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Climat: le message fort de l’Organisation météorologique mondiale aux négociateurs de la COP26

COP26

Dans son dernier bulletin sur les principaux gaz à effet de serre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) révèle qu’une partie de l’Amazonie «n’est plus un puits, mais une source de carbone».

Dans son dernier bulletin sur les principaux gaz à effet de serre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) révèle qu’une partie de l’Amazonie «n’est plus un puits, mais une source de carbone».

À quelques jours de la COP-26, un rapport de l’Organisation météorologique mondiale montre que, malgré les avertissements des experts, les prévisions sont toujours catastrophiques concernant le réchauffement climatique. Malgré la pandémie, et malgré les promesses des États qui tardent à se concrétiser, les émissions de gaz à effet de serre ont atteint un nouveau record l’an passé.

Le Covid-19 et le ralentissement économique qui l’a accompagné n’a eu aucun impact tangible sur les émissions de gaz à effet de serre relâchés dans l’atmosphère. Tout juste a-t-il ralenti le rythme des nouvelles émissions, explique notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche. Pire, les concentrations ont même augmenté plus vite encore que la moyenne constatée au cours des dix dernières années.

À ce rythme, la hausse des températures à la fin du siècle sera bien supérieure aux 1,5 à 2 degrés prévus par l’Accord de Paris, rappelle le Dr Oksana Tarasova de l’OMM : « Nous n’avons pas le choix. Il faut diminuer les émissions le plus rapidement possible. Quand les États s’engagent à devenir neutre en carbone, ces engagements doivent se matérialiser en quelque chose d’observable, dans l’atmosphère. Si on ne voit pas, au minimum, un ralentissement de l’augmentation des gaz à effet de serre, alors on ne peut pas parler de quelconque succès dans la lutte contre le réchauffement».

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La forêt amazonienne n’est plus le poumon de la terre

Autre sujet d’inquiétude. Ce sont les puits de carbone naturels, comme les océans et les forêts. Dans certains cas, ils n’arrivent plus à jouer pleinement leur rôle. C’est très visible en Amazonie, dont une partie relâche plus de C02 qu’elle n’en absorbe. Le phénomène est encore mal connu. Mais s’il s’amplifiait, il remettrait en cause les objectifs de l’Accord de Paris.

L’OMM appelle les États à repenser totalement leur mode de vie : de l’industrie, au secteur énergétique en passant par les transports. Les transformations nécessaires sont économiquement abordables, dit l’agence, et techniquement faisables. Le CO2, principal responsable du réchauffement climatique, provient principalement de la combustion de matières fossiles et de la production de ciment. Le méthane, dont environ 60% des rejets atmosphériques sont d’origine humaine (élevage de ruminants, riziculture, décharges…), et le protoxyde d’azote ont aussi atteint des pics de concentration en 2020.

La catastrophe déjà en cours

L’ONU espère donc que les dirigeants mondiaux prendront lors de la COP26 à Glasgow des mesures concrètes car tant que les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent, la température mondiale continue d’augmenter. Et, étant donné que le CO2 demeure pendant des siècles dans l’atmosphère et encore plus longtemps dans l’océan, le réchauffement déjà observé persistera pendant plusieurs décennies, même si les émissions nettes sont ramenées à zéro, prévient l’OMM.

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Avec RFI

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