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Alpha Bayo, coordinateur général du mouvement Front pour une Alternance Citoyenne (FAC)
Alpha Bayo, coordinateur général du mouvement Front pour une Alternance Citoyenne (FAC)

Guinée : « en 2020, le président Alpha Condé doit partir »

Le débat sur la nouvelle constitutionnelle continu à faire couler des salives en Guinée. Le coordinateur général du mouvement Front pour une Alternance Citoyenne (FAC) avec pour slogan Anawotagui a exprimé la position de son organisation sur ce projet lors d’une interview qu’il a accordé à Aminata.com le weekend dernier.

<< Nous notre position, nous avons dit en Guinée par exemple, en matière de constitutionnalité des lois, la cour constitutionnelle est l’instance suprême. Et vous avez vu l’avis de la cour constitutionnelle, qui a dit que la procédure de referendum est légale dans notre pays. Par conséquent, nous en tant que citoyens lambda, nous ne pouvons que conformer à ces principes, c’est pourquoi maintenant le fond du dossier parce que nous avons dit en 2020, le président de la République, il doit partir mais attention, tous ceux qui ont un passé douteux, nous allons nous battre pour les empêcher d’accéder au pouvoir. C’est le fondement même de notre combat. Toux ceux qui ont un passé douteux dans ce pays nous allons nous battre pour les empêcher de venir parce que les mêmes personnes produiront toujours les mêmes effets. Maintenant lorsque le président a passé son communiqué invitant le Ministre de la justice garde des sceaux à procéder à la vulgarisation de la constitution, nous en tant que légaliste, nous nous sommes procurés de cet avant-projet de nouvelle constitution. Nous avons fait des études sur les innovations, les manquements en même temps, nous avons fait des recommandations >>, a déclaré Alpha Bayo.

Poursuivant son intervention, il a soulevé le manque d’innovation majeur avec la nouvelle constitution prévue. << Nous avons dit que ces innovations-là, il n’y a pas d’innovation majeur dans cette nouvelle constitution, le seul but, c’est offrir le président de la République la possibilité de mettre le compteur à zéro pour se représenter en 2020 aussi. C’est le but, si non, ça pouvait être l’objet de révision constitutionnelle, mais ça n’a pas été le cas. Ils ont réduit le nombre l’âge par exemple pour être député, aux lieux de 25 ans, maintenant c’est 18 ans, on pouvait réviser cette décision. La durée du mandat aux lieux de 5 ans, maintenant c’est 6 ans, ça aussi pouvait faire l’objet d’une révision. Mais malheureusement, le seul fondement de cette nouvelle constitution, c’est d’offrir un troisième mandat au Président de la République. Maintenant nous à notre niveau, nous nous sommes dits normalement, pour qu’il y ait de l’alternative, il faudrait qu’on fixe l’âge limite pour se présenter comme président de la République. Mais dans ce projet de nouvelle constitution, il n’y a pas de l’âge limite, c’est-à-dire même à 100 ans, tant que vous avez les facultés mentales et physique, vous pouvez vous présentez. Donc, ça veut dire que le Président de la République, en 2020, quand nous allons adopter la nouvelle constitution, il va se présenter. Après ça, on va parler de la non rétroactivité, nous avons vu au Sénégal, le Président Abdoulaye Wade, il a fait un mandat et après ce mandat, il a fait le projet de nouvelle constitution, il a mis le compteur à zéro, aux lieux que ça soit 7 ans, il a réduit à 5 ans. Maintenant, il a fait un nouveau mandat de 5 ans. Après, il a demandé qu’il doit se présenter que parce que le compteur était à zéro, c’est le principe de non rétroactivité. C’est-à-dire quand on va adopter la nouvelle constitution, elle ne sera pas applicable aux deux premiers mandats que le président a exercés et constitutionnellement, c’est valable. Mais, l’exception à ces principes de non rétroactivité, chose que les guinéens ne savent pas, c’est sont des lois expressément rétroactive. Ces lois, c’est lorsque cette nouvelle constitution disait qu’elle est applicable aux deux premiers mandats du président de la République. Donc, c’est expressément rétroactive. Par conséquent, elle est applicable aux deux premiers mandats. C’est l’exception du principe de non rétroactivité. Donc, les innovations pouvaient faire seulement l’objet d’une révision constitutionnelle. Maintenant, nous nous ne sommes pas dans les mêmes démarches avec le FNDC. Le FNDC compte empêcher l’organisation de l’élection. De temps plus que, la cour constitutionnelle, c’est une institution républicaine qui a donné son avis favorable pour le projet de référendum. Maintenant nous, comme le projet de nouvelle constitution n’est pas conforme aux principes d’alternatif qui nous inspire, nous allons nous y opposé mais en quoi faisant, dans nos démarches, nous allons inviter les citoyens guinéens comme ça été le cas en 1958, tous les guinéens se sont mobilisés pour dire non au projet machiavélique, colonialiste. Nous allons nous battre pour que les citoyens votent non au projet de nouvelle constitution. Parce que voter oui, c’est d’accepter que le président de la République se présente en 2020>>, a-t-il précisé.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tél: (+224) 656-77-52-34

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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