Problème conjugal: il décoiffe la maison de son épouse, renie ses enfants et la poursuit en justice

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«Le premier moi du mariage est la lune de miel et le second celui de l’absinthe». Cette citation de Zoroastre s’apparente bien à la situation que vit actuellement le couple Bah résidant dans le quartier Simambossia dans la commune de Ratoma. Après 24 ans de mariage et deux enfants, M. Mamadou Oury Bah, âgé d’une soixantaine d’années, poursuit son épouse en justice.

Le samedi 22 avril 2017, il enlève en partie le toit de sa maison où habitent sa seconde épouse et ses enfants. Il y a de cela 24 ans, madame Bah venait de perdre son premier époux avec qui elle avait deux enfants. Après la période de veuvage, elle décide de quitter son village natal à Pita pour s’établir auprès de son oncle maternel à Conakry. 2 ans plus tard, le grand frère de son père est venu la rejoindre dans la capitale en la suppliant d’épouser son fils déjà marié à une autre femme. Malgré sa réticence à se remarier en famille, elle finit par céder face à la pression parentale. «Moi, j’avais des réticences de me remarier en famille mais, j’ai fini par me soumettre à la volonté des parents en épousant M. Mamadou Oury Bah».
Le temps passe et la relation avec son mari se détériore. «Un jour, il y a eu une dispute entre moi et ma coépouse. Mon mari à arrêter de me donner la dépense. Mon beau père qui était venu à Conakry pour des soins, ayant constaté la situation, m’a conseillé d’aller au village. Je suis restée là-bas pendant un bon moment avant de revenir.  Contre toute attente, mon mari me chasse pour la première fois alors que mon  deuxième fils avait 2 ans. J’ai pris mes bagages pour rejoindre mon
père à Fria. Ce n’est que huit ans plus tard,  après que j’ai inscrit mes deux enfants à l’école que mon mari est allé me redemander en mariage. J’ai voulu refuser la proposition.  Mais mon père, avant de
mourir, m’avait prié d’accepter de retourner dans mon foyer si le père de mes enfants me le demandait. C’est ainsi, en 2003, je suis revenue dans ce foyer.  2 ans et 11 mois plus tard, voilà qu’il me chasse encore moi et mes deux enfants en détruisant tous mes biens. Pendant 15 jours ma chambre, la même que j’occupe maintenant, est restée sans porte à cause de mon mari qui l’avait détruite».

Après le second divorce, son papa déjà mort, la dame retourne auprès de sa famille au village. Elle y restera 8 ans encore avant de retourner dans son foyer suite à la pression familiale. «Je n’avais pas l’intention de revenir puisque entretemps,  un autre homme m’avait demandé en mariage.  Informé, mon ex mari m’a dit que si je refusais de retourner chez lui, il allait faire passer un véhicule sur moi.  Il y avait aussi la pression parentale. Ma mère m’avait dit si je ne retourne pas qu’elle n’aura plus besoin de mes services. Pour ne pas la désobéir, je suis revenue en 2013. Mais, toujours, il ne me donnait pas la dépense, il ne payait pas les factures d’eau et d’électricité. Il ne payait pas non plus les frais de scolarité de mes enfants».

C’est ainsi, en 2016, M. Bah envisage de revendre la maison pour envoyer son fils ainé qu’il a eu avec sa première femme en Europe. Les négociations en famille n’ont pas permis de régler le problème. Et l’homme porte une première plainte contre son épouse à la gendarmerie à la suite de laquelle il a été débouté. Il dépose une seconde plainte auprès du TPI de Dixinn. «Dans la plainte, il dit que je ne suis que sa concubine. Il est allé jusqu’à renier les enfants. Pis, il est venu samedi 22 avril 2017 enlever le toit de la maison ou j’habite, détruire les portes et les fenêtres. Ma marchandise a été pillée. Il yavait un montant de 10 millions qu’on m’avait confié, je n’ai rien retrouvé. Je suis donc convoquée le 5 mai à la justice».

Pour sa part, M. Mamadou Oury Bah donne une autre version de faits. «Les causes de ce problème sont diverses et lointaines. Je me suis remarié avec cette femme après la mort de son premier mari. On a eu deux enfants vivants dont une fille et un garçon. Mais, j’ai trouvé que je ne peux pas vivre avec son système. La première fois qu’on a divorcé, elle est partie pour 7 ans.  La famille s’est impliquée pour la faire revenir. Nous nous sommes restés pendant quelques temps avant de divorcer pour la seconde fois. Et elle est repartie pour 7 ans encore. La famille s’est mêlée et elle est revenue en 2010».

A un moment, M. Bah décide de retourner pour de bon dans son village à Pita à la suite du décès de ses parents. «J’ai demandé à ma femme de me suivre, elle a trouvé un argument pour ne pas rentrer avec moi prétextant qu’elle ne peut pas abandonner ses enfants qui étudient à l’école.  Finalement, elle m’a proposé de rester à Conakry avec les enfants tout en assurant la dépense. J’avais mon fils ainé de ma première femme et une nièce qui vivaient ici, mais elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas s’occuper de ceux-ci. Alors, je suis parti au  village.  La cohabitation devenait de plus en plus difficile entre mon fils ainé et ma femme. Elle refusait de lui ouvrir la porte quand il revenait du travail pendant  la nuit. La situation a dégénéré par deux fois. L’affaire a été portée devant la famille et mon garçon a été jugé fautif. En réalité, ma femme et ses deux enfants sont contre mon fils ainé».
L’affaire est portée devant le tribunal de Dixinn où une confrontation est prévue ce vendredi 5 mai 2017.
A suivre…

Abdoul Malick Diallo pour Aminata.com

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