Yaya Baldé a suivi ses études supérieurs à Dakar, venue compléter des statistiques officielles de l’Etat sénégalais
Yaya Baldé a suivi ses études supérieurs à Dakar, venue compléter des statistiques officielles de l’Etat sénégalais

Une enquête réalisée par  un  jeune guinéen dénommé Yaya Baldé vivant et  ayant suivi  ses  études  supérieurs  à Dakar, venue  compléter des statistiques  officielles  de  l’Etat  sénégalais révèle que  dans  certaines  zones  du  pays  de  la  Teranga  2 naissances  sur 4 sont guinéennes.

Interrogé sur la question, le jeune homme s’est ainsi exprimé :

« je  me  suis  intéressé  à  la communauté  guinéenne, parce  que c’est  devenu un phénomène  ici  à Dakar, c’est  assez flagrant lorsque  vous  vous promenez vous  voyez  partout dans  les boutiques, dans  les  rues  les guinéens  occupent une  place  assez  centrale dans  le  circuit  commercial sénégalais  et dans  bien  d’autres secteurs, ce  n’est  d’ailleurs  pas  pour  rien  que  l’agence  nationale pour  la  démographie et  la statistique dans  son  rapport  de  2014 sur le recensement général population  et  habitat était  parvenue à la  conclusion selon  laquelle parmi  tous  les  étrangers vivant  au  Sénégal les  guinéens étaient devant  numériquement…

La Medina,  Castor, Ouakam, Dakar-Plateau, Pikine, Guediawaye.

J’ai pris un  échantillon de 200 registres, ça m’a pris trois  jours. On inscrivait 50 personnes par registre, mes résultats donnaient 23/50,22 ou 27/50. Après  avoir fait  les  résultats  globaux, je  me  suis  rendu  compte que  2 naissances  sur  4 étaient  guinéennes… »

A la question  de  savoir si les  guinéens  ont  pu conserver  leurs  traditions  d’origine  chez  le  voisin, Yaya Baldé estime que  des  influences sont  venues se  greffer  aux  mœurs  de  départ le poussant  à parler  de syncrétisme.

Pour conclure, il estime que  les  guinéens  sont  bien  vus des autochtones et  mieux  traités que  tous les  autres  étrangers  quasiment .D’ailleurs,  ces  derniers  les  désignent  affectueusement  les ‘’Dringues’’ en référence à une  pièce  de  monnaie  dénommée  dereum  en ouolof  que  les déformations ont transformé  en  dringue.

       Ousmane K. Tounkara