Réforme du système éducatif guinéen: la commission de réflexion présente son rapport

Les membres de la Commission Nationale de Réflexion sur l’Education (CNRE), étaient devant la presse, mercredi,15 mars 2017, à Conakry pour débattre le thème : » Conclusion des Travaux de la Commission Nationale de Réflexion(CNRE)  »

Cette commission comprend les représentants des principaux acteurs directs du système éducatifs ,les quatre ministères, dont 2 anciens ministres, la Primature, la fédération des parents d’élèves, les syndicats, les organisations de la société civile et les techniciens du système éducatif guinéen.

Présentant le rapport de synthèse de 7 pages conçu ,après hui mois de travaux en sous-commission , professeur Amadou Bano barry, à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia à fait savoir que, l’objectif est de faire connaître le travail de la commission par le maximum d’acteurs en vue de sa vulgarisation,de son amélioration et de sa mise en cohérence avec les réflexions et les réformes engagées par les départements ministériels en charge de l’éducation.

Parlant du diagnostic il a rappelé que,le système éducatif guinéen se caractérise par un retard considérable aussi bien du point de vue de sa performance globale qu’en termes de qualité, d’équité, d’efficacité et de gouvernance regrette professeur Bano.

Cette situation d’ensemble dit-il, est marquée par: un manque de cohérence entre les différents paliers du système éducatif. une quasi-absence de l’État au niveau de l’offre éducative du préscolaire :uniquement deux écoles publiques à conakry et quelques centres d’encadrement communautaire à l’intérieur du pays, pour plus de 1 500 écoles maternelles privées alors que les études actuelles indiquent très clairement le lien entre la réussite scolaire des enfants et le fait de fréquenter une école maternelle etc…

Dans cette même lancée, faisant le point sur les réformes proposées par la commission professeur Amadou Bano Barry cite : »réviser, actualiser et harmoniser les textes régissant le système éducatif en les mettant en cohérence avec les lois, codes et décrets de la gouvernance institutionnelle et socio-économique. Cela concerne notamment: le renforcement de la législation de l’enseignement privé dans les différents secteurs en réservant à l’Etat le monopole de la formation pour les secteurs de santé et de l’éducation, le rattachement du préscolaire au MEPUA, la création d’une direction nationale de l’alphabétisation au sein du MEPUA, la révision du mode de gestion et d’attribution des bourses et d’entretien, l’application du principe de gratuité du système éducatif pour les enfants de 3 à 16 ans. Mettre en place cinq pôles d’excellence dans les domaines suivants :mines, énergie agriculture, environnement, NTIC, l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, le renforcement des capacités des institutions de formation des formateurs, la réactualisation du mode de recrutement à la fonction publique, de promotion, de formation continue et de déploiement pour le corps du secteur éducatif. … » à-t-il conclu

Zeze enema guilavogui pour aminata.com.
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