Violences faites aux femmes : témoignage émouvant d’une égyptienne

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« Photo prise en Egypte. J’avais 24 ans, je n’étais ni mariée ni divorcée
Il avait refusé de me répudier officiellement. Il avait dit je te laisse comme les maisons d’el wakf (les maisons de Dieu, les mosquées, et lieux de cultes en Egypte ne peuvent ni être vendus ni donnés )
Je ne savais pas que c’était le début de longues années de souffrance. Une souffrance permise et légalisée par le code de famille qui est présenté comme étant la Charia. Je me croyais à l’abri, ce code de famille, ça ne touche que les autres, pas une femme de mon milieu intellectuel
Je voulais le quitter parce que, enfant, j’avais juré qu’aucun homme ne lèvera la main sur moi.
Il me disait être Dieu et que mon sort dépendait de lui.
Mon second enfant, ma fille, était le fruit de notre mariage, il avait trouvé en elle une arme, il n’était plus un père mais un propriétaire de femme et d’enfant
A ses yeux, il fallait que paie mon refus de vivre avec lui quand après le harcèlement moral et la terreur psychologique, le jour de mon retour de la maternité il m’a giflée et que j’ai perdu connaissance en chutant


Il m’avait dit  » ta fille je n’en ai rien à cirer, mais en bien ou en mal je resterai dans ta vie tout le long de ta vie
Malheureusement il a tenu parole, malheureusement le code de famille lui avait donné le moyen et malheureusement la justice française m’avait sacrifiée parce que Moubarak le voulait, Chirac l’a donné, l’Egypte, n’est-ce pas un pays ami ?

Je me suis reconstruite, et c’est la solidarité des femmes et des associations féministes (beaucoup sont blanches mais pas que ) et mon engagement dans le combat pour les droits des femmes qui m’a aidé à rester debout »

Témoignage pris sur la page Facebook de Serenade Chafik



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