L’exode rural vers les zones minières se propage dans plusieurs endroits de la Guinée. C’est comme le cas de la préfecture de Macenta située à des centaines de kilomètre de la capitale Conakry en région forestière.

Le déplacement massif des jeunes et femmes à la recherche du bonheur dans les zones minières impacte négativement les villages, districts, sous-préfectures et Préfecture. Aujourd’hui, la majeure partie de cette population qui a migré dans les zones aurifères de Siguiri abandonne leurs activités agricoles, plantations du café, du cacao, et du palmerais. Joint au téléphone sur ce sujet, Doussou Guilavogui depuis le village de Baizea dans la sous-préfecture de Binikala regrette cette situation: « je suis très triste car, nos villages sont désertes. Tous les jeunes qui avaient de l’énergie pour soutenir nos vieux et vielles sont à Siguiri pour la recherche du bon vivre. Donc, c’est pour vous dire que, si l’Etat guinéen ne prend pas des dispositions pour lutter contre ce fléau nos villages risquent de disparaitre », a-telle invitée.

D’après elle, actuellement dans les foyers conjugaux, plusieurs couples divorcent après un long séjour sans retour de l’un du couple. Cela provoque même la mort de certains déplacés(es), soit par le glissement de terrain ou de maladies chroniques.

Il est à noter qu’aujourd’hui dans ces villages les femmes abandonnent leurs enfants de 9 mois à 5 ans dans les mains de leurs maris.

Zeze Enèma Guilavogui pour Aminata.com
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