Abdoulaye Camara s'autoproclame président de l'USTG
Abdoulaye Camara s'autoproclame président de l'USTG

L’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) traverse ces derniers temps un problème de leadership depuis la tenue de leur 6ème congrès qui a été organisé à différents endroits. Le premier s’est déroulé à Mamou les 26 et 27 octobre 2018 à l’absence du secrétaire général sortant, Luis M’Bemba Soumah.

A l’issue de ce congrès, Abdoulaye Camara a été élu secrétaire général. Le deuxième a eu lieu les 19, 20 et 21 novembre 2018, au Palais du peuple de Conakry, Abdoulaye Sow a été élu secrétaire général.

Depuis la tenue de ces deux congrès au compte de la même centrale syndicale, chacune des deux parties se réclame légitime. Dans une déclaration dont nous détenons la copie, Abdoulaye Camara du congrès de Mamou s’attaque farouchement au secrétaire général sortant, Luis M’Bemba Soumah et Abdoulaye Sow.

Selon la déclaration de l’équipe d’Abdoulaye Camara, le Bureau Exécutif National de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale de la grave violation des droits de toutes les structures décentralisées de l’USTG (Bureau Exécutif national, Fédérations syndicales professionnelles, syndicaux nationaux, Unions syndicales Régionales, Unions Syndicales Préfectorales, Unions syndicales Communales et Secrétaires Généraux des Dix plus grandes Sociétés minières et Entreprises industrielles) par ses anciens responsables Louis M’Bemba SOUMAH en tête, de Abdoulaye SOW et consorts.

« Aujourd’hui, les intéressés en débandade après le 6ème congrès régulièrement convoqué par l’ex-Secrétaire Général, Louis M’Bemba, se livrent à des actes déloyaux, à la traitrise face aux textes juridiques de l’USTG.

Ces actes contre-nature causent d’immenses préjudices à la Centrale Syndicale, à chacune de ses structures et à chaque membre.

En effet, après la convocation régulière du 6ème congrès qui devrait réunir à Mamou les délégués reconnus par nos textes, Louis M’Bemba s’est rebiffé, virant à 360° et créant une véritable zizanie au sein de la famille syndicale.

Après la mobilisation de plus de 90% des structures convoquées à ce congrès, la tenue régulière du congrès et l’élection d’un nouveau Bureau Exécutif National, Louis M’Bemba s’est fait entourer d’un groupe de loubards et de dissidents pour troubler l’ordre normal des choses », est-il indiqué.

Poursuivant ce communiqué, c’est dit que la convocation d’un nouveau congrès par la même personne, pour le même sujet et les mêmes objectifs sous le label de la même Centrale est inique et constitue une véritable provocation.

« Nous assistons pour la première fois dans l’histoire de la République de Guinée à une cabale syndicale à une tyrannie et à la naissance d’un nouveau système

Personne n’ignorait cependant que le dysfonctionnement profond qui minait l’USTG depuis un semestre était la conséquence du mauvais Leadership et au manque total de managers car la tête qui voulait coûte que coûte se maintenir était devenue partisane

Louis M’ Bemba qui a perdu toute humilité et toute sociabilité supportait très mal la règle et l’ ordre, surtout qu’habitué à la corruption il n’avait aucune ne maitrise des décisions à prendre

Il n’en finit pas de surprendre en recrutant à ciel ouvert des loubards pour barricader les portes du siège de l’USTG essayant ainsi d’engager un véritable coup anticonstitutionnel

Le congrès qu’il convoque les 19, 20 et 21 novembre 2018 au Palais du Peuple n’est pas seulement un simulacre mais un coup de pioche sur le droit, sur nos textes juridiques

La physionomie de la salle à cette occasion et les tractations avant le congrès ont montré à suffisance qu’il s’agissait tout simplement d’un théâtre orchestré par Louis M’Bemba sous le montage de l’artiste SOW Abdoulaye.

Personne ne pourra nous démentir que la salle a été tout simplement occupée par des personnes recrutées dans la rue ou dans le milieu proche de SOUMAH Aboubacar ; c’est vérifiable

C’est une véritable catastrophe que les responsables à un tel niveau ne sachent même pas se respecter et faire respecter les textes qui régissent le fonctionnement d’une institution ».

A l’issue de ce bicéphalisme, l’équipe du syndicaliste Camara avait porté plainte contre celle d’Abdoulaye Sow pour la récupération du siège de l’USTG. Finalement, le tribunal de Kaloum s’est déclaré incompétent de trancher cette affaire.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 65- 77 52 34

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