Fodé Diakité, président de l’de l’association guinéenne pour l’unité et la Transparence (AGUT)

Écoutons l’âme qui pleure… Osons vivre ensemble en harmonie.                                                                                                                            En Guinée, depuis plusieurs années les dérives politiques ont entraîné des conséquences désastreuses sur l’harmonie dans les différentes sociétés guinéennes: des conséquences sur le vivre ensemble avec nos différences ethnique, politique et traditionnelles. C’est ce qui avait mis l’unité Nationale en péril. Conscients des enjeux et les conséquences qu’entrainent les fruits amers de la politique guinéenne, les membres de l’association guinéenne pour l’unité et la Transparence ont décidé unanimement de se mettre ensemble avec toutes leurs différences afin de bâtir un avenir radieux pour non seulement aux cadets, aux jeunes, femmes, surtout aux petits fils de Guinée. L’AGUT appelle les guinéens surtout la jeunesse guinéenne, en cette période de tensions que traverse le pays, l’unité nationale doit être notre maître mot. Non pour une Guinée divisée mais oui pour une Guinée unie.

La jeunesse Guinéenne à tous ceux qui croient pour une Guinée unie ; à la jeune génération, Que vaut une nation sans unité ? Que vaut une nation sans diversité ? Que vaut une nation sans amour et sans dignité ? D’ailleurs, peut-on être une nation sans unité ? Jeunesse de mon pays, aucun de nous n’a jamais choisi cette terre à la beauté féerique comme son pays, sa patrie.

Le hasard a fait qu’aujourd’hui, nous sommes des millions d’audacieux et des milliers de guerriers qui, ensemble portons le flambeau du drapeau tricolore le rouge jaune vert partout. Je n’aurais personne d’autre ni sur cette terre ni même ailleurs à aimer, à respecter, à soutenir et à protéger que vous, jeunesse Guinéenne. Mais qui sommes-nous ? Sommes-nous des jeunes avec des cœurs remplis de haines ou d’amour ? Sommes-nous des jeunes pétris de sagesse ou des marmailles sans conscience ? Sommes-nous ces jeunes qui croient au destin fatidique de notre nation ou de ceux qui arborent lentement et surement l’image de notre pays ? Qui sommes-nous ? Des pleurnichards au service des politiques ou des pragmatiques au service de la nation ?

Jeunesse de ma patrie, Nous avons longtemps tangué, tenu des propos sibyllins, poireauté, tergiversé sans savoir vers où et à quel saint se vouer. Aujourd’hui, l’heure n’est plus aux élucubrations et aux tentatives déstabilisatrices de notre unité, notre commune identité. Je me rappelle avoir lu avec un cœur suspendu et une âme vacillante des phrases dans ‘’ce que le jour doit à la nuit’’ de Yasmina Khadra. « Une société se distingue par la fougue de sa jeunesse, se renouvelle grâce à la fraîcheur et à l’insolence de cette dernière ; or, chez nous, la jeunesse n’était qu’un cheptel gentiment enchaîné aux automatismes d’une ère révolue et incompatible avec une modernité conquérante et sans-gêne réclamant de l’audace et exigeant que l’on pète le feu ou qu’on le mette aux poudres ».

Écoutons l’âme qui pleure… Osons vivre ensemble en harmonie. Nous ne pouvons et ne devons pas laisser filer notre destin entre les doigts. Le nôtre se trouve dans l’unité, la concorde et la cohabitation pacifique. Personne ne nous a appris à semer la haine, à rejeter l’autre mais nous sommes convaincus qu’il y’en a des milliers qui nous apprennent à cultiver la paix et l’amour des prochains. Quels qu’en soient le lieu, le moment ou l’occasion de notre naissance, quels qu’en soient notre mentalité, nos principes, notre destin est indubitablement lié par le simple fait que nous soyons des Guinéens que les armes retentissent sur cette terre ou que la paix sévisse, que des jeunes innocents périssent, ou que des délinquants grandissent.

Nous serons ce que nous voulons être et nous ne devons guère être ce que nous ne devrions pas. Soyons une jeunesse qui sera le fer de lance d’une nation et non une bombe à retardement. Dieu nous a dotés de conscience, et à chacun de nous une intelligence que nous devons et pouvons les exploiter. Certains parmi nous savent parler et d’autres savent se taire. Certains ont l’audace d’écrire et d’autres l’intelligence de lire. S’il y’en a d’autres qui prennent la défense de notre nation, des milliers encore cultivent la terre de notre pays. Ensemble mettons cette intelligence de quelque manière que ce soit au service de notre pays. Chérissons-le, aimons-le, berçons-le car des jeunes comme vous et moi pleurent nuit et jour parce qu’ils n’ont pas une terre. Car comme vous et moi, des jeunes remuent terre et ciel pour vivre paisiblement, pour avoir de quoi aimer, de quoi chérir, de quoi bercer. Jeune de mon pays, Hier comme aujourd’hui, matin comme midi, nous avons ensemble le droit de rêver.

Rêver pour une Guinée meilleure, rêver pour une Guinée sans différence, pour une Guinée dans l’unité. Rêver pour la prospérité et la paix. Oui nous pouvons, oui nous devons. Sénèque n’a-t-il pas écrit que : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ». Osons ensemble relever pas à pas les obstacles qui freinent l’unité de notre pays car, il est ce qu’on a de plus précieux et mieux partagé. Nous ne devons plus jamais accepter que des politiques nous jettent en pâture pour leurs propres intérêts.

Oh jeunesse Guinéenne ne vous laissez pas entraîner dans la violence.

Unissez-vous et cultivez la paix !