La clinique privée « Sira », située au quartier Bouriah dans la Commune Urbaine de Dinguiraye est la plus fréquentée parmi les structures sanitaires de cette ville. Pourquoi cette clinique privée enregistre autant de patients que les autres structures et même l’hôpital Préfectoral ? Quel secret dispose le médecin-chef de cette clinique ? Quelles sont les principales maladies qui y sont traitées ? Notre reporter a rencontré le responsable, Dr Mamadou Diallo communément appelé Dr Bouro. Lisez !!!

Aminata.com : Dr Mamadou Diallo Bonjour

Dr Mamadou Diallo : Bonjour Monsieur M’Böh 

Dr Diallo merci de nous recevoir dans votre clinique. Dites-nous en quelle année cette clinique a été créée et qu’est-ce qui vous a motivé ?

Dr Diallo : la clinique privée « Sira » a été créée en 2016, il y’a de cela juste une année. Parlant de mes motivations, elles sont diverses et variées. D’abord, moi j’ai été très longtemps contractuel de l’État au niveau de l’hôpital préfectoral de cette Préfecture. Dans les clauses du contrat, normalement à la fin dudit contrat, je devrais être au compte de la fonction publique. Mais malheureusement ça n’a pas été le cas. Malgré que j’assurais un service très dur qui est la maternité de l’hôpital préfectoral. Donc, vu que l’Etat n’a pas honoré ses engagements vis-à-vis de moi, j’étais obligé de chercher comment vivre. C’est ainsi que j’ai décidé la création de cette clinique.


Dr Diallo est ce qu’on peut connaitre la subdivision de votre clinique.

Dr Diallo : Parlant des différents pavillons, nous avons la Salle de consultation, le point de vente qu’on appelle la Pharmacie ; une Salle de soins ; un pavillon d’hospitalisation (médecine, pédiatrie et chirurgie)…

Dr nous constatons la présence d’une équipe de jeunes avec vous. Sont-ils des salariés ou des stagiaires ? 
Dr Diallo : oui, ils sont au total 12 jeunes diplômés qui sont avec moi, qui auparavant étaient tous au chômage. Raison pour laquelle, j’ai élargi le champ d’actions pour les employer tous. Ils perçoivent leurs salaires chaque mois.

Nous constatons également beaucoup de patients presque tous les jours chez vous contrairement à d’autres structures. Quel est votre secret ?

Dr Diallo : un secret, je dirais non. Laissez-moi vous dire que pratiquement depuis 2009, je suis à Dinguiraye, j’ai exercé en tant que médecin chef de la maternité. Durant cette période, j’ai eu à satisfaire beaucoup de malades. Aussi, j’ai eu a contacté beaucoup de personnes avec lesquelles j’ai tissé de très bon rapports ; il y’ a également une confiance entre les malades et moi. Parce que vous savez, le médecin ne doit jamais mentir aux malades. Un médecin ne doit jamais chercher à tromper ses malades. Donc, pour moi c’est le travail bien fait il y a des années qui fait que j’enregistre beaucoup de patients. Mais, laissez-moi vous dire que les gens m’ont sous-estimé au début étant un contractuel. Donc, pour eux un contractuel ne peut pas évoluer. Mais à mon avis il suffit d’être bien formé. Je n’ai jamais triché dans mes études, j’ai même été lauréat au baccalauréat, je n’ai jamais acheté un diplôme. J’ai soutenu dans de bonnes conditions au service urologie, un service que beaucoup d’étudiants fiaient à l’époque. Une façon de vous dire que j’ai appris le sérieux très tôt, voici pourquoi les patients sont avec moi.

Quelles sont les principales maladies que vous traitez ici à Dinguiraye ?

Ce qui est beaucoup plus fréquent ici, ce sont des accès fébriles, surtout le paludisme grave. Ensuite, des anémies, la fièvre, des cas de chirurgies etc.

Notre reporter Oumar M'Boh avec Dr Mamadou Diallo fondateur de la clinique Sira
Notre reporter Oumar M’Boh avec Dr Mamadou Diallo fondateur de la clinique Sira

A chaque fois cette clinique est envahie par des patients venants de partout à travers Dinguiraye. Est-ce que vous pouvez nous donner les statistiques journalière, mensuelle voir même annuelle ?

Rire… au minimum j’enregistre 40 à 50 patients par jour. Donc, si vous multiplier ce nombre par 30 jours ça vous donne au moins 1 250 patients le mois ; donc cela multiplié aussi par 12, on aura un total d’au moins 15 000 patients l’année.

Avec un tel nombre de patients, quelles sont vos principales difficultés ? 

Chaque structure a ses difficultés qui lui sont propres. Là, je suis chez moi, je ne peux pas voir un malade trainé dans ma cours par manque de moyens et lui laisser comme ça. Et ce sont des cas qui sont très fréquents chez moi ici. Donc, ces cas pareils sont traités gratuitement. Autre difficulté que j’ai rencontré est que des gens ont tenté de mettre leurs battons dans mes roues, mais cela ne m’a pas empêché d’évoluer. Je vous assure qu’ils ne pourront pas du tout.

En termes d’assistances qu’allez-vous solliciter aux personnes de bonnes volontés ? 

En termes d’assistance, actuellement j’ai besoin d’équiper très bien mes blocs notamment, le bloc opératoire qui n’est pas tellement au niveau de mes attentes. Ensuite, pour manque d’équipements je n’ai pas ouvert d’abord la salle d’accouchement. J’aurai souhaité l’ouvrir avant la fin de cette année 2017. Avec l’accompagnement des personnes de bonnes volontés, je pourrais bien les équiper. Au cas échéant, je me battrai pour trouver les moyens de les équiper. En tout cas, lorsque la salle d’équipement va être équipée je donnerai des soins gratuits en obstétrique, c’est-à-dire les césariens, les accouchements et même faire des consultations gratuites pour certains enfants de 0 à 5 ans qui seront également pris en charge.

Vous évoluez à Dinguiraye, une préfecture qui dispose d’un hôpital préfectoral, des centres de santé, quels sont vos rapports avec ces structures ?

De mon côté, je n’ai de haine pour personne, d’autres vont penser qu’après avoir passé un longtemps à l’hôpital préfectoral, j’allais garder de mauvais souvenirs pour les responsables dudit hôpital, je dirais tout simplement non. C’est raison pour laquelle, moi je considère que je tisse de très bonnes relations avec ces différents responsables.

Des patients rencontrés dans vos couloirs disent être satisfaits de vos prestations. Est-ce que vous êtes satisfaits aussi ? 


Je dirais que oui, je suis satisfais pourquoi, à partir du moment où la majeure partie des populations de la commune urbaine de Dinguiraye et villages environnants sont satisfaits de mes services, ce n’est qu’un honneur pour moi. Une autre satisfaction, c’est parce que j’évolue chez moi raison pour laquelle je continuerai toujours à dire la vérité aux patients.

Avez-vous un message à l’endroit des patients ?
Mon message est très simple, c’est dire à toute la population de Dinguiraye que nous sommes à leur service. Je leur demande de continuer à croire en nous le meilleur reste à venir. Car, leur santé est notre priorité.

Merci Dr Mamadou Diallo. 

Je vous en prie.

Propos recueillis par Oumar M’Böh pour Aminata.com

+224 622 622 624 545/666 369 744

mbooumar@gmail.com

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