Accueil A LA UNE Guinée : des syndicats reculent devant leur responsabilité

Guinée : des syndicats reculent devant leur responsabilité

La crédibilité des syndicats en Guinée s’est détériorée à chaque évènement citoyen face à la population. Cela se confirme par leur incapacité de mener leur combat qu’ils ont entamé dernièrement pour la baisse du carburant à la pompe que le gouvernement a augmenté brutalement depuis juillet dernier.

Échoué ce combat n’est pas surprenant chez les pauvres populations, l’on se rappelle en février 2016 quand le baril de gasoil et de l’essence est descendu sur le plan international. Le central syndical CNTG et l’USTG, dirigé par Amadou Diallo et Luis Bemba Soumah avaient rassuré aux guinéens qu’ils ont trouvé un accord avec le gouvernement, à cause de la crise économique que le pays était confronté à l’époque suite à l’apparition de la fièvre hémorragique à virus Ebola, de maintenir le prix du carburant à la pompe à 8000 GNF. Même si le carburant monte dans les prochaines années, les autorités materneront toujours le même prix.
Aujourd’hui on se pose la question de savoir si cela c’était vrai ou c’était une façon de tromper les populations parce qu’ils ont reçu des pôs de vain ? L’on se rappelle encore, à travers des rumeurs, que ces deux plateformes syndicales se sont partagés la somme de 3 milliards afin qu’ils abandonnent en ce temps le problème de baisser le prix du carburant à la pompe.
Pour cette fois-ci encore, quand le gouvernement d’Ibrahima Kassory Fofana a augmenté brutalement le prix du carburant à la pompe, ces mêmes syndicats se sont levés pour faire des revendications qui n’aboutissent jamais.
Il faut rappeler à ces syndicalistes qu’ils ont deux  rôles essentiels a joué dans l’intérêt des populations, celui de représentation des salariés et un rôle de négociation pour garantir les droits des travailleurs en termes de salaires, statuts, progression de carrière,  ou de conditions de vie.
 
Ces syndicats  ont reculé devant leur responsabilité qui est de défendre les travailleuses et les travailleurs guinéens. Au vue de l’extrême vulnérabilité de la population et de la grande pauvreté dans laquelle vit la grande majorité de la population, c’est vraiment dommage de constater un nouveau recul de ces syndicats.
 
L’Etat demande aux populations de faire des sacrifices pendant que  l’Etat mène un grand train de vie, il n’y a qu’à regarder le nombre pléthorique de ministres et de conseillers que le pays a.
Les  richesses nationales sont mal reparties, les dépenses extra budgétaires sont faramineuses, le train de vie des dirigeants est ostentatoire, les détournements d’argent sont colossaux et impunis, etc.
Quelques que soient les obstacles constatés dans les négociations, les syndicats doivent jouer véritablement leurs rôles et obliger le gouvernement à améliorer les conditions de vie des populations.
La question est de savoir si ces syndicats ont obtenus des contreparties pour les populations pour stopper leur revendication. Si oui, ils doivent nous éclairer sur les contreparties qu’ils ont obtenues pour les populations. En revanche s’ils ont reculé sans aucune contrepartie pour la population, ils doivent également donner des explications car le serait en droit de se poser des questions.
Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com
Tel : (+224) 656 77 52 34
 

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