Piqûre de rappel

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Piqûre de rappel à tous ceux qui lisent les yeux feés ou Critique de la raison amnésique
Peu importe la dissolution des liens archaïques de solidarité au sein de l’Intellectuel organique
Préservez-moi de mes amis, je me charge de mes ennemis
Première partie : l’Intellectuel organique ou de la nécessité de la critique et de l’autocritique
Le titre de ce papier aurait dû être: Manifeste Guinée 2010, Odyssée de l’impasse. Maintenant on peut même préciser : 21 décembre 2010, date à laquelle El Hadj Alpha a été investi après des élections « calamitueuses » (lapsus calami authentique). Alors que si l’on avait mis en œuvre cette anticipation qui n’avait rien de futuriste comme l’œuvre de Stanley Kubrick (2001, Odyssée de l’Espace), nous n’en serions pas là. Je suis à la fois triste et heureux de voir la toile frémir au risque de se déchirer, par les coups de gueule de ceux qui viennent de se réveiller et qui ainsi croient pouvoir se défaire de leur mauvaise conscience, de leur gueule de bois. Quand j’ai écrit le Manifeste, deux mois après il y en avait 5. Il faut dire que Sidya et l’UFR détiennent la « propriété intellectuelle » du concept Manifeste. Je l’ai vu plus tard sur le site de ce Parti. Ensuite, la ou le futur COTRADEG de Madame Dominique Bangoura-FUDEC de FAll, s’est d’abord fait appeler Manifeste. Ensuite, peut-être pas dans l’ordre, Ben Daouda Touré, le commandant Aliou IV qui a disparu du décor ( ?) ont pondu chacun leur Manifeste.
De quoi s’agissait-il, de quoi s’agit-il toujours ? Mobiliser la Société civile avec comme avant-garde la diaspora, tenir des Assises nationales, et réfléchir aux voies et moyens de réconcilier la Guinée avec elle-même. Ce qui veut dire diagnostiquer le Mal qui nous gouverne et nous ronge depuis 1958 et dont la « massive métastase » crève les yeux : son appareil d’Etat qui a fait les preuves de son incompétence qui s’étale partout. Echec dans tous les domaines, à commencer par les besoins sociaux de base. Et le Tam-tam honteux et assourdissant fait à la suite de l’atteinte du PPTE, c’est-à-dire la fête qu’on organise parce qu’on vient de nous reconnaître la lucidité d’être réduits à n’être que des mendiants, suffit pour arrêter d’égrener les raisons de l’impasse actuelle.
Il en manquait seulement une, capitale : nous n’avons non seulement pas eu de chefs de Partis dignes et capables d’encadrer les luttes meurtrières, n’ayons pas peur du mot, la Révolution menée par des jeunes qui ont entraîné tout le peuple en janvier et février 2007, mais après cet échec et le fourvoiement de cette révolution due à la médiocrité du leadership, je dis que cette carence est aggravée par l’absence de relève. Parce que tous ceux qui aujourd’hui sans doute avec peut-être, pour certains, les meilleures intentions du monde, lancent des cris d’orfraie ou de vierges effarouchées, en bombant le poitrail, ne voyant pas leur mine enfarinée par qui vous savez, croient pouvoir dégager les leaders actuels au motif qu’ils feraient mieux que ces derniers sont encore à côté du miroir, loin de pouvoir faire « l’analyse concrète de la situation concrète » ! Il y a des pensées qui ne sont pas tombées avec la chute du mur de Berlin. Cela fait 13 ans que je fricote avec cette « Nouvelle Ecole guinéenne », après avoir eu maille à partir pendant une décennie avec « l’Ecole guinéenne », en compagnie des Ba, Siradiou, et un certain Alpha. « Défait » par l’une et l’autre, je me suis « planqué dans ma « petite Kaaba imaginaire » Il n’y a pas 6 mois, j’ai fait le constat qu’il fallait se mobiliser pour mettre par terre la dictature en marche. Seulement quatre personnes ont répondu à cet appel qui a été publié par la plupart des sites.
Quatre signatures !
Je mets au défi quiconque prétendrait me démontrer que les « nouvelles » illuminations ou illuminures de la Toile peuvent retirer ou ajouter une virgule au préambule et aux motifs de cet appel. On me dira, justement « Doyen Saïdou Nour Bokoum, – et d’ailleurs à présent je récuse ce « doyen » de toutes les hypocrisies, il y a des doyens qui n’ont pas 40 ans –..
Maintenant qu’on voit que vous aviez eu raison, menons le combat, vous aviez seulement eu raison trop tôt.. »
Donc ?
Eh bien ce constat disqualifie tous ceux qui tiennent cette jactance. Ils souffrent de la même crise de leadership que ceux qui ont aujourd’hui qualité pour conduire le changement pour la simple raison qu’ils dirigent des Partis auxquels la constitution reconnaît la vocation à participer à ce changement.
Un intellectuel, ça anticipe ou ça ferme sa gueule.
Et l’âge – la « jeunesse » – n’a rien à y voir ! Ceux qui m’ont le plus combattu dans l’ombre depuis hier jusqu’aujourd’hui, sont les plus bavards ces derniers jours. Je les connais tous ou à peu près, et je détiens des « pièces à conviction », c’est mon métier de policier qui veut ça : j’écris tout et je garde tout; même les pseudonymes derrière lesquels d’autres se cachaient pour me lapider parce qu’à l’époque c’était « oh mais il n’est pas des nôtres, c’est un fieffé RPG, même si c’est un Peul de Dinguiraye ! ».
Et ceux qui lançaient ces piques avaient au moins le mérite de dire haut ce que pensaient bassement les sourds et ou les muets, les pires, pyromanes par défaut.
Mais ma « modeste personne », pour parler comme un ministre guinéen, le lambda que je suis, donnant dans le godan de la fausse modestie croit que ce qui importe, c’est que je les connais et que je les fuirai comme la peste et le choléra, parce qu’ils ne feront rien de bon pour changer le « changement », souffrant des mêmes tares dont ils accablent ceux dont ils veulent prendre la place à la tête de la bouffonnerie politicienne. Du moins tant qu’ils ne changeront pas en eux-mêmes ce qu’ils reprochent aux responsables politiques. D’abord comprendre que la plus médiocre bouffonnerie consiste à vouloir mettre en scène et jouer des idées qu’on croit nouvelles, mais recuites depuis Mathusalem. C’est comprendre que précisément la politique n’est pas de la bouffonnerie. Alpha, qu’on a tous traité de criminel, de bouffon, d’incompétent et quoi encore, vient d’administrer les preuves qu’il est moins bouffon que tous. Il ne tient rien de solide encore. Mais il est en voie de transformer son Bluff en Banco.
Je dis que je détiens des pièces à conviction, non pas les flèches empoisonnées dont j’ai encore les mouchetures sur l’âme, mais les diverses « nouvelles propositions », les champignons vénéneux qui poussaient çà et là pendant que la même proposition était là depuis 2004-2005. Non, quand toutes ces « nouvelles idées » ont foiré, que dis-je, sont restées, pardon mes sœurs, re-calées avant « gratuité de la césarienne », dans la matrice et les trompes comme des fœtus, œuvres d’amours ancillaires, les voilà qui découvrent que le Soleil existe depuis l’instant où ils sont sortis de la caverne de Platon !
Pour descendre du petit nuage et concrètement, c’est avec Messieurs Cellou Dalein Diallo Oury Bah, Sidya Touré, El Hadj Fodé Soumah, Mouctar Diallo, Faya Millimono, Lansana Kouyaté, (etc. ?) qu’il faut compter, même si vous deviez créer des « fractions » politiques et ou armées. Ou alors vous intégrez leurs Partis et vous les combattez, en transformant le fonctionnement patrimonial, voire ethno de leurs structures et organes, en corps politiques démocratiques. Sinon taisez-vous et créez vos Partis, pour qu’on entende les mouches voler. Nous n’avons pas plus d’idées qu’eux. Le problème c’est qu’ils n’appliquent aucune idée sauf l’idée qu’ils se font du changement social. Mais eux, et c’est peut-être hélas pour vous, ils ont au moins des hommes et des femmes qui sortent à leur appel même si c’est pour se faire conduire aux abattoirs. Voilà, ces hommes et ces femmes ne sont pas des moutons. Et si vous cherchez des moutons, il faudra les trouver ailleurs. Dans le ciel des idées. Là-haut, vous n’en trouverez pas, à la place, vous trouverez des monades (à vos dicos) qui vous serviront au moins de miroirs ou de mouroirs, comme à Narcisse, (re-dicos ?) pour voir où vous en êtes avec votre conscience..
Ainsi ma conscience libérée de ce fiel voici de quoi il s’agira dans une prochaine livraison, si Dieu (SA) le veut : Le rôle historique de la Diaspora.
Wa Salam,
Saïdou Nour Bokoum



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