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Fonds d’entretien routier : ce puits sans fond !

Face à la dégradation trop poussée du réseau routier guinéen, Souleymane Traoré, directeur général du Fonds d’entretien routier (FER) plaide en faveur d’une remise à flot de son institution. Ce qui aux yeux de maints observateurs relèverait du superflu, vu que ce fonds en réalité ne serait qu’un puits sans fonds.

Le directeur général du Fonds d’entretien routier (FER), Souleymane Traoré  est finalement sorti du bois. C’était à l’occasion de l’atelier d’information destiné aux medias, que le département  des Travaux publics a organisé récemment. Lui, qui s’était muré dans un silence assourdissant, malgré le tollé suscité par la dégradation trop poussée de la voirie urbaine et interurbaine.

Laissant le soin à son ministre, Moustapha Naité à se débattre seul dans la tempête médiatique provoquée par cette situation pas du tout reluisante.

Dans son intervention, Souleymane Traoré a exprimé le souhait que la Redevance d’entretien routier (RER) qui est de 250 francs guinéens prélevée sur chaque  litre de carburant vendu à la pompe, soit doublée. En application de l’arrêté conjoint signé par le ministère des Travaux publics et celui de l’Économie et des  finances. Arrêté qui demeure jusque-là en souffrance.

Le FER selon toujours son DG entend revoir ses statuts, afin que l’institution puisse multiplier ses sources de financements, à travers entre autres des emprunts de crédits sur le marché bancaire.

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Tout ça est bien beau, comme plaidoyer. Mais le hic est que la gestion du FER poserait problème. Et cela a toujours été ainsi depuis la deuxième république. Ce qui fait que l’opinion considère cet appendice des Travaux publics comme un puits sans fonds.

Cette triste réalité s’étend malheureusement à tout ce département qui depuis l’avènement du président Alpha Condé aurait englouti plusieurs milliards de francs guinéens, dans des « pseudos projets » de travaux d’urgence des voiries.

Dans un système où le principe de reddition des comptes n’est jamais appliqué, il y a de quoi craindre que nos deniers ne servent en réalité qu’à enrichir des entreprises de BTP, dont les travaux laissent à désirer…

Moussa Traoré

 

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