Des enfants portant sur le tête des fagos de bois

Ce mois de l’enfance est l’occasion aussi de mettre le doigt sur d’autres formes d’exploitation ancrées dans les écoles d’enseignement général et autres foyers islamiques.

Sur cette question précise Idrissa sampirin Diallo activiste des droits de l’homme a donné un coup de pied dans la fourmilière.

<<la situation des enfants est très regrettable, sillonner les écoles, c’est des enfants qui étudient dans des conditions précaires, les effectifs sont pléthoriques… La base est ratée. Si vous allez dans le monde non scolaire, l’enfance est exposée à une exploitation domestique… Regardez les écoles coraniques et la façon dont elles fonctionnent, vous sentez de l’exploitation de l’enfant, quand vous êtes en zone rurale pendant les heures de cours vous remarquez des enfants qui quittent les salles pour aller chercher du bois de chauffe, il y’a beaucoup de nourrices qui confient leur bébé à des écolières pendant qu’elles enseignent les camarades de ces filles là…>>

Autre personne ressource sollicitée Mme Barry Fatoumata Diakité directrice préfectorale de la protection des femmes et des enfants,la situation des enfants,elle en est consciente mais développe des limites d’ordre financier:

<<il y a bon nombre d’enfants aujourd’hui qui passent la nuit dans les marchés, qui font les travaux domestiques, qui n’ont pas de soutien qui sont laissés pour compte…

Actuellement, on a pas de moyens pour gérer ces enfants là, nous nous battons aujourd’hui pour avoir même si c’est un centre d’accueil pour les récupérer.

L’enfant a le plein droit de jouir de sa jeunesse, il a droit à la scolarisation, à la santé, voir ces enfants aujourd’hui utilisés dans des travaux forcés me fait mal mais sans moyens que puis je faire?>>

Comme pour répondre à cette interrogation Sampiring Diallo préconise une sensibilisation des leaders religieux surtout pour leur faire comprendre l’enjeu d l’éducation infantile.

Aussi de nos jours, même sans gros moyens on peut faire des choses simples et sauver les enfants.

Ousmane K. Tounkara

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