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Alternatives au tabac conventionnel : le soutien inébranlable des scientifiques et des experts

Le groupe d’expert et scientifique mis en place pour discuter sur le tabac à tenue sa septième édition du Forum mondial annuel sur la nicotine – GFN les 11 et 12 juin 2020 sur le thème Science, éthique et droits humains. Cette rencontre tenue en webinaire à cause du COVID19 a été organisée par «Knowledge Action Change Limited (KAC)» une organisation dirigé par dirigé par le Professeur Gerry Stimson, spécialiste des sciences sociales en santé publique au Royaume-Uni.

 

Le Forum, habituellement organisé à Varsovie, Pologne, a vu son édition de cette année se tenir virtuellement (en ligne) en raison de la Covid-19. Avec comme thème ‘Science, éthique et droits humains’ le Forum a réuni plus d’une trentaine d’experts/scientifiques du secteur de la santé publique, de l’industrie du tabac, du secteur de la lutte anti-tabac et de consommateurs qui ont discuté de divers sujets, notamment la pertinence de la science par rapport à l’idéologie, l’importance d’une approche axée sur le patient, les opportunités que le  vapotage offre dans les pays à faible revenu et les alternatives scientifiques au tabac conventionnel qui sont interdites/non-autorisées.

Selon les scientifiques et experts en la matière de nombreuses études scientifiques menées depuis des années ont révélé que les alternatives au tabac traditionnel sont moins nocives que les cigarettes conventionnelles.

 

Malgré ces études, un certain nombre de décideurs politiques au niveau national et international, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS), encouragent des mesures réglementaires très strictes niant ainsi les possibilités de réduction des risques sur santé que les produits non combustibles offrent dira Clive Bates est directeur de The Counterfactual, une agence de conseil et de plaidoyer axée sur une approche pragmatique de la durabilité et de la santé publique au Royaume-Uni.

 

Les experts et scientifiques qui ont participé au Forum pensent que les produits à base de nicotine plus sûrs ont certainement un rôle à jouer dans la réduction des maladies liées au tabagisme. Ils dénoncent les obstacles institutionnels qui se sont installés depuis des années, profitent au statu quo et font plus de mal que de bien.

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David Sweanor, Président du Conseil consultatif du Center for Health Law (Centre du Droit de la Santé) du Canada à déclarer pendant le forum que beaucoup de personnes ne cherchent que le statu quo. Les fabricants de cigarettes se font beaucoup d’argent avec le statu quo. Et il y a aussi d’énormes financements pour le maintien de ce statu quo. La Suède, l’Islande et la Norvège ont les taux de tabagisme les plus bas au monde. Et maintenant au Japon, où un tiers du marché des cigarettes a disparu en peu de temps car ils ont eu accès à des alternatives. Il rappelle aussi que les consommateurs optent pour des alternatives lorsque des choix leur sont offerts.

 

Pendant le forum le Professeur et Spécialiste des maladies infectieuses au Canada Mark Tyndall, a été très ferme sur le sujet des alternatives au tabac traditionnel testés scientifiquement en ces terme « J’ai toujours considéré que fumer des cigarettes était une forme de réduction des méfaits pour les consommateurs de drogues. Cependant, il était tout aussi pénible de constater que la cigarette tuait plus de personnes que le VIH, plus que l’hépatite C et même plus que l’épidémie de surdose catastrophique qui a dévasté l’Amérique du Nord ».

 

Selon lui on doit savoir que la mort due à la cigarette est lente et très sournoise. La plupart des professionnels de la santé encourageait les gens à arrêter de fumer. Au mieux, nous avons proposé aux fumeurs des poches de nicotine ou de la gomme et leur avons dit que cela pourrait les aider à arrêter affirme-t-il.

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Moira Gilchrist, Vice-Présidente en charge des communications stratégiques et scientifiques au sein de Philip Morris International une industrie du Tabac, invité au forum, s’est exprimée à cette occasion dans le souci de trouver une solution fiable à ce problème en ces terme « nous devons avoir un dialogue sincère, franche fondée sur les faits pour comprendre comment reproduire ces résultats ». Cela vas vous étonner chers participants mais nous sommes loin de cela dans le monde réel.

 

De nombreux défenseurs de la santé publique et organisations de santé publique ne semblent pas disposés à évaluer objectivement l’opportunité qu’offrent les produits sans fumée. Pourquoi ? Parce que ces solutions viennent de l’industrie. »

 

Par ailleurs, de nombreux experts ont souligné que les consommateurs et les patients sont au cœur des systèmes de santé et qu’ils devraient connaître les alternatives et se sentir libres de choisir celle qui leur convient le mieux.

Clarisse Virgino, une consommatrice de vape vivant aux Philippines exerce une pression pour une réglementation équitable au sujet des cigarettes électroniques dans son pays. Selon elle c’est le consommateur qui souffrira si des politiques prohibitionnistes sont mises en place, car cela privera les fumeurs d’opérer un changement, portant ainsi atteinte à leurs droits humains fondamentaux.

 

L’interdiction affectera également ceux qui ont déjà opté pour le changement en les obligeant à reprendre à fumer de la cigarette combustible ordinaire. Ce serait vraiment très contre-productif.

 

Les produits alternatifs peuvent aider à contrôler, sinon à éradiquer le tabagisme. Il s’agit de produits moins nocifs qui peuvent aider les gens à abandonner une mauvaise habitude qui affecte non seulement les fumeurs mais aussi ceux qui sont autour d’eux. C’est injuste. Comme le dit l’adage, rien de ce qui nous concerne ne devrait jamais être fait sans nous conclut elle

Kadiatou Thierno Diallo

 

 

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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