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Selon un responsable en charge du secteur minier, « l’heure est grave dans la Préfecture de Dinguiraye. Car, les Burkinabés sont en train d’utiliser des liquides toxiques notamment du Cyanure et le Mercure dans les zones qu’ils exploitent à la recherche de l’Or. Ces étrangers (Burkinabés) opèrent dans la sous-préfecture de Banora en complicité avec certaines autorités préfectorales et sous préfectorales. Par exemple, sur 9 sites, ils (les burkinabés ndlr) paient jusqu’à 27 millions de francs guinéens par mois, soit 3 millions de francs guinéens par site aux autorités. Cette pratique viole la règlementation du code minier dont le Président de la République, Pr Alpha Condé tient à son respect », a-t-il alerté.

Pour les environnementalistes, le cyanure est très dangereux pour la faune, la flore, oiseaux et poissons. L’utilisation du mercure et du cyanure sans aucun contrôle et la contamination induite des populations des localités. Ajouté à cela, un climat de violence palpable depuis des années dans ces zones d’exploitation, immigration clandestine, proxénétisme et contrebande accompagnent ces activités d’orpaillage sauvage. Malheureusement, il existe des rués vers cette pratique d’exploitation de l’or des temps modernes, mais souvent aux dérives aux conséquences humaines et écologiques dramatiques. L’exposition au mercure, même à de petites quantités, peut causer de graves problèmes de santé et constitue une menace pour le développement de l’enfant in utero et à un âge précoce. Le mercure peut avoir des effets toxiques sur les systèmes nerveux, digestif et immunitaire, et sur les poumons, les reins, la peau et les yeux.

Du côté de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le mercure est considéré comme l’un des dix produits chimiques ou groupes de produits chimiques extrêmement préoccupants pour la santé publique.

Malgré les conséquences néfastes perceptibles, les activités d’orpaillage et d’exploitation minière continuent à se développer, car elles constituent une source de revenus pour une bonne partie de la population. Par ailleurs le rôle de sensibilisation que l’état et les organisations doivent jouer pour éveiller les consciences souffre des manquements. Raison pour laquelle, les sites exploités ne sont pas réhabilités; les éboulements occasionnent des accidents mortels…

A suivre…

Oumar M’Böh pour Aminata.com
+224 622 624 545/666 369 744
mbooumar@gmail.com

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