Un an après l’assassinat de Mohamed Koula Diallo, Bah Oury persiste: « J’étais la cible à abattre

Le 05 février 2016, comme je l’avais annoncé auparavant je me suis rendu au siège de l’UFDG à Commandayah. J’étais accompagné de trois personnes amies dont un journaliste d’un site de la place qui faisait un reportage sur mes activités tout au long de cette journée fatidique. Au portail de l’entrée de la cour, je me suis heurté à un comité d’accueil hostile qui m’empêcha de pénétrer à l’intérieur de l’enceinte. Je reçus un violent coup de « matraque » sur la tête, qui fort heureusement a été amorti par une main protectrice qui s’était interposée. J’étais toutefois sonné et j’avais de la peine à voir (mes lunettes étaient tombées). Par la suite, des jets de pierres provinrent de l’intérieur de la cour et obligèrent tout le monde à décamper pour se mettre à l’abri. Dans ce cafouillage, Abdoulaye Cosa qui me couvrait de son corps est poignardé au dos. D’autres, tout en couvrant me firent traverser les deux voies de la route qui jouxtent le siège. Au moment où je montais dans un véhicule qui fort opportunément s’était arrêté pour nous évacuer des lieux, un coup de feu retentit. J’étais la cible à abattre. Mohamed Koula qui malheureusement était dans la trajectoire de la balle assassine est foudroyé et s’écroula mortellement blessé. Il était aux alentours de 17H. Une demi-heure plus tard, un communiqué de l’UFDG avec la bénédiction expresse de Cellou Dalein est publié.

En voici les principaux extraits « M. BAH Oury était muni d’une arme à feu et accompagné de loubards à l’effet de perturber la réunion du Bureau Exécutif et, selon des rumeurs persistantes avait aussi l’intention d’attenter à la vie de Cellou Dalein Diallo , Président de l’UFDG au motif que celui-ci l’aurait exclu du Parti qu’il aurait créé. A son arrivée, il a voulu forcer le passage et s’est heurté à l’opposition des maintiens d’ordre du Parti. Au cours de l’altercation, il a fait usage de son arme à feu devant plusieurs témoins et malheureusement, le jeune journaliste El hadj Mohamed Diallo du site Guinée7 présent sur les lieux a été mortellement atteint par la balle ». Le Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo assume pénalement la responsabilité de ces graves affirmations et devra répondre devant les juridictions compétentes pour cette dénonciation calomnieuse.

Un an après, où en sont les enquêtes judiciaires !

Le doyen des juges d’instruction du tribunal de Dixinn dans son ordonnance du 24 mai 2016 a inculpé :
• Amadou Sow , garde de corps de Cellou Dalein , pour assassinat
• Alghassimou Keita, garde de corps de Cellou Dalein pour complicité d’assassinat et de tentative d’assassinat. Ces deux gardes de corps sont en détention à la prison centrale de Conakry.
• Souleymane BAH Thiaguel, chargé de communication de Cellou Dalein également pour complicité d’assassinat et de tentative d’assassinat. Ce dernier est actuellement en cavale au Sénégal. Son mentor use actuellement de tous les stratagèmes pour tenter de justifier son absence du pays.

L’ordonnance du juge d’instruction validée par la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Conakry le 02 août 2016 indique que les faits incriminés attestent de l’existence d’une « conspiration » qui a été minutieusement planifiée. La chambre d’accusation a également instruit le procureur général de Conakry de mettre en œuvre les dispositions pour que les personnes citées comparaissent devant la cour de Conakry chargée de juger les crimes de sang dés qu’elle sera convoquée.

Quelques informations complémentaires

• Au mois de novembre 2016, une tentative d’assassinat a été orchestrée contre Alphadio Wanidara. Ce dernier inculpé pour coups et blessures volontaires dans le cadre de l’affaire 05 février 2016 s’est révélé particulièrement gênant. En effet depuis qu’il s’est éloigné du couple Cellou Dalein pour se rapprocher du NFD de Mouctar Diallo, il a évoqué à maintes reprises en public, les circonstances de l’organisation de la conspiration contre le 1er Vice-Président de l’UFDG pour attenter à sa vie. Dés lors il devenait gênant. C’est ainsi qu’il a pu échapper à une tentative d’assassinat dont le présumé auteur serait un garde de corps de Cellou Dalein. Cet imbroglio judiciaire apparent est d’une parfaite cohérence mais le procureur de Dixinn n’a pas pour l’instant pris en compte la connexité des affaires pour la manifestation de la vérité.

• Le procureur de Dixinn M. Souleymane Ndiaye (encore lui) n’a pas jugé opportun de faire instruire la plainte contre Cellou Dalein Diallo relative à la dénonciation calomnieuse arguant que le statut de député le met à l’abri des poursuites judiciaires. Une demande de la levée de son immunité parlementaire initiée par le collectif des avocats de la partie civile, a été déposée au bureau de l’assemblée nationale qui n’a pas encore formellement réagi. Il n’est pas tolérable qu’une diffamation mensongère par le biais d’un communiqué qui a fait le tour du monde, me présentant pour un assassin d’un journaliste ne soit pas jugée. Mon honneur et mon image tant en Guinée qu’à l’étranger ont été entachés par cette dénonciation calomnieuse. Par conséquent cela nécessite une réparation judiciaire. Si les tribunaux guinéens s’avèrent peu enclins à juger l’affaire alors il sera tout à fait logique qu’un tribunal supranational soit saisi afin que la justice soit rendue.

Justice pour Mohamed Koula et justice pour tous ! La vérité triomphera !

BAH Oury
Ancien ministre
1er Vice-Président de l’UFDG

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