Quelques probables solutions aux maux du système éducatif guinéen! (Première partie)

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Un système est l’ensemble des éléments interdépendants et concourant à l’atteinte d’un objectif commun. Pour qu’il soit parfait ou tend à la perfection, aucun de ses éléments ne doit être défaillant. Il en est de même pour notre système éducatif et il est temps qu’on cesse de s’accuser mutuellement ou se disculper en culpabilisant les autres. La vérité est que nous sommes tous fautifs: l’Etat, les autorités éducatives locales, les enseignants et professeurs, les parents et les élèves. Il revient à chacun de bien faire sa part pour que nous ayons les bons élèves dans les écoles dignes de noms, suivis par les parents responsables, encadrés par les enseignants et professeurs compétents, et supervisés par un ministère à la hauteur de sa tâche sous les bénédictions d’un Etat soucieux de douter à la Guinée des excellentes et patriotes ressources humaines.

On a commencé par énumérer les éventuels problèmes qui caractérisent notre système éducatif pour la simple raison qu’on a cru que leurs connaissances faciliteraient très certainement leurs résolutions. Si tous ceux qu’on a dit apropos peuvent faire l’objet de débats, il est quand même indiscutable que les problèmes existent et que les autorités gagneraient mieux à débuter par cette étape. Elles peuvent aussi demander les élèves, les parents, les enseignants ou professeurs et les autorités éducatives locales pour mieux comprendre ces réalités et leurs causes afin d’envisager les pistes allant dans leurs résolutions.

En ce qui me concerne, j’aimerais bien apporter ma contribution en proposant quelques probables pistes de solutions. Avant de rentrer dans le vif du sujet, il est important d’interpeller le gouvernement de mettre la politique hors du secteur éducatif car elle sous-entend les nominations fantaisistes, les promotions des loyalistes au parti à la présidence même s’ils sont incompétents, surtout que les mêmes formules peuvent être appliquées à tous les niveaux par les cadres de ce parti jusqu’à donner la craie aux enseignants et professeurs médiocres. En un mot, en introduisant la politique dans l’éducation, les critères sur lesquels se basent les nominations ou les promotions, dépendraient sans doute aux niveaux des engagements dans le parti au détriment de ceux de la compétence et de l’expérience. Dans ce cas, ne nous fatiguons même pas à penser à améliorer les niveaux des apprenants parce que tous les efforts risqueraient d’être inutiles.

Pour améliorer notre système en formant les excellentes ressources humaines, le premier acte doit être les nominations des autorités éducatives compétentes avec des longues années d’expériences dans ce secteur. À commencer par le ministre, en passant par les inspecteurs régionaux et les directeurs préfectoraux de l’éducation et en finissant par les proviseurs, les principaux et les directeurs d’écoles. Seuls ceux qui sont les acteurs premiers, qui connaissent ou ont passé des nombreuses années dans ce secteur, peuvent comprendre ces problèmes et envisager les pistes de solutions. Plus ces hommes et femmes sont compétents et pétris d’expériences, plus ils pourront décider rapidement et surtout, ils sauraient prendre les bonnes décisions.


Ainsi, les décrets, les arrêtés et les décisions dans ce domaine doivent se baser sur les critères rigoureux. Par exemple, le décret présidentiel nommant le ministre de l’enseignement pré-universitaire doit choisir quelqu’un parmi les inspecteurs régionaux de l’éducation ou celui de la ville de Conakry et pas un directeur préfectoral de l’éducation ou une directrice communale de l’éducation. Son cabinet peut être meublé par les autres inspecteurs régionaux de l’éducation avant de faire la promotion des directeurs préfectoraux. Il peut aussi venir à l’intérieur du ministère au cas où il se trouvent les anciens patrons du secteur éducatif.

Ces mêmes formules doivent être extrapolées à toutes les autorités éducatives locales de telles sortes qu’un enseignant ne doit commander la direction d’une école qu’après avoir enseigné au moins pendant cinq à dix ans et si nécessaire, ait passer par quelques étapes dans la même école; un directeur d’école ne peut être affecté qu’à la direction préfectorale; celui qui est à la tête d’une direction préfectorale peut avoir la promotion dans une inspection régionale et enfin celui qui a dirigé une inspection régionale peut être muté dans le ministère de l’enseignement pré-universitaire. Bien évidemment, ces promotions, mutations ou affectations ne doivent être basés que sur les compétences et les expériences. En d’autres termes, c’est le meilleur directeur d’école de la contrée qui aura la chance de se voir un jour dans une DPE; c’est le plus compétent parmi les DPE qui prendra la tête de l’IRE; les plus compétents et pétris d’expériences parmi les IRE meubleront le ministère. C’est un peu comme dans l’armée, tout nouveau recru rêve d’être Général mais beaucoup nourriront dans atteindre le grade de Capitaine; et d’autres escaladeront les grades à la vitesse de la lumière parce qu’ils sont compétents et font bien leurs tâches.

Par contre, si les décrets présidentiels ou les arrêtés ministériels continuent avec les nominations fantaisistes du ministre de l’enseignement, les autorités éducatives locales, alors ils briseront les plans des carrières, troubleront les chaînes des commandements et feront comprendre à ceux qui ont en charge de l’éducation que les passages d’un échelon inférieur à un autre supérieur n’auront rien avoir avec les compétences et les expériences et donc, ils n’ont pas besoin de travailler durement car il leur suffirait juste d’appartenir au parti qui a le pouvoir ou faire les griots derrière le président-fondateur. Imaginons qu’au lieu de nommer le DPE de Kindia dans l’IRE de Kindia ou à la tête des autres IRE du pays, ils lui nomment comme le ministre de l’enseignement pré-universitaire, ainsi il devient le boss de son IRE et tous les autres IRE. La chaîne des commandements est renversée, c’est sera une injuste à tous qui ont plus de grades que lui et sans oublier que les seuls critères utilisés là sont tous saufs la compétence et de l’expérience. Je ne suis pas en train de dire que le parti au pouvoir ne doit pas choisir ses hommes mais de respecter les hiérarchies. C’est pourquoi une proposition ou un projet de loi doit être votée dans ce sens pour ainsi institutionnaliser ces réformes et permettre à tous ceux qui se sentiraient traiter injustement de se lever contre les décrets et les arrêtés passionnés. Cette loi s’occupera de tous les autres petits détails dans ce domaine et s’améliorait au fur des temps. La plus difficile tâche d’un chef est de prendre les décisions, les décisions bonnes et appropriées ne peuvent être prises que par les compétents et pétris des expériences.

Ibrahima Kandja Doukouré



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