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A l’occasion de l’ouverture des classes, les faibles taux d’admissions enregistrés au niveau national par rapport aux différents examens, on aimerais bien prodiguer quelques conseils utiles aux candidats pour que cette année soit totalement différente de l’an passé. On commencera par les conseils d’un ancien professeur, les commentaires à propos et finira par expliquer les deux grands problèmes qui empêchent le plus souvent les apprenants à passer successivement les classes et les différents examens nationaux.

Quand nous étions en classe de terminale, notre professeur de chimie, feu M. Kourouma Mohamed (puisse Allah lui accorder Son paradis) nous demanda s’il y avait parmi nous les élèves qui devraient reprendre le bac unique et deux à trois mains s’étaient levées et il ajouta: “J’ai quelques conseils à vous prodiguer: oubliez complètement ce qui s’est passé l’année dernière et cela sous-entend d’être à l’heure pour tous les cours, les suivre tous en recopiant toutes les leçons et en traitant tous les devoirs. Assistez à toutes les révisions et surtout ne refusez jamais de revoir une seule leçon ou de reprendre un seul exercice parce que vous les avez déjà vus ou faits. Si vous acceptez de suivre ces mots, il se peut que les résultats soient totalement différents cette année”.

Mon professeur était en train de dire que l’échec est lié à la vie bien qu’on échoue pas de la même manière, ni aux mêmes niveaux: le uns n’échouent pas sur les bancs mais enregistrent des échecs après et d’autres font des faux-pas dans les études mais n’enregistrent que des succès dans leurs vies professionnelles. Quoi qu’il en soit, l’échec doit être compris pour nous servir des leçons car dans le cas contraire, il peut nous être fatal. Dans notre cas présent, imaginons qu’un élève qui a échoué à un examen national et il a mis tout en cause sauf lui-même. Il croit ainsi qu’il n’avait seulement pas eu la chance et que même s’il n’assistait pas aux cours de cette année ou ne mettait pas tous ses cahiers à jours, il pourrait facilement passer son examen de l’année en cours. Évidemment, cette manière de penser est une erreur grave. Il se peut que tu sois un bon élève mais si tu as échoué, c’est qu’il y a forcément un problème quelle que part et ton objectif doit être de trouver ce problème et le corriger. Même si ton échec était lié uniquement aux dysfonctionnements relatifs à notre système éducatif, tu ne perdras rien en étudiant sérieusement comme si tu faisais cette évaluation nationale pour la première fois; et surtout que tu pourrais sans doute avoir un classement dans ce cas qui serait mieux que celui que tu aurais eu si tout se passait bien l’an dernier. Personnellement, j’avais eu beaucoup des amis qui n’avaient eu leurs baccalauréats uniques et j’ai écrit à certains et ai appelé d’autres pour pleurer bien évidemment avec eux. Après deux à trois mois, j’ai écrit aussi à certains et ai appelé d’autres pour leur dire mes quartes vérités dans les courtoisies et dans les respects liés à nos amitiés respectives. On ne rend pas service à un ami si on ne lui dit pas la vérité ou ne lui permet pas de s’améliorer. Bien évidemment, on doit aussi accepter les conseils ou remarques d’un ami pour nous améliorer.

Les deux grands problèmes qui fatiguent les élèves guinéens sont les complications liées au français et aux mathématiques. Sans doute, comprendre ces deux matières faciliterait les assimilations de toutes les autres disciplines et être faible dans ces deux disciplines ont pour conséquences négatives d’enregistrer les scores négatifs dans toutes les autres. On entend plus de dix fois par jour les élèves dirent “J’ai des problèmes en langue française” ou “Les mathématiques me donnent les maux de têtes”. Heureusement qu’il est possible d’être bien dans les deux et ceux vous disent le contraire, ont tort. Moi-même, après mon école primaire au village, j’avais des sérieux problèmes liés aux prononciations parce que nous ne communiquions pas dans la langue française en classes bien que je n’avais aucun problème dans la dictée et la rédaction. Le pire était que je levais le plus souvent la main pour réponde aux questions de professeurs et à chaque fois, je m’asseyais étant humilié parce que les amis se moquaient vraiment de moi. Bien que mon rang était meilleur, je savais que j’ai des problèmes et qu’il me faudrait coûte que coûte trouver sa solution.

 

Pendant mes vacances de l’année là au village, je me suis rendus chez mon maître de l’école primaire et lui ai expliqué que j’ai fait un excellent score et que mon seul problème était que je parlais très très mal la langue. Il m’a dit: “Fais beaucoup la lecture et revois de temps en temps la table de conjugaisons qui se trouve généralement à la dernière page du n’importe quel livre de français”. Qu’ai-je fait après? À mon départ, j’ai ramassé tous les petits livres et romans que les enfants prenaient pour les jeux et je me suis mis à la lecture. J’ai lisais quasiment tous les jours entre 14 heures à 16 heures et à la fin de la huitième, au lieu qu’on continue à se moquer de moi, on a commencé à m’écouter. A la fin de la neuvième année, j’ai cessé complètement de réciter mes matières littéraires parce qu’en les lisant, je les comprenais et pouvais les parapher à ma manière. Avec les mots clés, je pouvais formuler les définitions du n’importe quel concept.

Bref, si un élève a des problèmes dans la langue, n’importe de laquelle ou même après ses études, la solution la plus directe et facile pour lui est de se concentrer à la lecture. On ne lui recommande guère de ne faire que lire mais juste de se planifier en trouvant des moments propices pour les lectures. Même s’il ne lisait que juste trente minutes par jour, il sera surpris de ses résultats. On finit par dire qu’avec un effort régulier, si petit soit-il et un minimum de sacrifice personnel, on peut nous améliorer et ça quel soit soit notre problème, situation inquiétante ou défaut.

Ibrahima Kandja Doukouré

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