60 ans des indépendances africaines : Entretien avec le responsable scientifique du mouvement des panafricains de l’université de St louis

  Comme à leur habitude, les panafricains prenant pour prétexte la soixantième anniversaire des indépendances de bon nombre de nos pays africains se positionnent. Cette occasion est d’autant plus à magnifier que cette année nos pays sont soixantenaires : âge de vérité, de vérification, de consolidation mais de clarification : par l’opportunité d’un entretien, le doctorant responsable du mouvement des étudiants panafricains de l’Université de St Louis du Sénégal (MEPUS) se soumet aux questions de l’heure.

    « Les conflits larvés et souvent idiots qui se déroulaient sur le continent noir surtout dans les années 80-90, avec on ne sait même pas quelles motivations se sont amenuisés…….avec une estime prioritaire pour nous-mêmes, nos références authentiques et propres qui nous reflétaient depuis qu’on n’était pas né…..on ne peut pas de bonne foi nous faire un procès en scission…….L’Etat d’esprit indigène doit connaitre une fin…….Le monde imbriqué dans lequel nous sommes, aujourd’hui, invite à plus de concertation mieux de solidarité, chacun apportant sa contribution…..il est temps d’en arriver à un organisme d’enquêtes et de sanctions des pratiques allant à l’encontre du développement durable, de la santé collective……les perspectives de l’Afrique seront positives si les africains croient en eux-mêmes..…..l’UA semble décidée à quitter ce mutisme et adapter son management et fonctionnement au rythme des enjeux, des défis…..» avance le doctorant panafricaniste, Moussa Kanté.

 

-Laye Diarra «groupe de recherche LES EDIFICATIONS» : En ce soixantième année anniversaire des indépendances de bon nombre de pays africains (60ans des indépendances), quel regard motivé et succinct, vous autres panafricains pouvez vous émettre sur l’état du continent ?

Notre continent est quelque part à l’image du monde c’est-à-dire que l’humanité a connu des avancés constatés quasiment par tous. Toutefois, le potentiel progressiste de l’humanité est loin d’être atteint surtout chez nous, nous pouvons et devons tendre à mieux. En cela, moi j’ai toujours pensé que l’évolutionnisme de Darwin, le darwinisme n’est pas en contradiction avec créationnisme des livres révélés, mais les deux sont complémentaires pour bien cerner l’histoire de l’homme dont le berceau est en Afrique, vérité, ô combien significative! La suprématie culturelle et sportive africaine, qui prédispose à d’autres sacres, me semble t’il, part de là. Vous constaterez avec moi que les conflits larvés et souvent idiots qui se déroulaient sur le continent noir surtout dans les années 80-90, avec on ne sait même pas quelles motivations se sont amenuisés. Maintenant, après l’engrenage de coups d’Etats et des guerres de libération. L’Afrique est entrée de pleins pieds dans le conflit du terrorisme international : à la corne de l’Afrique avec les shebabs, notamment ; au Nigéria avec Boko haram, au Sahel  Aqmi et autres groupuscules, au nord l’Etat islamique ou Daesh, du coté du Kenya aussi l’extrémisme se signale. Face à tout ceci une armée fédérale et coordination des forces de sécurité devraient faire savoir aux extrémistes que le continent connait d’autres impératives. Au point de vue économique, ces dix dernières années au Sénégal qui reflète une certaine Afrique, on note une certaine stabilité de l’économie avec une stabilisation du cout de l’énergie et ou avec des mesures compensatoires, des infrastructures de  base sont érigées à travers tout le pays pour son désenclavement avec l’Acte3 de la décentralisation ou communalisation intégrale, les denrées ne connaissent pas de rupture avec en un moment le riz, un des produits les plus exportés, localement, produits transformés présents sur le marché, des mesures de dynamisation de l’agriculture et du monde rural sont en branle à travers le plan Sénégal émergent (PSE). Et notre groupe de recherche «LES EDIFICATIONS» travaillent sur des modélisations en vue de penser comment les subventions, bourses familiales, aides de soudure destinées surtout au rural pourrait être mieux investies en ciblant les actifs et activités pertinentes en mesure de mener à une autonomie des ménages et communautés car l’appui conjoncturel pour achat de denrées alimentaires ponctuelles peut faire être le plus aidé mais pas le mieux aidé. Avec l’effort de résorption du chômage des jeunes majoritaires dans nos pays, la bonne distribution des richesses quand on sait que le tiers monde réclame un commerce équitable fera faire montre de justesse avant d’exiger l’équité des autres. Le champ politique se déroule avec moins de tentative de coups d’Etats et de coups d’Etats réussis peut être gain en maturité et déverrouillage avec des systèmes assez démocratiques et de promotion sociale. Maintenant, se posent toujours dans une certaine Afrique l’obscurantisme sur la question du nombre de mandats, une réponse serait d’inviter les troubadours ou  tailleurs constitutionnels qui sillonnent le continent pour vendre du vent, ainsi qu’aux journalistes qui se posent la question de se rapprocher de leurs maitres et ou collègues occidentaux pour leur demander si à leur niveau subsiste un doute sur le nombre de mandats présidentiels selon leurs constitutions. On pourrait nous dire que l’Afrique n’est pas homogène mais y a des Afriques, on leur rétorquera qui a induit ce retard démocratique si on sait que le Maroc et le Swaziland sont des rares Etats-royaumes clairement déclarés sur le continent d’où l’exécutif ne fait pas partie des stations en jeu. D’autres avancent que même en occident des puissances connaissent des présidences à vie, exemple de la Russie : mais chez eux, en occident, les libertés individuelles et le niveau de vie sont tels que le fauteuil présidentiel ne passe plus comme une si grande excitation. L’espace africain invite à une meilleure intelligence territoriale et économique dont une des articulations, matérialisations sera l’intégration d’où l’intérêt de la ZLECA.  Et l’écologie, les NTIC, les médias, l’application de la recherche scientifique et technique dans nos vies, nos productions et activités devront mener à un développement humain équitable, une communauté confortable.

-Laye Diarra «groupe de recherche LES EDIFICATIONS» : Vous vous réclamez d’un panafricanisme prioritaire sur le continent, aujourd’hui, sur quelles bases votre mouvement, le mouvement des étudiants panafricains de l’université de St louis (MEPUS) se fonde t’il pour prétendre unifier l’Afrique ?

D’abord, il faut savoir que nous ne sommes pas tombés de la dernière pluie, mais nous avons suivi notre chemin depuis toujours. Cela pour dire avec une estime prioritaire pour nous-mêmes, nos références authentiques et propres qui nous reflétaient depuis qu’on n’était pas né : à travers la littérature, les religions, les sports, les fronts….sur les bancs des classes, en ville comme dans les campagnes nous n’avons jamais cessé de pister des réponses et même s’il le fallait en prenant du recul d’avec tout. Concrètement, à l’université, les étudiants débarquent avec des provenances et quêtes diverses comme leurs spécialisations, ainsi dans les chambres, aux amphis, aux cafétérias se nouent des affinités, se tiennent des échanges sur notre devenir et celui de nos nations car des pays étrangers aussi s’y croisent. Ainsi, dans ces exercices, dés mes premières années, il m’arrivait de constater qu’un camarade savait mieux ce dont il s’agissait quant à l’actualité que l’autorité basée à la capitale interrogée par les médias ou le prof chargé d’un cours. Donc, progressivement, nous nous étions formés en groupes de discussions dans les chambres jusqu’aux amphis en passant par les cafétérias. Souvent les dérives des autorités sur le continent nous confortaient que la vérité était avec nous. C’est ainsi que des cadres de réflexion, groupes de recherche et de travail, mouvements associatifs d’originaires et culturels comme cultuels, des ligues d’objectifs divers, des partis de chapelles ou idéologies différentes draguaient nos membres ou se voyaient regagnés par des décidés d’entre nous. Personnellement, je fus à l’écoute de tous avec des affinités et intérêts différents selon les postures et propositions des uns et des autres, mais j’ai regagné véritablement et activement le mouvement des panafricains, où je fus simple membre, chargé de la communication (flyers, affiches, courtes communications…) puis responsable scientifique (pont entre structures, disciplines, générations, zones, à la quête d’une communauté confortable….). Par là, nous avons été membre fondateur de la ligue laïque «hors classe-sans classification», du groupe de recherche «LES EDIFICATIONS» et avons cherché par des chroniques suivies à participer à pister des positions et provisions aux collectivités. Pour nous, les panafricains de St louis, la vérité n’est, d’abord, autre chose qu’une réponse propre et partagée ponctuelle au réel qui nous concerne, qui nous interpelle. Vous comprendrez que nous sommes donc des membres de la société civile, à équidistance, hors partisannerie mais militant intransigeant de l’humanisme, de la vérité qui est ici en Afrique, le panafricanisme. Même si, en 2012, lors des élections surchauffées, pour la première fois, nous avons battu le macadam. Et le régime avait raison de dire que la société civile s’est politisée, il fallait faire face pour sauvegarder nos acquis démocratiques. Cela a donné raison sur nous à un ancien qui disait : «si vous ne faites pas de la politique, c’est la politique qui va vous faire voire formater». Et maintenant, nous sommes dans la construction d’un inter réseaux des panafricains incluant toutes les régions du continent : du Maghreb à L’Afrique du Sud en passant par l’Afrique de l’Ouest, de l’Est, du Centre pour dire c’est le moment : qui sont partants, qui est hésitant et souhaite des garanties, des accompagnements ou un délai, qui n’en veut pas (quelles sont ses raisons, comment il envisage des Etats unis d’Afrique sans son pays) «edifications.panafricaines@gmail.com». Selon nous, les experts, spécialistes de toutes les disciplines, mais tout simplement, les anciens véridiques ont suffisamment démontré l’intérêt et la nécessité d’une intégration politique, économique, des aménagements et potentialités avec leurs offres ou marchés, des armées, des infrastructures de recherches et universitaires….notre salut en dépend, sinon nous demeurerons à la traine, le continent des records négatifs (famines, conflits, maladies…)

-Laye Diarra «groupe de recherche LES EDIFICATIONS» : Votre panafricanisme prioritaire, est ce un vœu d’autarcie, une rupture d’avec le monde, ou où est ce que réside cette prérogative du panafricanisme?

L’Afrique a tant donné au monde depuis l’histoire et peut, aujourd’hui, encore tant apporter, ce réservoir de l’universel qui a abrité les premiers pas de l’humanité est encore appelé par certains jeune continent ; Donc on ne peut pas de bonne foi nous faire un procès en scission; alors que partout ailleurs sont érigés des regroupements et fédérations incidents sur la marche du monde et servant les besoins des communautés (l’OPEP, l’OTAN, l’UE, les Etats unis d’Amérique, la fédération suisse…). Notre panafricanisme prioritaire est de dire que la priorité, la principale préoccupation de l’Afrique c’est l’Afrique. Secundo : nous sommes ouverts aux échanges, partenariats, solidarités qui ne mettent pas en doute ce premier point. Troisième point, l’Afrique peut et doit être en mesure si, aujourd’hui, l’Orient, l’Occident, l’Amérique, l’Asie, l’Océanie, je ne sais qui encore, coupent les ponts savoir s’en sortir, nous ne nous reposons sur rien de personne pour vivre notre vie et donc qui n’est pas derrière nous, nous n’avons pas besoin d’être derrière lui, nous sommes leurs ancêtres en tout. Cela dit, après un parcours de 60 années d’indépendance ; ailleurs, le Canada et la France sont dirigés par des jeunes qui sont dans le tempo, ce n’est pas à nos arrières grands pères de traiter avec eux, sur le continent on doit de plus en plus mettre au devant les jeunes ce qui ne veut pas dire liquider,  ni cracher sur la volonté de participer des anciens honnêtes et serviables mais : le verrouillage des systèmes, les personnifications de la loi,  la valse des pouvoirs africains entre coups et complots d’Etats doivent s’estomper avant que les africains libres, les panafricains authentiques n’aient à marcher sur ceux qu’on a mis aux volants.

 -Laye Diarra «groupe de recherche LES EDIFICATIONS» : Que vous inspire les questions de la bonne gouvernance sur le continent, à l’heure actuelle, et de l’aménagement intégré des productions?

     D’abord, la bonne gouvernance, en 2010 (lors du cinquantenaire des indépendances africaines), lors de notre allocution nous autres panafricains, nous avions déclaré que des questions ’’classiques’’ telle la bonne gouvernance devait être dépassées car pensant ,entre autres, que ceux qui gèrent sont les mieux placés dans un continent où tout le monde n’a pas tout donc si les sanctions idoines car sans alibis valables y étaient appliquées nous l’aurions dépassé. Maintenant, les gouvernants de part et d’autres ont senti la nécessité d’installer une batterie de corps de contrôle, par exemple au Sénégal, on a : l’inspection générale d’Etat (IGE), la cour de répression des enrichissements illicites (CREI), l’OFNAC, la cour des comptes…C’est ceux qui les ont instaurés qui savent ce qu’ils poursuivent. Nous devant ça, nous disons : qu’est ce qu’ils nous rapportent, par exemple quand Neymar est transféré au PSG avec des sommes faramineuses aux commentaires, on répond que l’affaire sera rentable avec droit télé, pub, spectateurs…D’où l’on se demande est ce que ces hauts fonctionnaires pris en charge par les contribuables sont rentables, là où ils sont : saisissent des fonds détournés qui méritent leurs statuts ou comme on le déclare, tous les rapports ne sortent pas du palais ou du bureau du procureur. Dans ce cas, le peuple, les contribuables ont des priorités, ailleurs.

Un autre point de clarification en vue d’une bonne gouvernance, dans nos pays,  est la relation religion-Etat, cela doit être clair aux yeux de tous les citoyens que l’Etat n’est le disciple de personne, n’est l’égal d’aucune entité constituée, même si les religions de notre fondement culturel méritent le soutien et l’encadrement nécessaires à la bonne guidance des peuples. Toutefois, quand tous les matins des ministres défilent avec le protocole d’Etat pour aller à des cérémonies plus claniques que religieuses, disons halte! Comme tout citoyen un ministre est libre d’aller faire ses dévotions où bon lui semble mais pour représenter l’Etat deux fois l’année par congrégation suffit amplement, le reste nos préfets et gouverneurs sont là pour ça. Maintenant, au cas où nos ministres seraient très disponibles qu’ils aillent présider des ‘’bals et autres kermesses’’ pour les orphelinats, car eux sont plus dans le besoin d’être dorlotés. L’Etat d’esprit indigène doit connaitre une fin.

Pour ce qui est de l’aménagement intégré des productions partant de l’exploitation-intégration des potentialités et marchés, basé sur une bonne connaissance de la géographie économique de l’Afrique (nos ressources, capacités et potentialités souvent inhérentes  aux différentes zones) à mettre en synergie, à optimiser, je pense que de là peut venir le salut ou la somnolence du continent.

– Laye Diarra «groupe de recherche LES EDIFICATIONS» : Dans vos études de sciences politiques, vous vous intéressez, notamment, aux relations internationales et à la géopolitique, que vous inspire l’état du monde, actuellement, en particulier, celui des pays partenaires traditionnels?

Le monde imbriqué dans lequel nous sommes, aujourd’hui, invite à plus de concertation mieux de solidarité, chacun apportant sa contribution à la paix, au développement, à la démocratie…dans le monde, sinon à travers les interstices de la mondialisation d’autres logiques pourraient prévaloir. Les ONG et une certaine société civile avaient pris les devants dans ce sens pour montrer que les distances et différences n’empêchent pas un accord et compagnonnage sur l’essentiel, d’ailleurs, Hugo en disait : «insensé qui croyait que quand je parle de moi, je ne parle de toi». L’actualité internationale est en ce moment dominée par le coronavirus avec ses pertes, ses psychoses, ses quarantaines tout ceci n’est pas amusant. En souhaitant à l’humanité de dépasser, prendre le dessus sur le mal aussi chacun pourrait essayer d’optimiser cet arrêt pour rebondir.

En Europe, on a fait avec le long processus du Brexit, on pourrait dire quel long divorce, quel tintamarre! Maintenant reste  à trouver un accord de coopération entre la grande Bretagne et L’UE, à mon avis il s’agira de limiter les dégâts mais aussi de faire de la Grande Bretagne, hors UE, une offre de rechange qui pourrait être bénéfique aux deux parties sachant que l’ancrage européen de l’Angleterre dite aussi mère des USA devrait permettre d’avancer sans grandes difficultés. La France fait avec des revendications sociales (les gilets jaunes…les retraites, les policiers…) des secousses de croissance, on présume qui méritent des réponses claires calibrées pour tourner la page tendre vers le progrès collectif et individuel. L’indépendantisme catalan tient l’Espagne quand l’Italie fait avec la crise migratoire, alors que la Turquie cherche une stature mondiale. L’orient et le moyen orient où sévit depuis les conflits sunnites-chiites et arabo-juif se signalent par l’érection en capitale israélienne  de Jérusalem, la guerre saoudienne au Yémen et l’étonnant conflit syrien. La Palestine et l’Israël sont deux Etats de fait et Jérusalem constitue un patrimoine mondial si accord sur ce principe n’est pas trouvé ses territoires devraient être mis sous la régence des nations unies. La guerre au Yémen semble échapper au contrôle de l’ONU d’où le droit international devrait aussi s’y signaler. La Syrie est un champ de tirs où russes, américains, juifs, iraniens, turcs semblent aller tester leurs équipements, dans tout cela le sort du peuple syrien semble être un moindre souci. La chine d’où est partie le coronavirus émet des signaux d’une volonté de survie du communisme avec ses vues sur Taiwan et Hong Kong, cela sans compter avec les porosités de la mondialisation où un certain despotisme ne semble plus si durable. Les Etats Unis où Trump semble s’en tirer pas si mal après son acquittement et des annonces d’avancées économiques avant la pandémie. Hors du continent américain, les Etats unis semblent voguer dans le sens de faire de l’opportunisme son principe et procédé. Cette première puissance gagnerait à faire sienne le droit international qui n’est non pas parole d’évangile mais pourrait lui aussi s’adapter, s’actualiser, pour son propre bien et celui du monde. Les feux géants en Australie et dans l’Amazonie ont fait certes l’objet d’un intérêt international à saluer mais invitent à être plus conscients, concrets par exemple en faisant des services de l’environnent des inspections de devoirs écologiques civiques comme : planter un certain nombre d’arbres à entretenir ou verser les frais pour qu’autrui s’en charge pour les individus et les collectivités; mais aussi un droit international de l’environnement et du développement durable appliqué se fait désirer.

-Laye Diarra «groupe de recherche LES EDIFICATIONS» : Vous ne décrier pas la mondialisation, mais vous y conviez tous, qu’attendez vous par la et de la mondialisation ? Quelle place pour l’Afrique dans la mondialisation? 

La mondialisation c’est une réalité qui dépasse le bon vouloir d’une entité quel qu’elle soit, elle s’est imposée, on ne peut s’en départir, peut être une matérialisation ou une miniaturisation du vœu du poète président Senghor : «la civilisation de l’universel». Mais alors, entendons nous bien, il ne s’agit pas de se faire phagocyter ni de nier l’autre : «c’est un rendez du donner et du recevoir» (Senghor), ce qui est de l’ordre du don est volontaire, ce qui est reçu est voulu, sans nier l’inter culturalité. C’est au droit international d’y veiller, l’humanité à dépassé l’état de nature c’est la signification des institutions inter Etatiques, régionales, et internationales. Mais, aussi cet aspect culturel est fondamental dans la mondialisation et le philosophe Diagne parle de : «l’avenir de la tradition» comme quoi on ne peut établir une table ancestrale de valeurs estampillées immuables pour une bonne partie de nos vies. Et alors, avant d’aller prendre vers l’autre à nous de définir ce que nous avons qui n’est pas périmé mais est conforme, confortant, aujourd’hui, encore, à actualiser, à réactualiser. D’où une jonction avec Senghor qui parle : «d’enracinement avant ouverture». Dans les domaines très mondialisés voire vecteurs de la mondialisation que sont la culture et le sport, le peuple noir détient une suprématie tangible. Pour ce qui est du commerce on parle de moins de 3°7° des échanges mondiaux d’où un gap à combler, d’abord en nous estimant nous-mêmes et nos produits pour savoir les mettre en valeur dans les formes standards. Avec l’avancée de la technologie qui n’a plus de frontière, les secteurs des transports avec des infrastructures et moyens de transports forts compétitifs permettent une réduction considérable des délais d’où les géographes ne parlent plus de distance mais de temps.  Nos systèmes de formation et de production gagneraient à être actualisés sous l’ère des nouvelles technologies pour plus de compétitivité et une meilleure célérité de gestion. Aussi, pour le droit international, l’Afrique devrait rappeler à plus d’équilibre et d’équité dans le monde. S’il y a des entités qui souhaitent se soustraire à la législation internationale que leurs citoyens ou membres restent chez eux, ainsi leur peuple qui les ont mandatés sauront assumer leur libertinage et immunité infondée, mais au monde qu’Interpol et autres, mais sur le continent aussi on doit nous donner les moyens de faire en sorte que le droit soit véridique et force reste à la loi. Dans ce sens, un siège permanent aux nations unies avec droit de véto est plus qu’adéquat.  Alors que les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) et les médias sont l’outil de concrétisation d’un village planétaire. Maintenant, il est question de contenus pour être au rendez vous, ne pas seulement se complaire à consommer d’où une liaison-raison entre les sociétés civiles, acteurs publics, anonymes et différents médias pour refléter nous-mêmes, nos réalités tout en ouvrant portes ou fenêtres sur le monde. Les plus âgés selon devront savoir trouver leurs besoins à toute heure, reste à ouvrir des couloirs récréatifs, éducatifs, moralisants et instructifs aux plus jeunes aux heures et jours opportuns avec des contenus endogènes mais un aperçu de l’ailleurs pouvant être bénéfique surtout pour la compréhension des langues et usages étrangèrs, des passerelles vers le global d’où les médias deviennent un prolongement de l’éducation familiale et de l’enseignement scolaire.

-Laye Diarra «groupe de recherche LES EDIFICATIONS» : L’actualité ou l’équation mondiale est aussi faite de dommages de deux fléaux que sont, aujourd’hui, la pandémie du coronavirus et le terrorisme international, quelles analyses vous autres panafricains, faites vous de ces crises?                        

Nous en Afrique, selon les statistiques des médias nous sommes plus impactés par des pandémies telle la rougeole à laquelle, on attribue la responsabilité de milliers de morts surtout d’enfants entre la RDC et l’Ethiopie. Une clarification qu’on escamote s’impose donc là. Il est question de maladies qui ont des vaccins depuis belles lurettes et les zones à risques sont indexées par des disciplines telle la géographie de la santé, ces épidémies méritent autant notre mobilisation. Pour ce qui est du coronavirus, il a atteint le monde à un stade dramatique, rarement, une épidémie a été aussi mondiale pour conforter le fait qu’on est en mondialisation. On ne pourrait pas envisager les conséquences de ce phénomène, prenons des mesures de sauvegarde, recherchons un remède, soyons des soutiens pour les infectés et avec le grand  nombre de morts, pour les adultes soyons prêts, si notre heure arrivait, c’est ce qu’avançait le penseur : «l’homme est à la mesure de toute chose».  Pour ce qui est du terrorisme, je rejette sa qualificative ‘’islamiste’’, les religions sont des guidances cela veut dire éclairage, concorde, fraternité, justesse comme mode d’approche. On ne peut pas se parer de la religion sous la forme d’un explosif aveugle, vouloir prétendre guider la guidance, ça c’est une instrumentalisation, c’est une mondialisation des mécontentements, c’est de la haine. Quelles sont les causes de divergences? Le juge de la CPI, Mbaye plaidait le droit au développement, aujourd’hui, avec le brouillage, le mélange des cartes, on ne sait plus qui se prend pour qui. Les causes de divergences doivent être relevées et traitées dans les instances mondiales sans dévoyer aucune religion. Récemment, on célébrait les 75 ans de l’holocauste juif, des camps d’Auswitz. De tel déroutement de la marche de l’humanité est à mon avis du fait de corruption de concepts et falsifications de la vérité pouvant mener au pire. Notre groupe de recherche y travaille parce que pensant que la certification des concepts et l’affirmation, l’affermissement des actions pourraient préserver le monde. Cela pour dire que les religions qui sont fondamentales chez la majorité des vivants sont complémentaires non contradictoires, donc sont là pour sauver et non empirer. Dans ce sens, selon les livres révélés, les religions n’ont recouru à la lutte que quand on a entravé la circulation de la bonne parole. Une institution telle l’UNESCO pourrait réunir une commission permanente de toutes les religions pour que de la concertation les dignitaires des religions du monde, il soit dit à chaque fois que le besoin y est que tel combat n’est pas à soubassement religieux ou ne respecte pas le modèle opératoire d’une croisade ou d’un jihad d’où libre à quiconque veut livrer combat d y aller sachant que les motivations ne sont pas religieuses : tous farfelus ne peut se déclarer civilisateur impunément, à l’heure, où le monde est. Les alibis sont plus fallacieux les uns que les autres, le péril est mondial, donc il faut y faire face mondialement, mais d’abord à l’interne prendre les mesures préventives coordonnées du local au global pour juguler l’impertinence. Et que les motifs de conflits honnêtes soient pris en compte honnêtement.

-Laye Diarra «groupe de recherche LES EDIFICATIONS» : l’urgence environnementale semble être la ou l’autre priorité de la communauté internationale, mais aussi selon la prospection de vous autres panafricains quelles sont les pistes de progrès pertinentes ou défis à relever en ces 60 ans d’indépendance pour le continent?

En effet, l’urgence climatique ou environnementale est partout déclamée, ça rappelle les années Sida où partout, tous les spécialistes déclaraient combattre le Sida et y’avait une boutade qui disait : «ceux qui vivent du Sida sont beaucoup plus nombreux que ceux que le Sida tue.». Pour l’environnement et le climat aussi, les chancelleries, organismes internationaux, ONG, activistes…rivalisent pour constater, évaluer, décrier le phénomène, mais qu’est qui est fait concrètement? Le président Trump jugé récalcitrant mettait en garde contre des messies apocalyptiques. N’empêche, l’ex futur président des Etats unis d’Amérique comme il se désignait, Algor avait fait un documentaire suivi en son temps pour sensibiliser sur la problématique. Mais qu’est ce qui est fait pour faire face? Au niveau mondial, il est temps d’en arriver à un organisme d’enquêtes et de sanctions des pratiques allant à l’encontre du développement durable, de la santé collective en émettant des décisions exécutoires comme c’est le cas pour les crimes avec la CPI.

Et dans nos Etats, les services de l’environnement et des eaux et forets doivent se le tenir pour dit que s’ils ne font pas leur travail et n’exigent pas l’accompagnement populaire nécessaire bientôt ils iront au chômage car ils ne seront pas payés pour surveiller ou reproduire le désert et la poussière. Dans les temps en classe de primaire, on nous disait de semer une graine pour observer le cycle de la germination, donc mêmes les enfants de primaires instruits de semer et entretenir un arbre dont ils rendront compte sauront le faire, les adultes n’en parlons pas. Progressivement qui n’a pas de justificatif pour faire son devoir doit recevoir une pénalité pour contravention comme le font les services d’hygiène et autres. Cela est possible immédiatement, mais avouons que pour avoir uriné dans la rue ou détenir des sachets en plastiques y a des préalables qu’on appelle méthodes à suivre. Ça ne se décrète pas comme ça, si ce n’est pour faire des enfantillages. Parce que pour  les plastiques, on avait déjà commencé leur élimination dans le commerce, ce n’était pas facile de voir en vendre puis ça y a ressurgit parce qu’il y avait un vide. Ce qui montre que c’est progressivement par élimination des plus petits sachets moins chers et élévation du prix des plus grands à conserver pour les corvées en attendant d’avoir du bio. L’autre comédie qui est de décréter la sanction à l’encontre de ceux qui urinent dans les rues. Anecdote amusant, personnellement, y a plus de 15 ans, je me suis retrouvé prés de la gouvernance de St louis ayant l’envi, je suis rentré sans savoir que ce bâtiment faisait partie de la gouvernance, à la demande de savoir où se situait les toilettes, celles qui semblaient être des secrétaires se regardaient à tour de rôle. Or, la devanture n’était que de dalles et goudron, j’ai fait comme j’ai pu. Arrivé à Dakar, difficile de trouver une toilette dans les gare routières, après une queue me voilà dans une toilette carrelée de haut en bas, ce qui contraste avec sa puanteur et les eaux stagnantes mieux valait ne pas affronter ces sottises rien que pour uriner, on fait tout sauf ce qui est utile : le cout de cette toilette pouvait servir à construire trois ouvertes donc aérées pour les besoins d’uriner avec un petit peu de suivi. Aussi, Au nord du pays et au centre, ces populations aux regards hagards devraient se mettre à reboiser avant que leurs déconvenues ne se précisent.

Quant aux défis à venir selon les radars futuristes des panafricains, de façon lapidaire : avec  le trop plein de partis dans nos pays les grands blocs sont à conforter, instituer sans que cela ne soit une privatisation ou une uniformité, une monotonie des partis. Auss,i on doit dépasser le marketing démocratique en mettant un véritable droit devant nous tous et où le droit sera fait de devoirs et garanties, le contraire découlant sur le contraire. Obama disait que l’Afrique a ,aujourd’hui, besoin d’institutions fortes et non d’hommes forts, cependant on constate que beaucoup d’institutions bétonnées sur le papier sont détournées par des individualités d’où il nous faut aussi des hommes institutions «hors classe, sans classification». après 60 ans d’indépendance une transition générationnelle dans le champs politique où il n’ya pas de retraite se dessine quelque part au Sénégal, avec les décès de personnalités tels Tanor Dieng, Amath Dansokho, les distances prises par Iba Der Thiam, Landing, Bathily, Madior Diouf…c’est dans la nature des choses, ceux qui décident de décrocher ,on eu à faire leur part au moment où ça se devait, ceux qui restent pour aider à conduire les affaires en priorisant les nouvelles générations auront une posture vénérable, ceux qui pensent pouvoir basculer nos pays dans des intérêts claniques, corporatifs, d’origines, confrériques ou je ne sais quoi encore doivent être déposés dans des asiles comme c’est le cas en occident, chez nous le besoin ne s’était pas fait sentir vu l’utilité et la netteté du bel âge, des anciens. Et donc ceux qui veulent introduire chez nous les us d’ailleurs doivent recevoir les réponses d’ailleurs et le pays d’avancer. Dans ce registre, chez nous comme en occident, on dénonce de sois disant religieux pervers, de vieux voyous qui auraient une immunité, la religion ne donne pas une immunité, c’est un sacerdoce, un volontariat simple ceux qui sous couvert d’une soutane, d’un turban commettent des bassesses doivent en rendre compte, immédiatement, sans aucune entrave à la loi, y a pas une importance d’accoutrement. La preuve, Mike, cet acteur de porno aurait été plus présentable qu’eux habillé de la même manière, il faut remettre la religion, le religieux à sa place qui est celle de la respectabilité, de la modestie. Ce n’est pas un passe droit mais un sacrifice sur soi, auto imposé dont que c’est à bouda, le seigneur, qui sais je encore dont on croit de récompenser. L’agriculture et surtout le secteur informel sont les deux grands employeurs dans bon nombre de nos pays qu’on voit la majorité des actifs arpenter, d’où ses secteurs sont de l’ordre de la sécurité publique et mérite toutes les attentions, à encadrer, dynamiser. L’enseignement, l’éducation, aussi interpelle avec la massification des effectifs, le déficit d’encadreurs, les grèves pécuniaires, les modalités de promotion subjectifs, l’absence de contrôle des enseignants… Le défi de l’école africaine est de ne pas nier les fondamentaux des sciences à faire acquérir leurs bases à tous, d’ouvrir les portes sur le monde, les mondialisations, ses civilisations, ses langues, ses exigences ; mais en mettant l’accent surtout sur nos réalités, nos passées, nos quêtes, nous mettre en chemin ou situation de solutionner nos problématiques propres d’abord. Cela avec les NTIC pourra se faire par l’enseignement à distance, en alliant le présentiel et le virtuel à un certain niveau. Mais aussi, la révision-rationalisation du curricula de l’élémentaire au secondaire afin d’en arriver à un équilibrage entre les filières scientifiques techniques et littéraires gestion administration, notamment, avec des classes préparatoires et des stages pratiques au service des collectivités et  entreprises. Aussi, mention spéciale à nos forces de sécurité, lesquelles on désigne aussi comme les grandes oreilles, nous les invitons à plus et mieux de patriotisme, savoir tirer la mauvaise graine des contenants car si le talion ressurgit ce sont eux qui seront les premiers impactés, mais aussi on a tendance de déclarer quand un soldat est mort au front : mort en services commandés, mort pour la France… d’où je les invite à réclamer la mention ‘’mort pour la vérité’’, semble t’il ‘’l’après mort’’ ne reconnait que la vérité. Donc, les perspectives de l’Afrique seront positives si les africains croient en eux-mêmes. En effet, l’Afrique est d’abord sa propre solution.

-Laye Diarra «groupe de recherche LES EDIFICATIONS» : Dernière question, après 60 ans d’indépendance dans bon nombre de pays d’Afrique, l’organisme continental qu’est l’UA comment la trouvez vous et qu’elle posture attendez vous de lui dans votre perspective unioniste? 

Les échos ou reflets qu’on perçoit de l’UA sont que l’union fait de plus en plus avec une administration réactive, qui s’adapte à la donne, un coup de neuf dans son management si on sait que l’organisation ressemblait surtout à nos cours constitutionnels avec ce réserve, ce recul mais des lourdeurs. Quasiment, depuis Thomas Sankhara chacun venait pour garder le silence, même quand c’était l’heure de hurler. Maintenant, l’organisation semble décidée à quitter ce mutisme et adapter son management et fonctionnement au rythme des enjeux, des défis. Tant mieux, même les sciences et disciplines scientifiques évoluent, se remettent en question, courent au rythme de la mondialisation. Et l’initiative ZLECA avec l’engouement qu’elle a suscité sur le continent présuppose d’une prise de conscience quant au cout en terme de retard qu’engendre la dispersion, la division au moment où mêmes les géants mondiaux cherchent à intégrer, brasser demandes et solutions, à délocaliser, à bénéficier, optimiser les ressources et capacités de l’ailleurs comme issues de rechange : l’exemple du miracle japonais, pays dépourvu de ressources minières qui est arrivé à compter parmi les grands du monde est significatif. Maintenant, avec des commissions et départements spécialisés composés d’experts qui se saisissent des enjeux présents comme de la prospective, l’UA à laquelle nous aspirons est celle qui reflète cette expertise continentale, cette représentativité continentale à l’interne comme à l’extérieure du continent. L’UA se doit d’être la porte voix, le coordonnateur des efforts continentaux face aux crises, aléas, pandémies…qui dépasse un pays,  viser à impacter sur les grandes orientations de l’Afrique comme le font la FMI, la BM, l’ONU et autres, être un passage quasi obligé pour les affaires du continent. Par exemple, avec le conflit libyen l’union se comporte en invitée entre Paris, Berlin… On pourrait admettre que les belligérants souhaitent se retrouver en terre ou continent neutre, mais c’est à l’UA d’être instigateur car ce conflit impacte d’abord l’Afrique. Devant l’invasion acridienne et la famine à l’Est du continent, l’organisation aurait pu superviser la riposte et mieux inviter à une meilleure concertation, dialogue des territoires et régions du continent pour satisfaire nos besoins alimentaires surtout que la solidarité tout comme le troc ont une forte résonnance en Afrique. L’UA peut elle-même où de besoin réquisitionner des surfaces cultivables pour les besoins du secours alimentaire. Entre la RDC et l’Ethiopie, on annonce des milliers d’enfants morts de rougeole pire que les ravages du coronavirus sur le continent d’où ici aussi la réponse se doit d’être continentale pour arrêter les morts massives et dégager une ligne préventive. Aujourd’hui, nous attendons de l’UA qu’elle intègre plus le travail de la société civile et des sociétés savantes panafricaines. Ainsi, elle aura des contacts, interlocuteurs, répondants dans les sous régions, dans tous nos pays. De là, Adis Abéba saura délibérer, émettre et défendre des positions rassembleuses, catalyseuses. Et prochainement, cela donnera sur une aisance et capacité de délibération avec des décisions étayées et exécutoires. A partir de là, on verra quel droit, si c’est celui des collectivités, des Etats, des régions, continental, international qui doit prévaloir selon la question. Ainsi, nous allons dépasser les régionalismes, les détachements, les indifférences excessifs quant à nos propres affaires.

Aux panafricains plus jeunes, je dirais nous avions raison, nous avons plus que jamais raison donc appelons et menons tous à une communauté confortable où toutes nos composants sociaux (hommes, femmes, jeunes, vieux) seront dans une communauté africaine interagissant au progrès partagé cela qu’on soit en campagne, à la périphérie ou en ville.

Aussi, Une pensée pour nos illustres disparus : Kobé Briant (le majestueux), Manou Dibango (le riant), Aurlus Mabélé, «le vibrant» roi du soukouss congolais. En effet, on a pas besoin d’avoir la carte membre panafricaine pour s’en réclamer être originaire et montrer une voie suffit.

Groupe de recherche « LES EDIFICATIONS »

«edifications.panafricaines@gmail.com».

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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