Les trois premiers jours de la résistance active déclenchée par le front national pour la défense de la constitution (FNDC) le lundi 13 janvier 2020 ont été marqués par de graves exactions sur les populations de la commune de Ratoma en banlieue de Conakry. Les forces de l’ordre déployées sur le terrain sont indexées.

De Hamdallaye à Kagbelen en passant par Bambeto, Cosa, Sonfonia et Cimenterie, des exactions ont été signalées.

À Koloma, des agents de services de sécurité sont accusés d’avoir mis le feu sur des commerces. À Cosa, Wanidara et Bailobaya, des éléments des forces de l’ordre de seraient introduits dans des concessions pour renverser des marmites sur le feu et des repas. Plusieurs arrestations arbitraires ont été signalées, des vieilles personnes molestées. À Wanidara, la compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) numéro 6 auraient fait payer 500 mille francs guinéens à chaque personne arrêtée pour qu’elle recouvre sa liberté.

L’image qui a de plus choquée est celle d’un enfant de moins de 10 ans dont la tête a été écrasée par des balles des forces de l’ordre, selon des voisins à la victime. Une version qui a été balayée d’un revers de main par le gouvernement.

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

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