Le réseau Convergence des jeunes et leaders pour la paix et la démocratie (COJELPAID), continue sa série de campagne de sensibilisation et d’information de désobéissance civile pour la tenue rapide des élections locales en Guinée. Ce samedi 6 mai, le réseau était face aux jeunes, femmes et commerçants de la commune de Ratoma pour expliquer le bien fondé de sa démarche et solliciter leur accompagnement à la réussite de cette action »citoyenne.
Le réseau COJELPAID n’en démord pas. Cette organisation de la société civile est plus que jamais déterminé à prendre le taureau par les cornes pour exiger la tenue rapide des élections locales. Après la commune de Matam, c’était le tour de Ratoma de recevoir ce réseau accompagné de plusieurs organisations de la société civile. L’objectif étant d’appeler les citoyens à désobéir aux délégations spéciales afin de pousser les décideurs à organiser rapidement les élections locales.
Abdoul Sacko, président du conseil régional des organisations de la société civile et coordinateur du réseau COJELPAID, a succinctement déploré le manque de volonté des décideurs administratifs et politiques avant d’expliqué la nécessité de mettre fin à la présence des délégations spéciales à travers les élections locales. Selon lui, les élections locales constituent le socle de la démocratie d’une nation. « Aucune raison, aucun argument ne peut justifier la non-tenue des élections locales dans nos communauté. Alors que le Mali, la Côte d’Ivoire et la petite Gambie ont organisé leurs élections locales malgré les crises qu’ils traversent », a-t-il indiqué, avant d’inviter les jeunes à prendre leur responsabilité contre l’illégitimité et l’illégalité de ces délégations spéciales qui ont dépassé le délai légal conformément au code des collectivités.
Dans la mémé dynamique, le représentant de la Synergie d’action des jeunes pour la république (SAJER), une organisation composée à la fois par les jeunes de la société civile et des partis politiques, a tiré à boulet rouge sur la mauvaise gouvernance qui caractérise les collectivités. Pour Sekou Ahmed Traoré les communes sont gérées d’une opacité qui ne dit pas son nom. « Il n’y a aucune information relative aux budgets. Les citoyens n’ont même pas le droit d’assister aux sessions budgétaires dans les communes. Par ce que ces délégations ne sont pas l’émanation du peuple», a-t-il déploré.
Adhérant à cette initiative, les participants présents à cette rencontre ont sollicité la démultiplication de cette campagne dans les quartiers afin de renforcer cette action de désobéissance civile.
Zézé Guilavogui pour Aminata.com
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