Ahmed Kourouma réponds à Tiken Jah Fakoly: On ne s’en « fou fou » pas du tout de votre avis, cher frère, mais…..

Ahmed Kourouma, vice-président du parti GRUP
Ahmed Kourouma, vice-président du parti GRUP

J’ai, comme beaucoup, visionné la vidéo de Tiken Jah Fakoly, pour lequel j’ai toujours un respect énorme. Je suis juste navré et surtout surpris de voir que lui aussi tombe dans cette mouvance dangereuse, qui frôle l’hystérie collective. Je ne veux pas rentrer dans ce débat toxique qui a ensanglanté mon pays il y a quelques jours, et je sais par avance que de nombreux vociférateurs réagiront aveuglément à mes mots. Mais j’ai été surpris oui, de voir Tiken Jah Fakoly lui aussi sombrer dans ce nauséeux mouvement attisé par ceux qui encore nous poussent à nous entredéchirer.

Tiken Jah Fakoly a par le passé défendu Alpha Condé alors opposant et emprisonné, il est un de ceux qui se dressent contre l’injustice et pour la liberté et sans parti pris, personne ne peut le contester. Mais à vouloir se dresser à tout vent on ne devient qu’une goutte de plus dans un océan d’incompréhension et de haine. Et Tiken Jah Fakoly vaut bien mieux que cela.
Insulter un président n’est pas un droit démocratique, c’est insulter les citoyens qu’il représente et l’institution qui l’habille.

Alpha Condé disait « qu’en matière de loi, il ne s’agit pas de promouvoir les intérêts personnels ou de favoriser l’avenir d’un seul homme, mais d’œuvrer pour améliorer le destin de toute une nation ».

Je voudrais juste rappeler à Tiken Jah que la patience est une vertu cardinale et à force de ne vouloir voir que l’intérêt d’un homme l’on oublie son combat d’une vie. Alors au lieu de juger en toute hâte ; parce que c’est la mode ou parce que c’est une frénésie collective fomentée par les envieux et les impatients du pouvoir, laissons au droit et au juste le temps de s’établir pour qu’enfin nous puissions juger du cours de notre histoire.

La politique n’est pas chose aisée et les chantres et griots de talent doivent se cantonner à leur art qui souvent, quand bien dirigé, est bien plus dévastateur qu’une triste insulte. Me reviennent ces mots de Bob Marley « Il y a une chose de bien avec la musique, quand elle frappe vous ne ressentez aucune douleur ». Cette phrase est juste et j’invite Tiken Jah Fakoly à méditer sur elle, pour qu’il reste percutant, original et toujours dans le respect.

Ahmed Kourouma