonctions, cette infraction est dépénalisée, ce qui veut dire que ce journaliste n’ira pas en prison. Ce journaliste ne sera pas incarcéré, pourquoi ? Parce qu’on présume qu’il a fait en exercice de ses fonctions et cette fonction qui consiste à informer les citoyens, en revanche s’il ne va pas en prison, il peut être condamné au paiement d’une amende, l’éventuellement à la réparation des dommages qui seront causés.», a-t-il précisé.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 656 77 52 34

 

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