Ousmane Gaoual Diallo, député de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)
Ousmane Gaoual Diallo, député de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)

Ousmane Gaoual Diallo, c’est dommage qu’un député de ton rang se comporte aussi bas. Tu crois que tout le monde est arriviste comme toi. Je connais bien tout ton dossier. Tu es venu en Guinée dans le but d’être député coûte que coûte.

D’abord, tu es un opportuniste qui n’a pas hésité à tuer son papa politiquement. Après avoir enterré ton papa et ton oncle, politiquement, tu as été choisi comme candidat de l’UFDG à Gaoual. Bien joué !

En 2013, alors que toute l’opposition se mobilisait pour boycotter l’élection de 30 juin, toi, ton opportunisme t’a obligé à faire campagne alors que des quartiers de l’opposition étaient endeuillés par des bavures policières, des morts et des blessés sont enregistrés ! Quel carriérisme machiavélique !

Je continue. Après les élections législatives, les guinéens se rappellent certainement quand les députés se sont octroyé des indemnités de 15 millions de francs guinéens sans compter des multiples avantages. Tu as été l’un des tout premiers députés à défendre ces avantages extravagants. Une manière de dire que tu as toujours été d’accord avec la mouvance présidentielle quand ça t’arrange financièrement. Autrement dit, s’enrichir sur le dos du peuple ne t’empêche pas de dormir. Il y a des jeunes politiciens qui sont venus en politique avec des gros moyens. On a vu récemment Ibrahima Sakho qui est en train d’innover avec son propre argent. Et pourquoi toi tu veux forcément dépendre du contribuable guinéen.

Ton principal souci, c’est d’arriver à tes fins, y compris par des raccourcis. Oui, des raccourcis qui demandent parfois de sacrifices ultimes. N’est-ce pas la fin justifie les moyens ?  Impulsif, vampire et rancunier. Ah oui, député pécunier, tu n’as pas hésité d’un instant à agresser Elhadj Diouldé Tané à son bureau à cause d’un petit retard de livraison de ton véhicule de service. L’épisode, tout le monde le connait, car il ne t’honore pas. Après avoir fait l’objet d’une plainte, tu n’as pas daigné d’y répondre. Quand la justice t’a convoqué pour répondre de tes sales besognes, tu as fui en te cachant dans les jupons de … Arguant d’être recherché et avoir échappé de justesse à une arrestation, tu es longtemps resté caché. Eeeeeh Gorko Soussaï. Quelle usurpation de titre !!! Peureux que tu es.

Dans le même épisode, quand la presse avait dénoncé tes agissements antirépublicains, n’avais-tu suggéré la suppression de la subvention accordée aux médias ? Quelle impulsivité ! Quel raisonnement par le cœur ! A l’époque, pendant que tu projetais d’élaborer un projet de loi supprimant la subvention accordée à la presse au même moment Macky Sall avait triplé cette subvention en faveur des médias. Quelle honte !

Impulsivité. Oui, à l’Assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG, tu avais appelé les militants à s’attaquer aux familles des membres du gouvernement dont Bantama Sow. Il y a eu un média qui avait eu l’audace de relater tes propos dans un article. Oui, tu avais tout fait pour tenter de démentir. Peine perdue les enregistrements existaient déjà. Gorko Soussaï, usurpation de titre aussi, car tu n’assume pas ce que tu dis même devant les partisans de l’UFDG.

L’autre épisode, c’est quand certains confrères avaient repris l’entretien que François Bourouno avait accordé à Djigui Fm. Là aussi, comme un bœuf surexcité perdu dans la nature, tu as porté plainte contre des médias dont le seul tort est d’avoir repris les propos d’un responsable politique au cours d’une émission. Orgueilleux que tu es, tu avais exigé des excuses.

Dignes journalistes professionnels, mes confrères avaient préféré aller en procès contre toi. Mais à la dernière minute, défendant bec et ongles un dossier vide, tu avais été obligé de te rétracter. Tu défends régulièrement la liberté d’expression au même moment tu n’hésites pas à t’attaquer aux journalistes qui te critiquent. Pourtant, ces sont ces journalistes qui t’ont fabriqué après ton arrivée de l’étranger. Qui te connaissait ?

Ah oui, tu racontes toujours des balivernes dans les médias que tu combats toujours. Mon cher député, voilà quelques épisodes sur ton opportunisme et ton arrivisme. Pour te répondre, je n’ai pas besoin d’asile politique, je vis bien en Guinée, car j’aime ce pays, je vis bien de mon salaire contrairement à toi qui suce le sang du peuple pour te nourrir.

Je suis un journaliste dont personne ne doute de son professionnalisme. Ah oui, sauf peut-être toi. Et ça ne surprend pas car tu es un homme sans conviction qui n’hésite à utiliser des raccourcis pour arriver à ses fins. Tu me rappelles bien d’un acteur cynique dans House of Cards. En Guinée, s’il y a eu un politique qui incarne Franck Underwood, c’est bien toi. Oui des épisodes machiavéliques te concernant ne manquent pas et j’y reviendrai. Comme tu as l’habitude de poursuivre abusivement de journalistes, j’attends ta plainte et j’y répondrai.

Dans l’attente de te lire prochainement.

Alpha Oumar Diallo

Grand reporter

Cette opinion n’engage pas Aminata.com

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