L’heure est grave, le peuple de Guinée va encore passer des jours d’angoisse. La jeunesse de ce pays est une fois, de plus, sollicitée pour apporter son aide dans un camp ou dans un autre.

Ceux qui ont déjà pris en otage le pays et ceux qui cherchent à les remplacer demandent notre aide nous la jeunesse. Le passé nous enseigne qu’il ne faut plus faire confiance aux politiques. Tous autant qu’ils sont des vulgaires arracheurs de dents qui vous disent que vous n’aurez pas mal.

Le 04 Août une fraction de l’opposition appelle à descendre dans la rue, manifester pour le respect des accords du 03 juillet 2013 et je ne sais quoi encore.

Nous activistes savons pertinemment que ceux qui ont été choisis pour nous protéger retournerons leurs armes contre nous.

La démocratie s’obtient au bout de plusieurs sacrifices, mais pas au détriment de cette jeunesse déjà trop fragilisée par l’analphabétisme, une formation bâclée, qui donne des « cadres sans expertise aucune »

Le web activiste que je suis à déjà fait le point et une curation de ce qui se dit sur la toile est inquiétant, c’est pourquoi rester silencieux face à la crise et au désordre qui guette notre pays est tout simplement coupable. Je ne vais pas défendre le camp de ceux qui veulent manifester ou pas. Mon rôle en tant que jeune conscient des tares de mon pays, c’est d’apporter à défaut d’empêcher l’affrontement, conseiller les uns et les autres pour qu’on conjugue les efforts et sortir notre pays de la situation catastrophique que l’ensemble de ceux qui nous disent vouloir et veulent changer dans ce pays nous ont mis.

Cher Compatriote l’heure est grave cette marche du 04 août semble légitime et en même temps pas opportune. La pression sur les décideurs actuels peu se faire autrement, mais pas parce que nous connaissons tous comme manifestation de rue en Guinée. Les manifestations de rue en Guinée sont synonymes de blessés, de vandalisme, de pillage, et le pire des morts d’innocents. Ceux qui échappent sont tout jetés en prison et tabassés à coup de matraque et de croches.

Si vous avez déjà eu un frère appréhendé lors de manifestation en Guinée vous savez de quoi je parle la suite une fois qu’ils ont été déférés dans les prisons de Conakry. La gendarmerie ou la Police demande aux parents de verser des sommes allant de 5 à 10 millions pour qu’on libère leurs enfants sans quoi ils seront transférés vers la sureté et traduit devant la justice, c’est devenu un autre moyen d’arnaque du peuple.

Si nous voulons sauver notre peau et notre pays, c’est maintenant ou jamais, car si et seulement si nous ratons à nouveau de dire non, nous jeunes de ce pays, nous refusons d’être instrumentalisés sacrifiés pour des intérêts égoïstes, vous verrez que notre voix va peser.

Il faut que la jeunesse soit consultée et associée aux décisions, car ce qui se déicide ici, c’est notre avenir à nous et à nos futures enfants. Il faut plus accepter de servir de moyen de chantage.

Retournons contre eux leur stratagème et prenons notre destin en main.

Que tu sois du parti A ou B quand on te demandera de sortir et de faire face à une arme de guerre alors que tu n’es armée que d’une pierre, je t’invite à réfléchir à deux fois avant de mettre ta pauvre petite vie en péril.

Ceux qui pensent pouvoir changer les choses avec cette méthode se trompent.

Aux jeunes qui veulent mourir pour un politicien qu’ils n’ont jamais vu qui ne leur connaissent même son de simple mouton personnes ne doit risquer ça vie pour un politicien ce temps est révolu.

Ne perdez pas votre vie pour ce genre de personne, vous méritez mieux que ça et si vous ne pouvez pas faire autre chose pensez à vos parents et trouvez-vous une occupation que celle d’attendre qu’on vous invite à sacrifier votre vie, votre santé pour des hommes avides de pouvoir.

Combien de jeunes sont tombés sous les balles, combien de jeunes sont infirmes à jamais ?

Il faut revenir à la raison et dire non ma vie vaut la même que la tienne.

Pourquoi donc refuser de mourir pour rien, car en face notre armée sensée nous protéger n’est pas formée pour gérer des manifestations la seule chose qu’ils ont apprise, c’est de tirer sur nous pourquoi vouloir s’obstiner à changer les choses par la rue.

Trouvons d’autres moyens de changer le pays, la seule force sur là qu’elle se repose nos politiques une fois au pouvoir, c’est sur l’armée. L’armée a déjà compris qu’au fait, c’est elle qui détient le pouvoir. Le patriotisme et la perspective de voir le pays se développer ne l’effleurent même pas.

La seule chose qu’elle veut, c’est de se partager les milliards de francs mise à leur disposition par chaque chef d’État qui est au pouvoir et ou qui viendra.

Notre armée ne veut pas changer et c’est là tout le mal de ce pays.

Le changement de l’armée est possible si aux seins des familles le dialogue et la pression est exercée sur chaque policier, gendarme, militaire. Par ce que chacun d’eux rentre une fois la mission terminée, quelque part.

À ses femmes, ses hommes, ses filles et fils, j’invite à mettre la pression sur leur membre de famille qui sont dans l’armée. Dites leurs que les jeunes sur qui vous tirez, c’est le fils de quelqu’un d’autre, votre mission n’est pas celle de retourner vos armes contre cette population. Que chaque famille fasse en sorte de sensibiliser ses fils dans l’armée.

Que l’État trouve des armes conventionnelles des outils pour faire face à des manifestations pacifiques mais ne pas disperser des manifestations à coup de kalachnikov et de PMAK.

Si vous décidez de descendre dans la rue sachez que c’est à vos risques et périls. Face à cette situation préférons le moindre mal celui d’espérer changer le pays par notre engagement et pas de tomber sous les balles.

Ceux qui ont pris le plaisir de tuer qu’ils sachent qu’un jour ou l’autre, ils seront jugés et traduits devant le tribunal de l’histoire.

La Guinée se trouve actuellement dans une situation très difficile, une pauvreté qui ne dit pas son nom, l’insécurité bat son plein, l’injustice se vit à découvert, la mal gouvernance et la violation flagrante de nos textes de loi par ses politiques est devenue très inquiétante.

C’est pourquoi nous jeunes devons exiger ensemble pas en groupe dispersé qu’on nous écoute et qu’on prenne en considération nos revendications.

Nous voulons des logements décents, de professeurs qualifiés, du travail et surtout de la sécurité.

Cet article n’est pas politique, mais un cri du cœur d’une jeunesse en manque de repère.

Nous devons donc tous nous lever comme un seul homme pour dire que nous sommes fatigués, il faudrait absolument que l’État nous écoute et dialogue avant tout avec nous la jeunesse. Ce pays nous appartient en premier lieu à nous la jeunesse. Notre avenir, nous devons le construire ensemble s’ils le veulent.

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