Internationales
Guinée : un deuxième tour qui honore l’Afrique
Le pays de l’Almamy Samory Touré, ce résistant légendaire et mythique de l’Afrique, vient d’administrer aux afro-pessimistes dont Nicolas Sarkozy est le minable chef de file une leçon de démocratie. Sarkozy, et avec lui le fameux rédacteur de son adresse fumeuse de Dakar, Henry Gaino, ignorent, incontestablement l’histoire de l’alma mater (l’Afrique): une histoire glorieuse.
Ils ne savent pas que l’Almamy Samory Touré ensemença de sa foi, basée sur la parole de Dieu les plaines et les montagnes du Fouta Djallon ainsi que la basse Guinée, là où toutes les rivières du sud, abondantes et généreuses, après avoir fécondé de nombreuses contrées comme dans un rituel sacré qui dure depuis des temps immémoriaux, trouvent le moyen de donner encore beaucoup d’elles-mêmes comme pour parachever leur offrande du début de leur parcours, en se ruant dans un sourd grondement, au milieu d’une apothéose d’écume, de poussière, de diamant liquide, sous la lumière crue d’un jour d’été, d’or et de safran mêlés au soleil couchant dans les eaux glauques de l’Océan Atlantique.
Libye-Italie: Khadafi dans une logique de combat sans pareille
La visite en Italie récemment du Guide de la Jamahiriya a fait couler beaucoup d’encre et de salive.Le déplacement de Mohammar Khadafi en valait la peine au regard du refroidissement des relations entre la Libye et l’Italie. Surtout que tout lie les 2 pays qui se partagent une frontière commune et qui ont depuis longtemps des échanges fructueux. C’est dire que le rapprochement obtenu avec la visite est à l’avantage des deux pays qui ont eu des échanges culturels remarquables dans le passé.
Ainsi, les opérateurs économiques italiens et libyens ne peuvent que s’en réjouir à cause des avantages qu’ils pourront tirer du renforcement des relations entre les deux Etats de la Méditerranée.
Le sol libyen qui est un passage de prédilection des émigrés clandestins constitue déjà une préoccupation pour l’Europe Occidentale. C’est pourquoi Berlusconi et Khadafi ont abordé largement la question au cours de la visite du guide libyen. Seulement les conditions posées par Mohammar Khadafi, ne sont pas très faciles pour freiner l’émigration clandestine.
La coquette somme de 5 milliards d’Euros exigée par le N°1 libyen laisse penser à deux choses : ou bien Mohammar Khadafi veut utiliser les grands moyens pour barrer la route aux Sud Sahariens candidats à l’émigration, ou alors c’est une façon de refuser la demande du Chef du gouvernement italien au regard de la complexité du phénomène.
Quoiqu’il en soit, la Libye, malgré les méthodes musclées utilisées jusqu’ici pour dissuader les africains au Sud du Sahara ayant opté pour l’émigration clandestine, a remporté des succès mitigés.
Les autorités libyennes se sont en effet toujours employées à expulser massivement les africains avec une violence souvent inqualifiable, mais le flux des candidats pour le voyage clandestin reste remarquable même si cette année on reconnait une baisse substantielle.
Mohammar Khadafi est sans doute embêté par le phénomène, c’est sans doute la raison qui lui fait demander un appui financier important. Et il ira jusqu’à avertir les autorités italiennes sur la possibilité que l’Europe soit dominée dans l’avenir par les noirs si des mesures urgentes rigoureuses et efficaces n’étaient pas prises.
Maintenant, il reste à savoir si sa condition sera acceptée par l’Italie et les autres membres de l’Union Européenne. Surtout qu’une fausse note interviendra au cours de cette visite : Le Guide a en effet demandé aux italiens d’accepter de se convertir à l’Islam.
Ce que nombreux chrétiens ont considéré comme une insulte proférée dans le pays d’accueil du Saint Siège.
Mohammar Khadafi a-t-il bien réfléchi avant de lancer un tel appel qui est de nature à renforcer la méfiance que l’Occident a déjà envers lui ? Quoiqu’il en soit l’émigration clandestine restera encore actuelle au point de demeurer toujours une source de préoccupation pour les pays de transit et les pays d’accueil.
El hadj Abdoulaye Diallo pour Aminata.com
UNICEF:ETUDE OMD EQUITE ENFANTS VULNERABLES
NEW YORK, 7 septembre 2010 – Selon une étude de l’UNICEF publiée aujourd’hui, la communauté mondiale peut sauver des millions de vies en s’investissant d’abord auprès des enfants et des communautés les plus désavantagés. Une telle approche permettrait également de s’attaquer aux disparités grandissantes qui accompagnent les progrès dans la réalisation des OMD.
Santé: Des chercheurs identifient une enzyme qui combat le virus du Nil occidental
New Haven, Conn. et Montréal, Canada – Des scientifiques des universités Yale et McGill ont identifié chez des souris une enzyme essentielle dans la lutte contre le virus du Nil occidental transporté par les moustiques. Cette découverte pourrait avoir des incidences thérapeutiques sur le contrôle du virus potentiellement mortel chez les humains. L’étude est publiée dans Advance Online Publication de Nature Immunology.Des chercheurs ont étudié le rôle de la caspase-12, une enzyme qui active la sécrétion de substances qui font partie de la réaction immunitaire du corps. La fonction de la caspase-12 dans la lutte contre l’infection bactérienne a fait l’objet d’études dans le passé, mais pas son rôle en immunité virale.
L’équipe Yale-McGill a découvert que la carpase-12 régule le signal de la RIG-1, une protéine génétique du système immunitaire qui détecte l’infection virale en reconnaissant ses composantes génétiques. Ce modèle de reconnaissance est nécessaire pour déclencher la réaction du système immunitaire au virus du Nil occidental.
Le coauteur Erol Fikrig, M. D., professeur d’épidémiologie, santé publique et pathogenèse microbienne à la Yale School of Medicine and chercheur au Howard Hughes Medical Institute , explique que « les souris dépourvues de la protéine caspase-12 mouraient facilement des suites d’une infection au virus du Nil occidental et présentaient des concentrations plus élevées du virus que les souris normales ».
Le virus du Nil occidental s’est propagé rapidement en Amérique du Nord au cours de la dernière décennie et peut menacer la vie des personnes au système immunitaire vulnérable.
La coauteure Maya Saleh, Ph. D., professeure adjointe de microbiologie et d’immunologie à l’Université McGill et scientifique médicale de la Division des soins critiques de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, a déclaré que les découvertes de l’équipe ouvraient des avenues possibles de recherche pour déterminer si le système immunitaire de l’être humain pouvait être régulé de la même manière. « Nos résultats mettent maintenant la table pour la mise au point de composés pharmacologiques qui donneront un coup de fouet à l’activité de la capspase-12 en favorisant l’élimination du virus », a déclaré la professeure Saleh. « Étant donné que la caspase-12 de l’être humain est exprimée dans des régions endémiques pour l’infection au virus du Nil occidental, ces découvertes possèdent un potentiel significatif pour permettre la création de thérapies. »
Les autres auteurs sont Penghua Wang, Alvaro Arjona, Yue Zhang, Jianfeng Dai et Long Yang, de la Yale School of Medicine, Hameeda Sultana, de la Yale University et chercheuse au Howard Hughes Medical Institute, Philippe M. LeBlanc et Karine Doiron, du Département de microbiologie et d’immunologie de l’Université McGill.
L’étude a été subventionnée par les National Institutes of Health, le Howard Hughes Medical Institute, le Northeast Biodefense Center, les Instituts de recherche en santé du Canada et le Burroughs Wellcome Fund.
L’option d’intégration monétaire recommandable pour la Guinée.
Mise à jour le Vendredi, 03 Septembre 2010 14:48
Dans le cadre des campagnes pour l’élection présidentielle, la question de l’adhésion de la Guinée à la zone CFA a plusieurs fois été évoquée dans les questions des journalistes aux différents candidats. Deux options se sont dégagées des réponses avancées : la première est la réintégration de la Guinée dans la zone CFA, la seconde est celle de la gestion responsable de la monnaie guinéenne pour la stabiliser, avant une intégration plus large. En terme d’argument implicite, les défenseurs de la première option pensent qu’avoir une monnaie nationale serait un handicap pour la croissance, voire le développement ; tandis que ceux de la seconde option pensent le contraire. Autant les candidats à la présidentielle sont divisés sur la question, autant le sont les autres citoyens. Mon intervention, en tant que citoyen guinéen, vise à exprimer mon opinion fondée sur des arguments tant historiques, politiques, qu’économiques, contre la réintégration de la Guinée dans la zone CFA, tout en soutenant la seconde option. Cela, à travers les éléments de réponse à la question principale posée par les journalistes: La Guinée a-t-elle intérêt à réintégrer la zone CFA ? Ces éléments de réponse conduisent au démenti de l’argument selon lequel, une monnaie nationale serait un handicap pour le développement. Etant donné l’importance du sujet, j’invite les initiés aux questions monétaires à des réactions argumentées susceptibles d’enrichir le débat, dans l’unique but d’orienter le pays vers la meilleure option d’intégration monétaire.
La Guinée a-t-elle intérêt à réintégrer la zone CFA ?
‘’L’histoire est à l’homme ce que l’arbre est à la feuille, et à la nation ce que la racine est à l’arbre. Sans histoire, l’homme errerait comme une feuille au gré du vent et du temps. Sans histoire, les peuples n’auraient point de fondements pour affronter durablement les agressions multiples de leur environnement. Fût-elle écrite ou de tradition orale, l’histoire est partie de nous-mêmes’’. C. K. BANNY (cf. Histoire de l’UMOA, tome 1).
Historiquement, la Guinée en tant qu’ancienne colonie de l’ex Afrique Occidentale Française (AOF) était, à l’origine, membre de la zone CFA. Elle en est sortie à la suite de son ‘’NON’’ historique, au référendum du 28 septembre 1958, à la communauté française. C’est donc, l’une des conséquences du choix de la Guinée pour son indépendance ou son aspiration légitime à se gouverner ; conséquence qu’elle a assumée en créant sa monnaie le 1er mars 1960. Dans sa réaction, la France du Général De Gaulle déclencha des actions de sabotage de toutes les orientations économiques et politiques du nouveau Gouvernement guinéen. Ce sabotage consista, entre autres, à la fabrication par les autorités françaises de la fausse monnaie guinéenne et son introduction dans l’économie guinéenne (cf. LA PISCINE pp246-247). Dans un contexte de conflit d’intérêts et de défiance, ces actions de sabotage sont compréhensibles de la part d’un Chef d’Etat qui s’est illustré, durant toute sa carrière, dans la défense de sa patrie (l’appel du 18 juin 1940 de Londres) et des intérêts de son pays, en déclarant avec raison : ‘’Un pays n’a pas d’amis.
Il n’a que des intérêts à défendre’’.
Les futurs dirigeants guinéens auront-ils la raison de cette citation et de ces actions ? A mon avis, ces actions des autorités françaises d’alors doivent servir de leçons du patriotisme, de la responsabilité et de la défense de l’intérêt national. L’histoire retiendra que les deux premiers Présidents guinéens ont eu de bonnes relations de coopération avec la France, mais toujours gardé la monnaie nationale parce qu’ils n’ont plus trouvé intérêt à réintégrer la zone CFA. En 1996, à la question de François Soudan de ‘’Jeune Afrique’’ : ‘’A quand le retour de la Guinée dans la zone CFA’’ ? Feu Président Lansana CONTE répondit: ‘’moi, jamais !’’ fin de citation. Cependant, pour répondre aux impératifs de grands ensembles de notre époque, les deux premiers Présidents ont engagé le pays dans un processus d’intégration monétaire sous régionale, plus vaste.
Politiquement, le retour de la Guinée dans la zone CFA signifierait la remise en cause du noble combat de nos devanciers pour l’indépendance politique et la défense de l’intérêt national. Le sens de la responsabilité nous interdit de renier notre choix à nous gouverner. Plus de 50 années après, nous devons plutôt l’assumer. Les partisans de la réintégration de la Guinée dans la zone CFA doivent savoir que c’est, aussi, une zone d’influence politique dont les leviers de commande leur échappent. Nous devons tirer les leçons de notre histoire, en évitant au mieux les conflits d’intérêts surtout, dans le contexte actuel de convoitise de la Guinée par les investisseurs tant européens, américains, qu’asiatiques. Pourtant, dans l’option de réintégration de la zone CFA, il existe un risque réel de conduire le pays à une dépendance politique qui influencerait ses orientations de développement. Au contraire, ce risque est faible dans l’option alternative de l’intégration sous régionale de la CEDEAO. Dans cette option, la Guinée a plus de libertés et sert de trait d’union entre les pays anglophones et francophones. Une position très stratégique qui lui confère un rôle fédérateur avec les dividendes politiques à en tirer, pour peu que les dirigeants puissent l’exploiter. La Guinée a toujours politiquement joué un rôle pionnier pour l’intégration. C’est sous la présidence en exercice du feu Président A. Sékou TOURE que le lancement du processus d’intégration monétaire de la CEDEAO a été décidé, lors du 6ème sommet des chefs d’Etat et du Gouvernement, tenu en mai 1983 à Conakry. Pour mémoire, l’intégration monétaire de la CEDEAO s’inscrit dans le cadre du projet politique de l’intégration monétaire de l’Union Africaine. Ce projet piloté par l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA) évolue selon une approche graduelle, qui passe par la création de cinq zones monétaires sous régionales (Afrique de l’Ouest, Afrique du Nord, Afrique centrale, Afrique australe, Afrique de l’Est), avant l’intégration monétaire de toute la région Afrique.
Economiquement, la valeur d’une monnaie doit refléter les conditions économiques internes. Il y’a un débat au sein de la zone CFA et même de la zone Euro entre les partisans et les opposants du rattachement à une parité fixe du franc CFA à l’euro, via le franc français, (1euro=6,55957 FF=655,9570 CFA). Les voix se sont élevées, dont celles du FMI et la Banque mondiale, pour demander le décrochage du franc CFA de l’Euro, en vain. En outre, plusieurs économistes l’ont dénoncé et proposé des voies alternatives dans leurs publications, telles que : ‘’MONNAIE, SERVITUDE ET LIBERTE’’ de Joseph Tchundjang POUEMI, ‘’SORTIR DU PEIGE MONETAIRE’’ de Célestin MONGA et Jean-Claude TCHATCHOUANG, ‘’LE FRANC CFA ET L’EURO CONTRE L’AFRIQUE’’ de Nicolas AGBOHOU, ‘’SOUVERAINETE MONETAIRE DES PAYS AFRICAINS’’ et ‘’LES SERVITUDES DU PACTE COLONIAL’’ du Pr Mamadou KOULIBALY pour ne citer que ceux-ci. Ce dernier, qui est un ancien Ministre du budget et l’actuel Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’ivoire, est certainement l’un des dirigeants politiques les plus critiques de l’accord de coopération monétaire entre la France et les Etats membres de la zone CFA. Cet accord exige des Etats membres de placer 50 % de leurs réserves de change au Trésor français, en contrepartie de la garantie par la France de la convertibilité et du transfert illimités du franc CFA. Une éventuelle réintégration de la Guinée dans la zone CFA, l’obligerait à respecter les termes de cet accord de coopération monétaire et bien d’autres. Dans ce cas, si au cours d’une année le total des avoirs en devises de la Guinée est de 1 milliard de dollar US, elle ne gérera sur ses comptes que 500 millions et sera obligée de placer, l’autre moitié, 500 millions au Trésor français en contrepartie de la garantie de convertibilité à parité fixe. A propos, je ne crois pas à la déclaration d’un candidat à la présidentielle partisan de la zone CFA (première option), qui prétend ‘’faire décrocher le Franc CFA de l’Euro pour le rattacher à un panier de monnaies fortes’’ (relire ce paragraphe). Pire, cette déclaration révèle une contradiction et une incompréhension du fondement même de la zone CFA. En effet, l’existence de la zone CFA est fondée sur le rattachement du franc CFA à l’euro, le décrochage du franc CFA de l’euro revient donc à mettre fin à l’existence de la zone CFA, alors pourquoi chercher à y adhérer ? A la lumière des connaissances que la science économique offre de nos jours, il existe une abondante littérature, des spécialistes en monnaie, soutenue par des données objectives et des évidences empiriques, qui déconseillent la zone CFA. Je pense que les guinéens partisans de l’option de réintégration de la Guinée dans cette zone doivent s’en servir pour mieux appréhender les enjeux.
Les défenseurs de la zone CFA s’appuient d’une part, sur les arguments de stabilité et de convertibilité monétaire et, d’autre part, sur l’attrait de capitaux et la taille du marché de la zone CFA. Il est vrai que le franc CFA est une monnaie stable et ‘’convertible’’, mais il est aussi vrai que cette stabilité et cette convertibilité sont importées par sa parité fixe à l’Euro. Aussi, ‘’la stabilité monétaire et la convertibilité d’une devise ne suffisent ni à attirer les investissements ni à relancer les économies’’ (cf. sortir du piège monétaire p 121). Contrairement à ce que croient les partisans de la zone CFA, plusieurs économistes ont montré que cette parité n’est pas avantageuse, elle est plutôt ‘’coûteuse’’ pour les pays africains. Le message de ces économistes est que la zone CFA est un ‘’piège monétaire’’ dont il faut sortir au plus vite. La Guinée qui est déjà sortie de la zone CFA n’a donc pas intérêt à la réintégrer. En ce qui concerne la taille du marché potentiel, il est admis que plus une zone économique et monétaire est vaste et comprend un grand nombre de consommateurs, mieux les économies profitent parce que les entreprises qui y évoluent peuvent accroître leur compétitivité en faisant baisser les prix, grâce à la réalisation d’économies d’échelle. De ce point de vue, la CEDEAO est plus vaste que l’UEMOA. A titre illustratif, en 2008 le PIB de l’UEMOA représentait 23,0 % de celui de la CEDEAO. En 2009, la population de l’UEMOA représentait 30,13 % de celle de la CEDEAO (cf. Banque mondiale/ADI, 2010). Etant donné ces considérations, il serait recommandable de mieux préparer la Guinée à l’intégration monétaire de la CEDEAO, plus vaste, que d’adhérer à l’UEMOA.
Du point de vue de la gestion des politiques économiques, les partisans de l’option de réintégration de la Guinée dans la zone CFA doutent tacitement des compétences guinéennes en matière de gestion de la politique de change et de la politique monétaire. En effet, le transfert de la gestion des réserves de changes d’une Banque centrale à une autre institution implique d’une part, la perte de sa politique de change et, d’autre part, le choix d’un régime de change fixe. La conséquence est que ce choix priverait la Banque centrale de ses instruments essentiels pour répondre aux chocs extérieurs auxquels sont exposées les petites économies ouvertes, comme celle de la Guinée. En prenant cette option, la Guinée perdrait l’autonomie de sa politique de change et celle de sa politique monétaire pourtant indispensables pour réaliser ses objectifs de politique économique, à savoir : la correction des déséquilibres macroéconomiques, la croissance économique, l’emploi etc. La politique monétaire autonome agit sur l’investissement et la politique de change autonome sur les exportations et/ou la compétitivité de l’économie nationale. Les investissements et les exportations représentent les principales sources de croissance de l’économie guinéenne, c'est-à-dire la création de la richesse nationale. Ceci étant, il serait difficile de réduire la pauvreté, comme l’ont promis tous les candidats, en abandonnant des instruments qui permettent d’accroître la richesse. C’est comme si on se fixait un objectif tout en se privant des instruments qui permettent de l’atteindre. A l’évidence, cela est contradictoire. La réalité est que la Guinée a accusé beaucoup de retard sur le sentier de sa croissance. Elle a besoin de l’autonomie de ses politiques économiques, dont la mise en oeuvre cohérente permettrait la réalisation de taux élevés de croissance économique pour réduire, à tout le moins, l’écart qui la sépare des pays de la sous région qui l’ont devancée. A cet égard, l’échéance relativement éloignée de l’option d’intégration monétaire sous régionale donne du temps à la Guinée de mieux se préparer, en utilisant à cet effet une gamme élargie d’instruments de politique économique qui permettraient d’améliorer son degré de convergence macroéconomique et réelle (rattrapage du retard sur le sentier de croissance économique). Mieux on prépare une intégration, plus faibles seront les coûts à supporter et plus grands seront les bénéfices à en tirer.
Du point de vue du commerce international, on sait que la structure du commerce extérieur de la Guinée est caractérisée d’une part, par la prédominance des exportations minières vendues en dollar US et, d’autre part, par celle des importations de produits alimentaires et pétroliers facturées en dollar US. Si on ajoute à ce constat, le fait que l’Asie est depuis quelques temps la région des importations guinéennes d’une gamme élargie de produits (habillements, matériels électroniques, machines agricoles, moto etc..), on est tenté d’admettre que le dollar est la principale monnaie de facturation du commerce extérieur guinéen. On se souvient que quand feu Président Lansana CONTE interrogeait les opérateurs économiques sur les raisons de la hausse des prix en Guinée, ils répondaient tous : « c’est parce que le dollar a augmenté ». Dans ce cas de figure, la Guinée n’a pas intérêt à réintégrer la zone CFA surtout, dans le contexte actuel d’appréciation continue de l’euro par rapport au dollar US. En la matière, l’unanimité qui se dégage est qu’on doit préférer ‘’la monnaie de son commerce extérieur’’.
En résumé, la Guinée doit renforcer la coopération mutuellement bénéfique dans d’autres domaines avec d’une part, la France et, d’autre part, les Etats de l’UEMOA sans nécessairement réintégrer la zone CFA. Ma conviction est que du point de vue tant historique, politique, qu’économique, la Guinée n’a pas intérêt à réintégrer la zone CFA. Elle a une option alternative qui est la préparation à la zone monétaire unique de la CEDEAO dont le processus enregistre une nouvelle dynamique. A propos, certains travaux ont conclu qu’ : ‘’à la lumière des enseignements de la théorie complète des zones monétaires optimales, le projet de création d’une zone monétaire unique de l’Afrique de l’Ouest est opportun’’ (cf. Une monnaie unique pour toute l’Afrique de l’Ouest ? p149 O.Ouédraogo). S’il est vrai que l’intégration sous régionale comporte de nombreux avantages, il est aussi vrai que son efficacité économique requiert l’instauration d’une gouvernance économique sous régionale, à travers les institutions indépendantes.
En attendant cet avènement, la Guinée doit garder sa monnaie en menant une politique monétaire crédible, tout en s’imposant le respect des critères de convergence. Cette position conduit au démenti de l’argument selon lequel une monnaie nationale serait un handicap pour la croissance. Je partage ici le point de vue d’un autre candidat à la présidentielle, partisan de la gestion responsable de la monnaie nationale (seconde option), qui a démenti cet argument avec des exemples. Les expériences qui démentissent cet argument sont nombreuses. Parmi lesquelles, celles des pays ayant quitté la zone CFA pour créer leurs propres monnaies et d’autres, tels que : le Maroc avec son dirham, la Tunisie avec son dinar, le Botswana avec son pula, le Ghana avec son Ghana cedi. La crédibilité de la gestion de ces monnaies est établie avec de bonnes performances économiques. A ces expériences, j’ajouterai volontiers, celle de la Guinée qui avait relativement réussi à stabiliser son cadre macroéconomique, dans la période de 1986 à la fin des années 1990. Son taux d’inflation était tombé de 72% en 1986 à environ 4% en 1996, son taux de change stabilisé en moyenne autour de 1000 FG pour 1 dollar US avec une prime de change (écart entre taux officiel et parallèle) de moins de 4%, ses réserves internationales brutes maintenues autour d’une couverture moyenne d’environ 3 mois d’importations, l’endettement de l’Etat auprès de la Banque centrale limité, avec un total de créances de 85,70 milliards de FG à fin décembre 1997 et la réalisation durant la période d’un taux de croissance moyen du PIB réel de 5%, supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Ces résultats ne s’expliquent que par la mise en oeuvre de politiques macroéconomiques appropriées. Ainsi, une monnaie nationale n’est pas forcement un handicap pour la croissance économique mais, appliquer des politiques macroéconomiques inappropriées ou attaquer sa propre monnaie (tels que les achats de devises au taux du marché parallèle par la Banque Centrale) conduit inéluctablement à son affaiblissement et donc à une perte du pouvoir d’achat des populations qui, dans leur revendication sociale, peuvent renverser le gouvernement ; comme ce fût le cas en janvier et février 2007. ‘’…Il n’y a pas de manière plus subtile, plus sûre et plus discrète de renverser l’ordre existant de la société que de vicier sa monnaie’’ (J.M.Keynes). C’est la mauvaise gestion de la monnaie qui peut être un handicap et non la monnaie elle-même. Une monnaie nationale peut être au service du développement si la Banque centrale mène une politique monétaire crédible (non laxiste), coordonnée à une saine gestion des finances publiques. La Guinée a expérimenté, durant la décennie 1986 à 1996, une gestion crédible de sa monnaie qui a donné des résultats appréciables. En clair, c’est une question de bonne gouvernance économique dans la discipline, l’intégrité et la compétence des décideurs. Si ces conditions sont remplies, dans le futur ordre constitutionnel, la monnaie nationale contribuerait mieux à la croissance économique, voire au développement.
En conclusion, à la lumière de ces arguments et à l’époque actuelle de la régionalisation des économies, l’option d’intégration monétaire recommandable pour la Guinée est la bonne préparation à l’avènement de la zone économique et monétaire unique de la CEDEAO, prévue en 2020. Etant donné que, cette zone unique sera créée par la fusion de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et de la Zone Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO), il y’a pas de raison objective que la Guinée adhère à l’UEMOA. En tout état de cause, la décision d’intégrer une zone économique et monétaire doit être précédée par les propositions pour alimenter le débat politique et la consultation du peuple, puisque la monnaie est un élément de la souveraineté nationale et doit être un instrument du développement et non de l’asservissement.
Par N. M. CONTE, mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
RDC: L’ONU s’insurge de nouveau contre les violences sexuelles
L’instabilité en République Démocratique du Congo a toujours fait payer un lourd tribut aux femmes surtout dans les zones de conflits. Cette semaine, l’ONU à travers l’organe en charge des droits de l’homme l’avoir dans un rapport publié a incriminé de nouveau des militaires rwandais et ougandais dans ce drame.Il est à se demander pourquoi c’est maintenant que la communauté internationale porte un intérêt particulier aux viols en masse des femmes et des jeunes filles qui sont restées pourtant toujours la cible privilégiée des rebelles et même de quelques éléments des forces régulières ? Est-ce que c’est parce que ce qui se passe actuellement à l’Est de la RDC est devenu si criard, si horrible que le phénomène dépasse l’entendement ?
La situation de la femme congolaise n’est rien d’autre que celle que vivent de millions de femmes dans de nombreux pays du continent. Les mesures de protection des droits de la femme sont restées en général au stade des théories. Les violences se vivent au quotidien en temps de paix comme en temps de guerre. Seulement, le phénomène est plus accentué dans les pays en guerre.
Si non comment expliquer la situation des femmes et des jeunes filles soumises au trafic en Afrique Centrale et en Afrique de l’Ouest ? La presse et les ONG n’ont jamais cessé de dénoncer et flétrir le phénomène qui ne peut se passer sans qu’aucune autorité ne soit informée pour des solutions adéquates.
A l’heure actuelle une sérieuse inquiétude existe sur l’exploitation sexuelle et physique de femmes et jeunes filles entre le Nigéria et la Côte d’Ivoire. Incontestablement cette réalité n’est pas nouvelle bien que c’est maintenant qu’elle devient une préoccupation. En Somalie, au sud Soudan tout comme dans les régions qui connaissent une stabilité nombreuses sont les femmes qui vivent dans un calvaire permanent les exposant tous les jours aux maladies sexuelles les plus redoutables et aux poids des travaux les plus exécrables.
Les femmes de la RDC rappellent le calvaire de tant d’autres soumises à l’exploitation et à la prostitution dans les 4 coins du continent. La pauvreté très présente partout en Afrique s’est renforcée dans les situations d’instabilité et exposé les femmes aux pires épreuves.
Les gouvernements des Etats n’ont pas suffisamment agi pour que les femmes jouissent pleinement de leurs droits. Les organisations régionales et internationales se sont limitées plus aux condamnations qu’aux actions en faveur de la couche féminine.
Espérons qu’avec ces dernières violations sexuelles en RDC, toutes les situations dramatiques des femmes trouveront enfin leurs solutions. Une nouvelle fois, avec l’implication de l’Organisation des Nations Unies pour la résolution du drame féminine dans l’Est du Congo, l’espoir est encore permis.
El Hadj Abdoulaye Diallo pour Aminata.com
GUINEA: Proposition de Creation d’une Banque Internationale de Développement
Mise à jour le Samedi, 28 Août 2010 17:42
PART-2
Sortirdela Guinee du marasme actuel nécessite de la part des Guineens l’esprit d’ingéniosité et d’innovation. Il faut transcender les démarches traditionnelles et les veilles habitudes qui ont conduit au naufrage national. Pour assurer le financement de son développement, la Guinee doit trouver des stratégies pour unir la générosité de la communauté internationale aux ressources internes. D’où la nécessité de définir un cadre rationnel de financement du développement national par l’établissement d’une Banque Internationale de Développement et de la Construction de la Guinee en vue de collecter les fonds nécessaires pour le financement de projets d’intérêt collectif (équipements collectifs, logements sociaux) mais aussi pour accorder des prêts à plus ou moins long terme aux agriculteurs, commerçants, industriels, collectivités territoriales, etc. Une telle entreprise doit trouver les juxtapositions entre l’intérêt de la société et l’efficacité économique et sociale des projets retenus. C’est pourquoi, la Banque Internationale de Développement et de la Construction de la Guinee doit mobiliser les capitaux publics et privés en vue de joindre les objectifs globaux de développement aux impératifs spécifiques des acteurs économiques. L’économie nationale doit être financée. Pour cela, il faut inventer des mécanismes innovants.
Les changements de constitution: Un coup dur contre la démocratie en Afrique
Depuis la conférence de La Baule de 1990 engageant les pays africains sur la voie de la démocratie, aucun gouvernement ne pouvait résister pendant longtemps à l’appel du Président français François Mitterrand au risque de se faire emporter par le nouveau vent qui soufflait déjà en Europe de l’Est.C’est ainsi que la démocratie est très vite devenue un effet de mode poussant les plus autocrates à l’utiliser pour sauver leurs fauteuils et leurs privilèges. Aujourd’hui de tous les Chefs d’Etats de l’Afrique de l’Ouest qui avaient pris part au sommet de La Baule, aucun n’est au Pouvoir. Ils ont été remplacés soit suite à des coups d’Etat soit suite à des élections libres.
Mais parmi les remplaçants qui clamaient haut et fort leur détermination à asseoir une culture démocratique dans leurs pays, nombreux sont sur le chemin de la déviation. Ils ont trouvé une formule pour s’éterniser au Pouvoir en violant la constitution sous le prétexte d’une exigence populaire.
Si Tanja Mamadou a échoué au Niger, tel n’est pas le cas pour nombreux de ses pairs qui le condamnaient juste il ya quelques mois. Ils tripatouillent la constitution au nom du peuple pour bénéficier d’autres mandats. Que ce soit Blaise Compaoré au Burkina Faso, Laurent Gbagbo avec ses reports répétés de la présidentielle et très bientôt Maître Wade du Sénégal. Ces Chefs d’Etats ont bien assimilé les leçons de leurs aînés Gnassingbé Eyadema du Togo, Lansana Conté de Guinée aux quels il faut ajouter de nombreux autres du continent qui avaient ouvert le chemin des prolongations et des multiplications des mandats au nom de la démocratie.
Celle-ci est violée ou en passe de l’être dans la région ouest africaine par des Chefs d’Etat qui passaient pour des références en matière de démocratie. Qu’ils violent aujourd’hui la constitution de leur pays ne dérange aucune organisation sous-régionale même si elle s’appelle CEDEAO. Çà n’émeut pas l’Union Africaine car, seul les fragiles n’ont pas droit à la violation, les doyens et ‘’ sages’’ Chefs d’Etat eux, sont permis de tout faire puisqu’ils sont sûrs d’être au-dessus des normes juridiques. C’est eux qui font ces normes sur mesure. Tant pis pour la santé de la démocratie et de l’Etat de droit.
C’est déjà une voie largement ouverte pour tuer la démocratie en Afrique si les Peuples ne se rendent pas vite à l’évidence qu’on commence à leur enlever le pouvoir qui est leur propriété à eux seul, leur souveraineté.
Ces nouveaux aménagements constitutionnels pour permettre aux Chefs d’Etat en exercice de se représenter pour un nouveau mandat sont des violations graves, même si ceux qui les premiers, devaient le dénoncer gardent un mutisme frappant. Même si ceux qui devaient les arrêter au niveau sous-régional et international sont encore indifférents.
Les Peuples eux, finiront par se réveiller et barrer la route aux responsables des violations graves, qui qu’ils soient et où qu’ils se trouvent. Car, comme le dirait l’autre, en démocratie « il peut y avoir des accidents de parcours, modérant, freinant ou arrêtant le cours du processus. Mais seulement pour un temps ; pas pour tout le temps. Car c’est un ruisseau qui coule, qui ne s’arrête et ne s’assèche jamais ».
El hadj Abdoulaye Diallo pour Aminata.com
USA : La mosquée de New York qui fait polémique !
Le projet de construction d’une mosquée à côté des Tours Jumelles de New-York qui avaient été détruites par Al-Qaïda an 2001 divise les américains.Pour le camp républicain la construction d’une mosquée à quelques centaines de mètres de ces Tours est inacceptable et constitue une insulte grave aux victimes d’Oussama Bella den, à leurs proches et à tous ceux qui défendent les valeurs républicaines aux Etats-Unis d’Amérique.
Ce projet fait la controverse depuis plusieurs mois entre les autorités de l’Etat de New-York. Seulement voilà, le Président des Etats-Unis a tranché en décidant de la construction de l’édifice religieux. Une décision qui a augmenté les protestations soutenues par des arguments de taille pour ceux qui confondent Islam et terrorisme.
Pour eux, la construction de cette mosquée constitue une menace sérieuse pour les citoyens et leurs biens. Une inquiétude et des protestations fondées sur le triste souvenir du spectacle douloureux d’il ya environ dix ans quand ces pilotes d’Al-Qaïda ont foncé tout droit sur les Tours Jumelles causant une désolation qui reste encore très présente dans les esprits.
A ceci s’ajoutent les actes terroristes enregistrés au quotidien çà et là dans le monde sous la signature d’Al-Qaïda. Ainsi, pour nombreux non musulmans, l’Islam est synonyme de terrorisme et la construction d’une mosquée à côté des Tours Jumelles ne peut que raviver une psychose déjà ancrée dans les esprits.
Bien que Barack Obama ait tenté de persuader l’opinion américaine que l’Islam ne pourrait être synonyme de terrorisme, cette population reste sur sa position de départ.
Pourtant c’est un grand soulagement pour les musulmans new-yorkais qui se voient confortés par le Chef de la Maison Blanche avec son autorisation de construire la mosquée après des années de lutte entre camps adverses.
La joie a traversé les frontières des Etats Unis pour s’étendre à tout le monde musulman qui a salué la décision de Barack Obama. Sans doute que le Chef de la Mison Blanche pose ainsi un acte pour décrisper la tension interne entre religions et favoriser un rapprochement du monde musulman à la diplomatie américaine. Il est incontestable que le Chef de la Maison Blanche sait que les musulmans du Proche et Moyen Orient dans leur majorité, pensent que les Etats-Unis sont ennemis de l’Islam.
Obama pourra-t-il prouver le contraire avec ce seul geste ? Ceci n’est pas évident, surtout quand on sait que la présence militaire américaine a sa population de victimes innocentes en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.
Assurément le Président des Etats-Unis a encore d’énormes efforts à déployer pour persuader deux camps dont les positions et les croyances sont très difficiles à rapprocher.
Pourtant dans les efforts pour l’instauration de la paix et de la compréhension dans le monde, Obama ne peut qu’être encouragé et soutenu par les militants et activistes des droits de l’Homme.
El hadj Abdoulaye Diallo, Aminata.com
Burkina Faso : Libération des otages espagnols !
La libération des otages espagnols intervient enfin le 22 septembre 2010 après cinq mois de tractations et d’attente. A la place de l’inquiétude, c’est la joie qui prend la place à Madrid. Les 2 otages ont été libérés sains et saufs grâce à la médiation du Président Blaise Compaoré du Burkina Faso.Les seigneurs du désert malien ont accepté la mission des autorités burkinabé qui ont utilisé l’intelligence de Mauritanien réfugié dans leur pays. Même si on ignore les conditions de libération des 2 humanitaires espagnols, on ne peut pas nier la réussite là où d’autres otages ont perdu la vie.
Le Chef du Gouvernement Zapatero n’a pas attendu pour féliciter et remercier le médiateur Blaise Compaoré pour cette libération. Un Blaise Compaoré qu’on connaissait jusqu’ici comme étant un médiateur politique en Afrique de l’Ouest et qui commence à s’essayer dans un autre domaine plus complexe.
En effet, la médiation avec une rébellion comme Al-Qaïda exige une maitrise de certains secrets pour se faire accepter dans un environnement mystérieux.
Le coup d’essai du Président Compaoré a été un coup de maître et contribue au renforcement des relations entre l’Espagne et le Burkina quoiqu’on ne sache pas si une rançon a été payée aux ravisseurs.
Il reste à comprendre cependant comment les pays voisins du Burkina Faso apprécient le geste du Président Compaoré et notamment de quel œil les autorités mauritaniennes voient cette mission qui s’est effectuée grâce aux bons offices d’un de leur opposant de taille.
A cela s’ajoute que les responsables mauritaniens ne sont pas montrés jusqu’ici favorables à des négociations avec AqMI au Sahara. Ainsi, le Burkina peut être taxé de complice des terroristes d’Al-Qaïda dans le vaste désert que partagent le Mali, la Mauritanie, le Niger et l’Algérie.
Quoiqu’il en soit, le Burkina n’a pas travaillé seul en Afrique pour la libération des otages espagnols. En témoigne les félicitations que le gouvernement d’Espagne a adressées aux autorités marocaines pour leur contribution.
Continuera-t-on à privilégier les négociations du genre ou bien approfondir la réflexion pour venir à bout du mouvement terroriste afin que la quiétude règne dans la région.
Pour le moment les aides humanitaires et l’affluence des touristes sont considérablement ralentis causant une perte financière énorme pour les pays du Maghreb et de la zone Sahélo-Sahélienne.
Jusqu’ici, les méthodes fortes se sont révélées inefficaces. Une réalité qui pourrait conduire les décideurs à privilégier les échanges pour neutraliser ce mouvement terroriste qui risque de transporter le mal à l’intérieur de nos Etats.
C’est dire toute l’urgence qu’il ya de trouver une solution idoine au terrorisme dans le Maghreb islamique. C’est dans l’intérêt e tout le monde.
El hadj Abdoulaye Diallo,Aminata.com
Afrique du sud : Grogne sociale, une dure épreuve pour le régime Zouma !
Les services publics sud africains ont déclenché une grève illimitée pour amener le gouvernement à améliorer les conditions de vie et de travail de la classe ouvrière.La trêve observée à cause de la coupe du monde de football a été rompue à cause des conditions de vie très pénibles des travailleurs qui n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins élémentaires. Ces travailleurs qui affirment être sous le poids de dettes toujours en augmentation, voient leur pauvreté s’accentuer.
Leur espoir pour une amélioration de leurs conditions de vie après la coupe du monde n’a pas été satisfait bien que le Président Jacob Zuma avait eu à faire des promesses dans ce sens.
Aujourd’hui les travailleurs sud africains exigent du Gouvernement entre autres, l’augmentation de salaire de 8,6%, des indemnités de logement et de transports.
Les manifestations de violence qui accompagnent cette grève effacent la belle image que le pays de Nelson Mandela avait présentée lors de la coupe du monde.
La fête du football avait fait oublier au Gouvernement la menace de la classe ouvrière qui revendiquait des conditions de vie et de travail meilleures. Les travailleurs avaient accepté de permettre une coupe du monde dans un climat apaisé.
Maintenant que le Président Jacob Zuma n’a pas tenu sa promesse d’améliorer leurs conditions d’existence à temps, il est à craindre que le mouvement social ne se radicalise. Surtout que les travailleurs savent que le pays a bénéficié de retombées financières non négligeables lors de la coupe du monde.
A ceci s’ajoute un train de vie des gouvernants que ces mêmes travailleurs qualifient d’insolent.
Les 1.300.000 fonctionnaires sud africains sous la direction de la COSATU et d’autres syndicats n’entendent pas reculer devant ce qu’ils considèrent comme leurs droits.
Certes, on est encore loin d’arriver à une solution acceptable à la table de négociations. Pourtant les positions figées observées actuellement par les deux parties (gouvernement et syndicats) si elles durent ne pourront causer que des pertes économiques insoupçonnées au pays.
C’est pourquoi le sens de responsabilité doit prévaloir de part et d’autre afin de sortir le pays de cette crise sociale aux conséquences imprévisibles.
El hadj Abdoulaye Diallo pour Aminata.com
Brésil : Conférence internationale sur le climat pour quel résultat ?
Le Brésil abrite actuellement la conférence internationale sur le climat. Les experts du monde entier tablent une nouvelle fois sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur l’environnement.Une pareille rencontre n’est pas une première. Nombreuses autres l’ont précédé pour aboutir à des résultats mitigés.
Cette autre fois les experts internationaux plancheront sur les moyens efficaces de lutte contre la désertification qui gagne du terrain ainsi que les aléas qui sont imprévisibles et difficilement contrôlables.
L’organisation des Nations Unies voudrait par cette rencontre, engager une lutte pour la protection de la nature fortement menacée. Cette année, le monde entier est témoin des catastrophes naturelles d’une rare violence enregistrées çà et là.
Des millions d’êtres humains se sont retrouvés dans une situation surprenante, l’ampleur et la force des désastres ont causé sur les continents des fortes pertes en vies humaines et ont conduit une grande population au dénuement et au désespoir.
Les sans abris se sont multipliés à cause des conséquences fâcheuses du réchauffement climatique. A ce moment précis où les phénomènes naturels que sont les inondations, les incendies de milliers d’hectares de forêts et les tornades s’abattent sur la planète comme une malédiction, il est sûr que la conscientisation devient plus facile pour les mesures de préservation de la vie sur terre.
L’intensité et la succession de la sécheresse ajoutée aux puissances dévastatrices des pluies donnent à réfléchir. C’est sans doute pourquoi les Etats les plus touchés par les phénomènes naturels tentent d’explorer de nouvelles pistes en vue d’améliorer les plans déjà existants.
En Afrique c’est le cas du gigantesque projet de grande muraille verte qui s’étend du Sénégal à Djibouti. A travers ce projet, il est question de reboiser une zone de 7000 km de long et 15 km de large. Ambitieux projet dirait-on.
Mais ce projet est réalisable avec une volonté conjuguée des gouvernants et des gouvernés. Arrêter l’avancée du désert exige une implication des collectivités. Celles-ci doivent se sentir plus que jamais concernées par le travail à faire.
C’est ainsi que les différents plans d’action de reboisement devront être acceptés par les populations au prix d’une pédagogie efficace.
Chaque Etat devra démultiplier son plan d’action national jusqu’au niveau des villages et pouvoir vaincre les résistances qui trouvent leur origine dans les traditions séculaires et dans les nouveaux intérêts de la gestion des terres.
En tout cas, quelques soient les plans d’action internationaux, tant que les communautés à la base ne sont pas associées aux prises de décision, les résultats resteront en deçà des espoirs.
La conférence internationale sur le climat qui se tient au Brésil est à saluer et vient à un moment indiqué pour la sauvegarde de la vie sur terre.
Pourvu que les décideurs et les riches de ce monde ne trainent pas une nouvelle fois les pas. Ce qui est sûr, c’est que les scientifiques n’ont jamais caché l’ampleur du danger qui guette notre planète.
Mais leurs propositions de solution n’ont pas trouvé pour le moment des oreilles attentives pour une gestion urgente du climat sur notre planète.
El hadj Abdoulaye Diallo pour Aminata.com
Le lieutenant-colonel de la Coloniale et le photojournaliste Togolais
"Une sanction disciplinaire de dix jours d'arrêt a été notifiée hier au lieutenant-colonel Romuald Letondot, pour atteinte au renom de l'Armée française" annonçait Christine Fages, porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères ce Vendredi [13 Août 2010], après le forfait de l’officier français à l’endroit du journaliste Togolais Mardi dernier [10 Août 2010] à Lomé.
Triste réalité en Russie, avertissement pour l’humanité
Depuis plus d’une semaine la Russie vit dans le calvaire suite à l’incendie qui s’est déclenchée et qui constitue une menace sérieuse pour tout ce qui existe dans le pays.Maîtriser les feux reste un véritable casse-tête. L’arsenal technique et technologique de cette Puissance n’est pas arrivé à bout des flammes ravageuses et meurtrières. Hommes, animaux et forêts sont encore à la merci des flammes.
C’est une véritable catastrophe humanitaire qui a surpris plus d’un habitant de Moscou et de ses environs. Même les centrales nucléaires sont exposées à une menace inquiétante.
Cette catastrophe devrait nous interpeller nous autres afin qu’on prenne conscience du danger qui nous guette avec la dégradation poussée de l’environnement sur notre planète.
La chaleur qui s’abat sur la Russie n’est donc pas que locale, elle est l’alerte qui devrait pousser les décideurs de l’ensemble des Etats du Globe à comprendre l’ampleur du danger qui menace la vie sur terre afin que des mesures soient prises pour corriger au plus vite le mal.
Cette alerte s’annonce sur les 5 continents à travers des inondations et des sécheresses. Les catastrophes naturelles qui se multiplient tous les jours sont un signe annonciateur du déluge qui guette les êtres vivants.
Les médias ne sont pas indifférents à cette triste réalité et font un battage intense comme pour dire que les cris répétés d’alarme des scientifiques sur la menace qui pèse sur l’environnement se matérialisent à un rythme inquiétant.
Les recommandations des différents sommets mondiaux sur l’environnement ont été très explicites afin que les gouvernements prennent des dispositions pour lutter contre l’effet de serre. Pourtant la pollution de l’atmosphère contribue toujours à renforcer la menace. Même s’il ya eu des avancées dans la protection de notre écosystème elles sont de très loin inférieures aux normes qu’il faut.
La Russie devrait servir d’exemple en même temps que l’Inde, la Chine et le Pakistan aujourd’hui victimes d’inondations meurtrières et destructrices. Les incendies des forêts russes ont donc leur explication pourvu que chacun comprenne que le mal qui plane sur nos têtes et qui détruit notre environnement n’est pas une fatalité.
Que ce mal se manifeste par des vastes incendies provoquées par le réchauffement de la terre ou qu’il s’appelle inondations ou tempêtes, il est l’œuvre des hommes.
La solution à ce mal est incontestablement entre les mains de ces mêmes hommes, au premier chef les décideurs pourvu que la volonté politique existe pour agir. Refuser d’agir immédiatement c’est accepter le péril.
El hadj Abdoulaye Diallo pour Aminata.com
Rwanda : Une élection présidentielle sans enjeu
Les Rwandais ont été aux urnes le lundi 09 août 2010 pour élire leur président. Cette élection intervient au moment où les opposants au régime du Président Kagamé sont mis à l’écart. La force du Pouvoir, les tracasseries et intimidations n’ont pas favorisé la liberté de vote.Déjà nombreuses personnes dont un journaliste ont été victimes des exactions du Pouvoir en place. Depuis le génocide de 1994, c’est la deuxième fois qu’une élection est organisée dans ce pays.
Pour le fauteuil présidentiel, il ya eu 4 candidats dont le Président sortant donné largement favoris. Ces candidats ont un programme presque identique.
Parmi les opposants de taille à Paul Kagamé, un est déjà en prison et les 2 autres sont accusés de révisionnisme et attendent un procès.
Plus de 5 millions de rwandais se rendent donc aux urnes pour un plébiscite du Chef de l’Etat qui a su imposer une liberté sous contrôle dans le pays.
Les populations ayant présent à l’esprit le génocide, affichent la discipline que leur impose le Pouvoir et se conforment à la volonté du régime en place.
Le Rwanda n’est certes pas le seul pays africain où la démocratie est unanimiste où l’autocratie est camouflée, où les pseudo-institutions renforcent le pouvoir personnel du dirigeant en place. D’autres pays africains sont sous des régimes identiques. Des régimes de liberté sous surveillance, où la démocratie véritable est encore un vain mot. L’opposition rwandaise qualifie l’élection de ce lundi 09 août de mascarade électorale. Ce qualificatif ne changera rien car, c’est la victoire avant le vote que les observateurs valideront avant la Cour Suprême Rwandaise.
Elhadj Abdoulaye Diallo pour Aminata.com
Burkina Faso : Une constitution sur mesure
Le Burkina Faso ne faillira à la règle. Il modifiera bientôt les dispositions de la constitution pour permettre à son Président de briguer un troisième mandat à la tête du Pays.L’article 37 est principalement visé dans ce cadre car c’est lui qui stipule que le Président de la République ne peut exercer que deux mandats. Décision est prise par le parti au pouvoir, l’article 37 va sauter très bientôt pour laisser la place à une disposition favorable à des mandats illimités.
Bien sûr que d’autres articles connaîtront des retouches, mais ce qui est fondamental c’est que l’article traitant de la limitation des mandats est au premier chef sur le viseur. Car, c’est lui qui fait obstacle, c’est lui le condamné a mort. Tant pis pour la santé de la constitution et de la démocratie. Désormais le Président Compaoré est assuré de garder le fauteuil. Même si les critiques et condamnations n’ont pas tardé à venir de l’intérieur et de l’extérieur, même si le cas Tanja Mamadou du Niger voisin ne sert pas de mauvais exemple.
Blaise n’est pas Tanja qui lui, a été imprudent pour se faire avoir et se laisser loger dans une belle Résidence fortement surveillée. Surveillée à ne pas permettre la visite facile de sa famille, de son avocat, de ses très proches amis.
Le Président Blaise lui, a sans doute pris les dispositions, les garanties pour se prémunir des coups d’Etat. Pour cet admirable médiateur dans de nombreuses crises en Afrique, la confiance de la communauté internationale, de l’Union Africaine et de la CEDEAO ne pousse pas à la retenue afin d’éviter de modifier la constitution de son pays pour se maintenir au Pouvoir.
C’est normal pour lui, car le Peuple burkinabé a plus que jamais confiance à son Président charismatique et éclairé. C’est normal pour un sage comme lui, un médiateur expérimenté.
Pourtant, ce qui est normal pour le Président Blaise et son Parti ne l’est pas pour les démocrates, et les défenseurs des droits de l’Homme. Eux, ils savent que dans un pays démocratique, la constitution est sacrée et ne peut faire l’objet de modification selon le bon vouloir des gouvernants du moment.
Eux, ils savent qu’une République ne peut pas être gérée comme un Royaume de monarchie absolue. Eux, ils savent que la volonté populaire est à respecter et qu’un parti ou un groupe d’hommes ne sauraient décider à la place du Peuple Souverain.
Aujourd’hui, l’opposition burkinabé monte au créneau pour flétrir la détermination du CDP de modifier la constitution. Elle pense que l’échec est assuré pour ce fameux projet. Elle compte sur la réaction populaire et sur les députés.
Elle n’a pas tord d’avoir confiance au Peuple Burkinabé et à ses mandants. Cependant, elle devrait aussi avoir présent à l’esprit que la démocratie est pour l’instant très fragile dans les pays d’Afrique où l’essentiel des libertés est sous contrôle des tenants du Pouvoir.
D’ailleurs les exemples ne manquent pas où les constitutions ont été modifiées pour perpétuer des hommes au pouvoir.
C’est dire que le Pouvoir burkinabé a toutes les chances de réussir son projet pour le bonheur du Président Compaoré. Cependant, la tradition de modifier les constitutions en Afrique ne tardera pas à rattraper les experts en tripatouillage afin qu’ils répondent de leurs actes.
Elhadj Abdoulaye Diallo pour Aminata.com
Seychelles : l'Assemblée nationale ratifie le statut de la CPI
"L'Assemblée nationale des Seychelles a ratifié vendredi le statut de Rome relatif à la Cour pénale internationale (CPI), rentrée en vigueur le 1er juillet 2002.Tous les 32 députés, ceux de la majorité issue du parti présidentiel Lepep et de l'opposition constituée du Seychelles National Party, ont voté en faveur de la motion appelant à la ratification du traité.
Une fois que le président de la république aura signé le traité, il aura valeur de loi et les Seychelles collaboreront avec la CPI basée à la Hague, aux Pays-Bas. [...] "
Côte d'Ivoire: Ali Ouattara (Pdt Ci-Cpi) : « La Côte d’Ivoire n’a pas ratifié, mais le procureur peut agir ici »
« De nature très réservée, le président de l’une des organisations les plus en vue du milieu des droits de l’Homme, a accepté d’établir pour notre journal, un diagnostic vérité de la situation des droits humains en Côte d’Ivoire.
Le président de la Coalition ivoirienne de la Cour pénale internationale (Ci-Cpi), Ali Ouattara, a soutenu samedi dernier que le procureur de la Cour pénale internationale peut agir en Côte d’Ivoire, en dépit du fait que ce pays n’ait pas ratifié le Traité de Rome. « Le simple fait d’avoir reconnu la compétence juridictionnelle de la Cour, fait office de ratification ad hoc car il dénote de la volonté des autorités ivoiriennes à s’engager dans la défense des valeurs universelles, autorisant ainsi, le Procureur de cette juridiction à s’autosaisir des cas de crimes d’agression, de crime contre l’humanité et de génocide perpétrés en Côte d’Ivoire », a fait remarquer le président Ouattara au cours d’un entretien au siège de son organisation.
Le président de la Ci-Cpi, a rappelé que la Côte d’Ivoire n’a pas ratifié le texte instituant le Traité de Rome, parce que la Conseil Constitutionnel, instance habilitée à apprécier toute modification constitutionnelle, avait mis en exergue la non-conformité des statuts du Traité avec nos textes fondateurs. « Nous reconnaissons la spécificité du cas ivoirien, marqué par la guerre et la partition du pays, mais n’est-il pas plus important pour une nation moderne admise dans le concert des nations, de marquer sa souveraineté par un acte fort, comme les Accords de Rome », fait-t-il remarquer.
Repoussant du revers de la main l’assertion populaire, selon laquelle les organisations ivoiriennes des droits humains cacheraient leur dessein de pousser le régime dans le dos vers les tribunaux du Cpi, Ali Ouattara s’est déclaré opposé à ce qu’il a qualifié « d’affabulation mensongère». Et de s’interroger : « De quel pouvoir disposons-nous pour exercer une telle pression ? Notre mission est de faire du lobbying pour la Cpi et d’inculquer les droits de l’homme dans les esprits ».
Pour finir, il a noté que les droits de l’Homme en Côte d’Ivoire connaissent des avancées très significatives sur papier mais, sur le terrain, de nombreux cas d’injustice graves existent. »
U.S.A : Le Président Barack ObamaObama invite les jeunes leaders africains à plus de sagesse !
Le Président des Etats-Unis d’Amérique Barack Obama a invité des jeunes leaders africains du Mouvement Social dans son pays.Venus des 4 coins de l’Afrique ces jeunes ont rencontré et échangé avec le Chef de la Maison Blanche sur des questions politiques, économiques et sociales très actuelles en Afrique.
C’était une véritable école pour ces jeunes qui entendent préparer un avenir radieux pour eux-mêmes sur leur propre continent.
En effet, le discours du Président américain était une preuve de la volonté des Etats-Unis d’appuyer ces fleurons dans divers domaines afin qu’ils puissent apporter un véritable changement dans une Afrique qui se cherche encore après 50 ans de souveraineté.
C’est à la vérité le début d’une nouvelle forme de coopération avec ces jeunes leaders sur lesquels il faut s’appuyer pour l’assise d’une culture démocratique et d’une gestion efficace des ressources internes des Etats au profit des Peuples africains.
Barack Obama cherche à favoriser un plus grand rapprochement de son pays avec l’Afrique pour une coopération mutuellement avantageuse. Ce premier contact permet déjà aux autorités américaines de mieux comprendre les axes de coopération sur lesquels elles peuvent s’appuyer pour une nouvelle dynamique.
L’initiative du Chef de la Maison Blanche a une profonde signification au moment où la Chine est entrain de s’implanter économiquement et financièrement sur le continent africain. Ce géant asiatique de notre monde, concurrent de taille des Puissances Occidentales tente de rafler l’essentiel des marchés en Afrique.
Faire découvrir et intéresser les jeunes leaders africains aux Etats-Unis, à leur politique économique à l’originalité de leur démocratie, particulièrement à la liberté enviable et à la toute Puissance de la loi à laquelle gouvernants et gouvernés sont soumis est incontestablement bénéfique pour les deux parties.
Par ailleurs, ce geste de Obama rassure davantage que les démocrates actuellement au pouvoir s’intéressent à l’Afrique, à ses forces et à ses faiblesses pour des solutions idoines.
Ce geste pourra témoigner dans l’esprit de la jeunesse africaine que les Etats-Unis ne sont pas seulement une force militaire prête à imposer sa toute puissance au reste du monde, mais une grande nation de démocratie capable de fournir sa grande expérience économique, politique pour le règne du bien-être et de la tolérance en Afrique.
Elhadj Abdoulaye Diallo pour Aminata.com
Communiqué de la Coalition pour la CPI: Les Chefs d'État de l'UA approuvent les dispositions Anti-CPI
La Coalition mondiale appelle les États africains à honorer leurs obligations envers la Cour(New York, La Haye) – Les chefs d’État du Sommet de l’Union africaine à Kampala, en Ouganda, ont approuvé le mardi 27 juillet une décision controversée qui une fois de plus condamne le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre Omar el-Béchir, Président du Soudan, et critique le Conseil de sécurité de l’ONU pour ne pas avoir suspendu le mandat d’arrêt, a déclaré la Coalition pour la Cour pénale (CCPI) aujourd’hui.
La décision sur le Rapport de progrès appelle les États membres de l’UA à ne pas arrêter et remettre Omar el-Béchir et rejette une demande de la CPI d’ouvrir un Bureau de liaison au siège de l’Union africaine (UA).
Le 2 juillet 2010, les juges d’une des trois Chambres préliminaires de la CPI a émis un deuxième mandat d’arrêt contre el-Béchir pour génocide. En 2008, les juges avaient auparavant émis un mandat d’arrêt pour el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. « El-Béchir est largement considéré un fugitif de la justice, particulièrement en Afrique. Plutôt que de montrer leur soutien par le biais d’un processus de responsabilité essentiel en conformité avec l’Acte constitutif de l’UA qui engage les États membres à rejeter l’impunité, les chefs d’État jouent un jeu politique en soutien à leur collègue el-Béchir », a déclaré Oby Nwankwo, directrice exécutive de Civil Resource Development and Documentation Centre. « Les victimes africaines méritent plus que cela de la part des chefs d’État. Oui, le continent africain mérite plus. »
Une version précédente de la décision, approuvée par les ministres des Affaires étrangères de l’UA, avait exclu certaines clauses après d’intenses négociations entre États membres de l’UA. « Nous étions heureux d’entendre que les États parties de la CPI avaient défendu leurs obligations envers la CPI lors des négociations sur la version des Ministres des Affaires étrangères », a déclaré Stephen Lamony, Conseiller de la CCPI sur les pays en situation. « Il est regrettable que les chefs d’État aient choisi de reformuler la décision pleine de rhétoriques politiques. »
Le Botswana a publié un communiqué de presse du Ministère des Affaires étrangères le 28 juillet 2010 dans lequel il a déclaré qu’il ferait fi de la décision de l’UA et coopérerait avec la Cour. « Nous appelons plus d’États africains parties à la CPI à continuer de démontrer clairement le respect de leurs obligations envers la Cour », a ajouté M. Lamony.
Une autre disposition de la décision est en rapport avec le bureau de liaison UA-CPI, qui a fait l’objet de discussions pendant plusieurs années avec certains signes d’avancées lors de la Conférence de révision de la CPI qui s’est tenue en juin 2010 à Kampala. La décision des chefs d’État a démontré sans équivoque que la question n’est plus à l’ordre du jour en ce moment. « Nous sommes déçus de voir que la décision de mettre en place un Bureau de liaison UA-CPI a été reportée », a déclaré William R. Pace, coordinateur de la CCPI. « Un bureau UA-CPI aurait facilité un dialogue structuré et formel entre la Cour et l’UA et pourrait aider à traiter certaines des préoccupations de l’UA concernant la Cour. Nous exhortons l’UA à rouvrir rapidement les discussions sur cette question. »
Bénin : un cinquantenaire pas comme les autres
La célébration des 50 ans d’indépendance du Bénin s’est passée dans une atmosphère de forte tension entre l’exécutif et le législatif au sujet d’un scandale financier dont serait responsable le Président Yayi Boni.
En effet, le1er août, date anniversaire de l’indépendance du Bénin a été célébré dans la capitale Porto Novo en présence de plusieurs Chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest et du centre, notamment Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire, Abdoulaye Wade du Sénégal et Ali Bongo du Gabon.
France - Al-Qaïda -: l’argument de la force
Les autorités françaises sont plus que jamais déterminées à en finir avec les membres d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Elles n’entendent plus utiliser l’arme diplomatique avec les groupes islamiques qui opèrent au Sahel, comme çà a été le cas pour la libération de Pierre Kamet.
Union Africaine : un sommet dans un environnement difficile
Le 15ème sommet de l’Union Africaine a débuté ses travaux dimanche à Bujumbura au Burundi dans un contexte tendu.
En effet, si l’Organisation Continentale fait figurer à son ordre du jour la lutte contre le terrorisme c’est parce que l’extrémisme islamique gagne du terrain et sème la terreur dans bon nombre de régions de l’Afrique.
L’extension des mouvements terroristes sur le continent compromet sérieusement la paix et la sécurité des peuples et menace les libertés et les droits de l’homme. En effet, que ce soit au Maghreb, en Somalie, en Ouganda les groupes terroristes opèrent sous le label d’Al-Qaïda.
Au moment même où le sommet de l’Union Africaine s’ouvre, le français Michel Germaneau, agent humanitaire de 78 ans, pris en otage dans le nord du Mali depuis avril dernier a été exécuté en représailles contre la récente opération franco- mauritanienne dans la région. Cette exécution n’est rien d’autre qu’une démonstration du danger qui s’est installé sur le continent et qui se propage avec une terreur effroyable.
Le 15ème sommet de l’Union Afrique ne pouvait donc pas passer sous silence la sécurité en Afrique qui est plus qu’actuelle. Même si le problème de l’environnement, de la santé maternelle et infantile sont aussi brûlants, l’urgence et l’ampleur de la menace exigent de la part des dirigeants qu’ils débattent de l’insécurité et prospectent les voies les plus efficaces pour l’instauration et le maintien d’une paix durable sur l’ensemble de nos Etats.
Et ce n’est pas par hasard que le Président Yuweri Musséveni d’Ouganda, hôte de la cérémonie s’est élevé contre les islamistes qu’il souhaite voir chassés du continent. Les Shebab qui ont frappé fort le 11 juillet faisant 75 morts, au bas mot auront fort à faire désormais contre la décision des Chefs d’Etat du continent à les bouter hors d’Afrique.
Mais la prudence voudrait que les pays qui s’engageront ouvertement dans cette lutte, prennent toutes les dispositions sécuritaires pour mettre leurs populations à l’abri d’éventuelle représailles de la nébuleuse d’Al Qaïda.
Ce qui appelle à des solutions idoines à Kampala pour le bien de nos Peuples et que les décisions qui seront prises ne soient pas un ornement pour les tiroirs des bureaux.
El hadj Abdoulaye DIALLO pour Aminata.com
La Russie exhorte à l’intensification de la lutte contre le trafic de drogue
Ce n’est pas la première fois que la question du trafic afghan de la drogue fait l'objet de discussion par les politiques, diplomates, experts et autres militaires au plan international. Cependant, l’affaire a tendance à se limiter au seul stade de simples conversations ; même si la volonté de lutter contre ce fléau semble s’exprimer à différents niveaux. Par exemple, les participants à la conférence internationale sur l'Afghanistan tenue le 28 janvier 2010 à Londres ont certes discuté de ce sujet mais, aux dires de témoins, c’était beaucoup plus superficiellement, en se limitant à ce que certains qualifient de simple appel global pour une coopération inter-régionale dans la lutte contre le trafic "illégal" de la drogue.Les 9 et 10 juin, s'est tenu à Moscou le forum international très représentatif intitulé "La production de drogue en Afghanistan - un défi pour la communauté mondiale". Une rencontre placée sous l’égide du Président russe Dmitry Medvedev. Celui-ci avait, à cette occasion, attiré l'attention sur ce problème brûlant qui constitue, selon la partie russe, l'un des principaux défis pour la sécurité nationale de la Russie dans ce début du XXI siècle et reste un fléau pour la communauté internationale exigeant une action hardie et urgente.
Le forum a rassemblé des responsables de la lutte contre les stupéfiants et les organismes en charge de l’application de la loi dans différents pays, des experts russes et étrangers, représentants d'organisations internationales : ONU, OTAN et OCS.
Le thème principal de ce forum était "l'intensification de la lutte contre le trafic de drogue en provenance d'Afghanistan".
Au cours de ce forum international, Dmitry Medvedev a annoncé : « Nous considérons la "narcomanie" comme une menace essentielle et sérieuse au développement de notre pays et à la santé de notre peuple. Pour contrer cette menace, on avait préparé et approuvé la Stratégie de la politique d'Etat de la Russie sur la lutte contre les stupéfiants jusqu'en 2020. Il est primordial que dans ce travail on n’utilise pas seulement des possibilités de l'État qui, bien sûr, va s’acquitter de sa mission, mais aussi celles de la société civile ».
Dans cette stratégie, s'agit-il également de renforcement de "la ceinture de sécurité" autour de l'Afghanistan pour l'empêcher la contrebande des opiacées, d'actions interétatiques de prévention et de recherches afin d’identifier et de démanteler les chaînes internationales de trafic de drogue et de beaucoup d’autres choses néfastes encore.
Le forum était d’une grande signification non seulement pour la Russie, mais vu sa position géographique, pratiquement pour tous les Etats du monde.
Moscou appelle à unir les efforts dans la lutte au double niveau régional et international. Car, la tâche s’avère collective. Toutefois, la lutte contre les drogues se doit d’être menée sans aucune politisation.
De l'avis d’experts russes, à ce stade, la tâche principale est de prévenir la mondialisation des flux criminels. Comme la pratique l’a démontré, l'absence d'efficacité dans la lutte contre les stupéfiants nourrit d'autres problèmes comme le terrorisme, mais elle freine aussi le développement des pays arriérés et l'humanité toute entière.
Les observateurs internationaux s’accordent à reconnaître que ces dernières années, les jeunes constituent la cible principale de la menace de la drogue. Au cours de huit dernières années, en raison de la seule utilisation de l'héroïne afghane, le monde a perdu près d'un million de jeunes - les gens qui n'ont pas encore atteint l'âge de 35 ans. Pour faire face à ce fléau à l'échelle mondiale, il est nécessaire de lutter non seulement contre le trafic de drogue, mais aussi contre des facteurs sociaux qui le génèrent comme la pauvreté, l'inégalité dans la société ainsi que la corruption.
Il convient de noter que la Russie a été obligée d’adopter des mesures vigoureuses pour lutter contre le trafic de drogue lié à l'intensification de la circulation de l'héroïne afghane sur son territoire. Sur ce plan, on est quelque peu amené à regretter la passivité et l'approche spécifiques des États-Unis et des pays occidentaux de la coalition antiterroriste en Afghanistan dans la résolution de ce problème.
Selon des experts russes, l’approche de Washington dans la lutte contre la drogue en Afghanistan, exprimée à Trieste par l’envoyé spécial américain en Afghanistan et au Pakistan Richard Holbrooke, qui se fonde sur le refus de la destruction des semences des stupéfiants, est erronée. S’attaquer à la racine du mal qui passe par la destruction des laboratoires de production des drogues devrait être la plus urgente mission car il y a déjà des cartels avec une hiérarchie et une structure bien établies, des sources de financement et des équipements techniques pour la production des stupéfiants, tous bien connus et presque identifiés.
Cependant, il n'y a aucune garantie que l’appel de la partie russe depuis le forum de Moscou sur la destruction obligatoire des cultures de drogues par les forces de l'OTAN en Afghanistan sera entendu. A ce moment, la position américaine est telle, que les USA s'inquiètent beaucoup plus de la sécurité de leurs soldats se trouvant dans la zone pour quelque raison. Ils n’entendent pas se mettre à dos la population locale s'occupant de la culture du pavot. Et pour cause. Ils sont pauvres et ces pratiques constituent leurs seules sources de revenus. Ce qui fait dire par beaucoup que par cette "tolérance", Washington légalise la production de l'opium. Une bonne partie de ces productions se retrouvent souvent en Russie et dans d'anciennes républiques soviétiques par des voies illégale et les tenir par ce moyen «sur l'aiguille». Surtout qu’il est admis que l'Afghanistan produit 95 % de toute l'héroïne circulant dans le monde.
Selon des experts occidentaux, l'expérience de la Colombie et des pays "du triangle d'or", semble la méthode la plus efficace en matière de lutte contre la production des drogues. Cette méthode se baserait sur la destruction des semailles par défoliation (l'aspersion de défoliants par l'avion). Il a été regretté la stratégie américaine en Colombie qui a consisté à utiliser des avions militaires sur de vastes superficies de cultures narcotiques sans tenir compte des cultures vivrières par exemple et tout ce qui se trouvait à côté. Certains ne comprennent pas cette attitude de Washington car pour eux, il est établi que l'héroïne se trouvant en Colombie avait ses usines de production sur le sol américain.
Au regard de ces réalités et de bien d’autres, il est donc à saluer les mesures prises par Moscou dans la lutte contre le trafic international des drogues, car louables et dignes d’attention de la part de ses partenaires occidentaux qui devraient refuser d’adopter la politique de "deux poids, deux mesures" dans la prise de décision face à ce problème. Il convient de garder à l'esprit que dans le cas d’une victoire de la Russie contre l'héroïne afghane et la création de sa propre zone tampon, le flux de stupéfiants qui vont vers l'Asie, l'Afrique et l'Europe pourrait être réduit.
La Guinée se réjouit de pareilles actions contre le trafic de drogue. La Guinée, un pays classé "fragile" et qui était en passe de devenir un narco-Etat. Mais, au regard des dernières décisions prises par les autorités avec la création d’une agence de lutte contre le trafic de drogue, les crimes organisés et le banditisme, l’espoir est permis pour des lendemains meilleurs.
Vivement donc, la politique russe de lutte contre la drogue. Vivement, le soutien de tous à cette politique.
Dr Mohamed Ben Sylla, analyste géo-stratège pour Aminata.com
Selon une étude épidémiologique montréalaise, les personnes atteintes d’asthme ou d’eczéma auraient moins de risque de développer un cancer
Montréal, le 20 juillet 2010 - Les hommes ayant un historique d’asthme ou d’eczéma avaient, de façon générale, un risque moindre de cancer selon une étude réalisée par une équipe de chercheurs provenant de l’INRS–Institut Armand-Frappier, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal et de l’Université McGill. Les résultats publiés dans les Annals of Allergy, Asthma & Immunology indiquent également que les hommes atteints d’eczéma avaient un risque plus faible de cancer du poumon alors qu’un historique d’asthme avait un effet similaire contre le cancer de l’estomac.« L’asthme et l’eczéma sont des maladies allergiques provoquées par une hyperréactivité du système immunitaire, un état qui permettrait peut-être d’éliminer plus efficacement les cellules anormales et ainsi de réduire les risques de cancer », explique la professeure Marie-Claude Rousseau de l’INRS–Institut Armand-Frappier, une des coauteurs de la recherche.
Les chercheurs ont analysé les données recueillies lors d’une étude sur les expositions professionnelles et le cancer menée entre août 1979 et mars 1986 auprès de 3 300 hommes âgés de 35 à 70 ans, diagnostiqués d’un cancer dans 18 hôpitaux montréalais, et d’un groupe témoin de 512 personnes non atteintes de cancer et provenant de la population générale. Leur but : réutiliser ces statistiques pour examiner s’il y avait un lien entre la présence d’allergies comme l’asthme et l’eczéma et l’incidence de huit types de cancer les plus courants.
Les résultats obtenus enrichissent les connaissances dans le domaine de la santé des populations. Bien que l’étude ne permette pas d’identifier quels facteurs spécifiques reliés à l’asthme et l’eczéma seraient responsables de la diminution de risque de cancer, elle ouvre la voie à de nouvelles avenues de recherche pour mieux comprendre les mécanismes moléculaires et immunologiques impliqués dans l’immunostimulation, qui pourrait être une stratégie prometteuse pour prévenir le cancer.
L’étude épidémiologique, réalisée par Mariam El-Zein, Marie-Élise Parent, Yves St-Pierre et Marie-Claude Rousseau de l’INRS; Khady Kâ de l’Université McGill et de Jack Siemiatycki du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal et de l’Université de Montréal, a bénéficié du soutien financier de Santé Canada, de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité au travail du Québec, du Fonds de la recherche en santé du Québec, du Conseil de recherches médicales du Canada, de la Société canadienne du cancer et des Instituts de recherche en santé du Canada.
Personnes-ressources :
Gisèle Bolduc
Service des communications
INRS
418 654-3817
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La CPI ordonne la liberation de Thomas Lubanga
En première instance, la CPI demande la remise en liberté de Thomas Lubanga Dyilo
"La Chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé jeudi la remise en liberté de Thomas Lubanga Dyilo, poursuivit pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité en République démocratique du Congo en 2002 et 2003. Les juges ont considéré qu'un accusé ne pouvait être maintenu en détention préventive sur la base de spéculation quant à une éventuelle reprise des procédures.
Le 8 juillet dernier, la Chambre de première instance avait imposé la suspension du procès considérant que l'équité des procédures à l'encontre de l'accusé n'était plus garantie.
La décision de remise en liberté n'est pas immédiatement exécutoire, elle sera applicable une fois que le délai de cinq jours, ouvert pour interjeter appel contre la décision, aura expiré. Dans le cas où un appel serait interjeté et s'il était demandé que l'appel ait un effet suspensif, l'accusé resterait en détention jusqu'à ce que la Chambre d'appel se soit prononcée sur la suspension de la décision de mise en liberté. La Chambre a également précisé qu'une décision de mise en liberté n'est exécutoire qu'une fois les dispositions nécessaires prises pour le transfert de l'intéressé dans un Etat tenu de le recevoir. [...]"
Source: CCPI
Communiqué de la CCPI pour la journée de la justice internationale
Le Monde célÈbre le 12e anniversaire du NOUVEAU systÈme mondial VISANT À METTRE fin À l'impunité.La Coalition mondiale exhorte les États à honorer les engagements faits lors de la Conférence de Révision et réitère son appel à l'universalité du Statut de Rome
« New York, NY - Le 17 juillet, le monde célèbre la Journée de la Justice internationale, en l'honneur de l'anniversaire de l'adoption du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). La Journée de la Justice internationale est un rappel de l'urgence pour tous les États attachés à la justice d'assurer un soutien continu pour le système de justice internationale établi par le Statut de Rome, a déclaré aujourd'hui la Coalition pour la Cour pénale internationale (CCPI).
Il ya douze ans à cette date, le Statut de Rome a été adopté par une majorité écrasante de 120 pays. Aujourd'hui, 111 nations ont rejoint la Cour et le nombre ne cesse de croître. Les membres de la Coalition célèbrent cette journée en solidarité avec les victimes de crimes contre l'humanité, génocide et crimes de guerre en organisant un certain nombre d'événements dans le monde entier.
« La Journée de la Justice internationale est un moment permettant d'affirmer que les victimes de ces crimes graves méritent réparation et que le traité de la CPI est une grande victoire pour la protection des droits universels de l'homme et la promotion de la sécurité humaine », a déclaré le coordinateur de la CCPI, William Pace R. « La plupart des tribunaux ad hoc et spéciaux ont commencé le processus de réduction progressive de l’impunité. Donc, aujourd'hui, nous exhortons tous les États, les organisations internationales, la société civile et les médias du monde entier à réaffirmer leur engagement pour la justice, et à l'objectif visant à ce que toutes les nations ratifient le Statut de Rome de la CPI, le seul système de justice pénale internationale permanent dans le monde », a-t-il ajouté.
La Journée de la Justice internationale est une occasion pour la communauté internationale de célébrer le progrès historique dans la lutte contre l'impunité pour les pires crimes en droit international. Depuis 1993, 164 procès, en rapport avec des crimes graves commis dans 12 pays ont été tenus par six tribunaux internationaux et spéciaux. Des procès similaires pour les crimes les plus graves sont en cours au niveau national. Trois procès sont en cours à la CPI jusqu'à présent, des enquêtes dans 5 pays ont été ouvertes, et douze mandats d'arrêt et trois citations à comparaître ont été émis. Les allégations de crimes commis dans de nombreux autres pays sont examinées par le Procureur de la CPI.
Cette année, la Journée de la Justice internationale a lieu quelques semaines seulement après la conclusion de la première Conférence de révision du Statut de la CPI à Rome, qui s'est tenue à Kampala, en Ouganda du 31 mai au 11 juin. Lors de la Conférence, les États membres de la CPI se sont convenus sur les amendements au Statut de Rome. En particulier, la Conférence d'examen a adopté une définition pour le crime d'agression ainsi que les dispositions régissant les conditions permettant à la Cour d’enquêter et de poursuivre des individus pour le crime d'agression. À Kampala, les États ont également pris des engagements importants sur les questions de coopération, de complémentarité, des victimes et des communautés touchées et de la paix et justice. La Coalition pour la CPI appelle à présent les États à traduire les paroles en actions concrètes.
Ces actions peuvent prendre plusieurs formes : encourager les États qui n'ont pas encore rejoint le Statut de Rome à le faire, ratifier l'Accord sur les privilèges et impunités (APIC), mettre en œuvre le Statut de Rome dans la législation nationale, démontrer publiquement et de manière consistante un soutien public pour la justice internationale et le travail de la Cour, répondre de manière positive aux demandes de coopération de la Cour, signer avec la CPI des accords d’exécution de peine ou de réinstallation des témoins et victimes, et apporter des fonds au Fonds au profit des victimes ainsi qu’à la Cour afin que celle-ci améliore sa sensibilisation et autre activité sur le terrain. La société civile et les initiatives éducatives et culturelles pour la justice internationale doivent également être soutenues.
La Coalition pour la CPI est un réseau de la société civile de 2 500 organisations dans 150 pays œuvrant pour une CPI juste, efficace et indépendante. Grâce à ce partenariat mondial, la mission principale de la Coalition est de rendre la justice accessible à toutes les victimes des crimes les plus graves dans l’objectif de garantir une paix durable. »





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