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Bilan des 100 jours du CNT, an 59 de l’UA: Honorable Oyé Béavogui en parle

Les membres du Conseil National de la Transition CNT, ont célébré hier leurs 100 jours d’existence au sein de cette Institution. Une fête qui a coïncidé à l’anniversaire du 59ème an depuis que l’Union Africaine a été créée. Prenant part à cette cérémonie, le Secrétaire général intérimaire du parti PDG-RDA, a d’abord salué l’effort des conseillers nationaux, avant de regretter un recul des Chefs d’État Africains actuels qui ont du mal à poser des vraies bases allant dans le sens de l’élimination des frontières terrestres entre les pays du continent noir et la construction d’un État fédéral Africain.

Dans son discours de circonstance, Dr Dansa Kourouma n’a par manqué livrer un condensé des activités réalisées depuis l’installation officielle des membres, en la date du 05 février 2022. Des actions comme les missions de consultation des populations de l’intérieur pour recueillir leurs avis sur la transition en cours, mais aussi cette collaboration avec la République populaire de Chine qui a abouti à la construction d’une nouvelle Assemblée Nationale.

« Pour moi ce CNT mérite la confiance du peuple de Guinée, parce que ce que les conseillers nationaux ont fait et ce qu’ils font jusqu’à présent est appréciable. Nous nous avons été de la dernière législature, mais il faut comprendre que le fait d’associer les citoyens du pays de façon très large lors des missions de consultations effectuées sur le terrain, reste un élément extrêmement important. Puisque le peuple de Guinée doit être acteur et sujet de ce processus de la transition. Il faut donc les encourager et nous pensons qu’ils vont mériter cette confiance du peuple jusqu’à la fin de la transition», a fait remarquer Honorable Oyé Béavogui.

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La célébration de ces 100 jours a coïncidé à celle de la fête d’anniversaire de la création de l’Union Africaine. Une occasion mise à profit par Dr Dansa Kourouma pour rendre hommage aux pères fondateurs de l’Union Africaine qui se sont battu pour l’atteinte des objectifs assignés à la création de l’institution. Cependant selon Oyé Béavogui, nos Chefs d’État Africains qui se sont succédé à la tête de l’institution depuis sa création le 25 mai 1963, ne sont pas respectueux des engagements originels des pères fondateurs. Ce que regrette cet ancien député.

«De 59 ans jusque-là, il n’y vraiment pas un dynamisme qui puisse aller dans le cadre de la construction d’un État fédéral Africain. Ce qui est à la base des multiples problèmes que vous connaissez aujourd’hui dans nos différents pays. Mais il faut néanmoins noter le rôle que la Guinée a joué dans la création de cette union. Dès après son indépendance en 1958, elle ne s’est pas limitée là. Le Président Sékou Touré a même dit que l’Afrique doit s’unir, et que tant qu’il restait encore une partie de l’Afrique sous domination coloniale, que la Guinée ne se considérait pas comme indépendante. De 1958 donc à 1962, il y a eu des combats. D’abord une campagne a été menée pour la libération des autres colonies qui étaient encore sous domination. Au-delà, il y a eu deux (2) blocs qui ont été créés, notamment ceux qui n’étaient pas encore prêts pour l’OUA. Pour concilier ces deux, il a fallu la diplomatie et la tactique du panafricaniste Feu Président Sékou Touré pour pouvoir aboutir le 25 mai 1963. Vous comprendrez déjà ce rôle prépondérant qu’à jouer notre pays», a-t-il lâché, avant de poursuivre que l’Union Africaine n’a pas répondu aux attentes des populations africaines. C’est pourquoi selon lui, les peuples africains assistent aux conflits éthiques et communautaires, au-delà de cette organisation et ses instances sous-régionales qui ne défendent pratiquement que des politiques des Chefs d’État Africains.

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De nos jours, la nécessite selon lui, est l’engagement dans une dynamique fondamentale pour la construction d’un État fédéral Africain, une stratégie qui avait déjà commencé avec les pères fondateurs, mais que les actuels Chefs d’État Africains ont encore du mal à suivre les traces.

Sâa Robert KOUNDOUNO

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