Occupation anarchique de la voie publique: L’éternel problème entre marchands et autorités

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L’occupation anarchique des lieux publics est devenue monnaie courante pour certains citoyens dans la capitale Conakry. Dans l’arrière cours du parking de l’aviation militaire comme dans la plus part des artères de cette ville, des marchandes venues de l’intérieur du pays, occupent depuis longtemps les lieux, dormant parfois à la belle étoile. Ce qui n’est sans conséquences, à cause des maladies qu’ils peuvent contracter.

Pour ce qui est de l’arrière cours du parking de l’aviation militaire, il est situé en face du marché de Tanènè et à quelques mètres de la base militaire dans la Commune de Matoto. Là, on y trouve d’un côté les marchandes de fruits, et de l’autre des femmes de ménage et des pratiquants de petits métiers. Rencontré sur ces lieux Mabinty Barry la quarantaine déclare : « Certaines parmi nous viennent de Maferenyah. Quand elles arrivent, elles ont peur de s’éloigner de leurs marchandises à cause des voleurs. Ce qui les contraint d’y passer la nuit. Par contre, nous qui sommes d’ici, restions jusqu’aux environs de 00H et emballions nos marchandises avant de rentrer. Nous sommes obligés de rester sans hangars, car les autorités de la base militaire n’ont pas accepté qu’on en construise derrière la cours de la base militaire ».


Cet endroit qui a été transformé en un petit marché puis en dortoirs clandestins ne relève pas du portefeuille du bureau du marché de Tanènè nous a expliqué le secrétaire général dudit bureau, Ismael Camara qui ne nie pas cependant que ces occupants paient des taxes chaque fois. : « Il y’a longtemps que ces femmes vendent là-bas, mais pour ce qui est de la nuit, nous ignorons cette situation. Pour rappel, elles sont venues évoquer le cas au bureau du marché et au commissariat ainsi qu’aux responsables d’Air Guinée pour leur installation. Et depuis cette date, il n’y a eu aucun problème, certaines paient les taxes de débarquements, d’autres par contre refusent sous prétexte que leurs marchandises sont pourries ».

Au de la des risques de maladies qu’ils courent, ce petit monde de vendeur exprime son inquiétude quant au déguerpissement qui pourrait intervenir d’un moment à l’autre leur interdisant d’exercer leurs activités de survie.

Oumar M’Böh pour Aminata.com
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