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à Conakry, Guineé
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Chroniques

Sauvons les handicapés pour l’intérêt de la nation

Dépuis près de trois ans et demi je suis attentivement et largement la vie sociale Guinéenne. En particulier celle des handicapés Guinéens qui est une couche beaucoup trop defavorable de notre societé.

Aprés avoir profondement pensé je me suis mis au coeur la ferme volonté de m’engager á aider les handicapés de sortir de leur profonde misere. Vu que moi aussi je vis avec un handicap(malentendent) il ya 10 ans, je ne peux etre different des autres handicapés.  Avec mon handiap j’ai connu beaucoup des choses importantes qui font que je ne me gene pas  de mon handicap. J’ai pu l’accepter et l’integrer.  Vu que je connaisse bien la vie handicapée, je désire ouvrir mon experience á la societé des handicapés guinnéens.  Je sais que la tâche n’est pas facile, mais je peux vous assurer qu’avec des hommes capables et qui ont de l’experience d’un handicap nous pouvons faire du bien .  D’ailleurs ya des handicapés qui sont meilleurs qu’un etre normal. Mais avec le manque d’entretien et de savoir ils se lancent dans la mendicité contre le grès de leur pouvoir. En fait je peux vous dire que le monde ne compte que des handicapés mais on ne le voit pas de cette maniere. On sait que si nous n’avons pas un pied emputé ou une main oubien la polyomelite ainsi de suite on n’est pas handicapé. Et pourtant l’etre riche est handicapé de sa richesse, l’homme intelligent est handicapé de son intelligence..., car personne de tout ceux que je vienne de citer ici ne poura dire que vraiment il est toujours satisfait dans sa vie. De nos jours quand on parle d’une personne handicapée on voit la jambe qui manque et non la personne qui reste. On se fixe directement des stéreotypes sur son incapacité et non sur ce qu’elle est capable de faire. La mauvaise conception qu’on se fait de la personne handicapée, est aujourd'hui le véritable probleme auquel les handicapés sont confronté.

Á mon avis nous devons faire mieux pour changer la situation des handicapés. J’ai visité beaucoup de lieux chargés des affaires de personnes handicapées en Guinée, mais la situation n’est pas convaincante. Car ils travaillent dans des conditions tres defavorables.
 Á l’ecole des malvoyants et aveugles je me suis entretenu avec Mme Diallo Kadiatou et Elhadj Diallo Mamadou Sanoussy á savoir sur les formations que reçoivent les eleves et les problemes auxquels ils sont confrontés. L'ecole ne comptait que 26 eléves. Á ma grande surprise quand je suis reparti recemment en Guinée, j'ai trouvé que l'ecole qui se situe dans l'enceinte de la cité de solidarité á Ratoma est devenu un depottoir. Le lieu est occupé par des handicapés de tout bord. Une poubelle totale...Excusez moi de peu.

Á l’ecole des sourds muets je me suis entretenu avec Mr Barry Aliou ( directeur de l’ecole et seul audiologue du pays). Il m’a fait savoir que vraiment le probleme est majeur, car non seulement il a un probleme de fonds mais aussi il n’arrive pas á trouver des partenaires avec les quels il poura travailler et utiliser le petit fonds qu’il reçoit convenablement. En plus de çe il est confronté á des problemes de transport pour envoyer les enfents á l’ecole et les renvoyer á la maison. Aussi il n’arrive pas á pouvoir trouver des emplois pour les jeunes aprés leur formation.
 
Ensuite j’ai visité le centre national d’orthopedie, vraiment labas c’est le pire. Non seulement le lieu est tres defavorable pour un orthopedagogue mais aussi les problemes que monsieur Moussa Traoré ( DG du centre) m’a expliqué sont inadmissibles.

Madame Hadja Diakité(directrice nationale) au departement des affaires sociales m’a reçu en audience. Elle m’a fait savoir oú se situe quelques problemes et les quelques projets engager et qui sont en cours. En plus de çe les difficultés qui sont au niveau du departement pour aboutir á beaucoup des projets. Tout en me reconfortant, elle m’a fait savoir que rares sont des personnes qui viennent vers eux pour dire qu’ils veulent faire quelques choses. Alors oú sont ces Guinéen(ne)s pour soutenir cette couche vulnerable de notre societé.?  Ne pensons pas que nous faisons quelque chose pour un handicapé en lui donnant 1000fg, non. On le detruit comme çe. N'encourageons pas la mendicité, malgrés qu'elle est devenu aujourd'hui un phenomene dû á la pauvreté et non á l'handicap. Mais faisons plutôt autrement pour la juguler. La misere que vive aujourd’hui ces personnes handicapées ne peut être eternelle. Il nous suffirait tout juste de la bonne volonté pour inverser la tendence.

Un site d'internet specialement pour les handicapés sera bientot en ligne afin que nous faisons ensemble facilement notre mieux.

Ils(les handicapés) ont besoin de nous. Ecoutons les afin d'entendre le cri de leur coeur, le cri de leur détresse.

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Mamadou Abdoulaye Diallo(MAD)
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Santé: Inhiber le cancer de la prostate sans perturber les processus physiologiques habituels

Inhiber le cancer de la prostate sans perturber  les processus physiologiques habituels

Des chercheurs découvrent comment une enzyme facultative  gouverne la croissance tumorale 

 

Une kinase est une sorte d’enzyme que le corps utilise pour réguler les fonctions des protéines nécessaires à la croissance et à la maintenance cellulaires. Des chercheurs viennent de découvrir qu’une certaine kinase en particulier joue un rôle clé dans la progression du cancer de la prostate. « On la nomme ‘Mnk’ et, bien qu’elle ne semble pas essentielle au maintien des cellules normales, elle est importante pour la croissance du cancer », a déclaré le professeur Luc Furic, chercheur postdoctoral au sein de l’équipe du professeur Nahum Sonenberg au Centre de recherche sur le cancer Goodman et au Département de biochimie de l’Université McGill. 

 

Une importante percée dans la recherche sur la tuberculose: Des chercheurs découvrent que des médicaments existants pourraient freiner la propagation de la maladie

Mise à jour le Lundi, 02 Août 2010 23:56

Alors qu’elle n’occasionne souvent aucun symptôme chez les porteurs de cette bactérie, la tuberculose infecte chaque année dans le monde de huit à dix millions de personnes et entraine plus de deux millions de décès. Il s’agit d’une maladie très contagieuse, en raison de sa propagation par la toux et l’éternuement. « Même ici, au Canada, nous sommes sous la menace d’une catastrophe sanitaire mondiale en latence. Toutefois, ce nouveau paradigme issu de la recherche sur la tuberculose pourrait présenter une occasion à portée de main pour améliorer les mesures actuelles en matière de vaccination et de traitement », explique le Pr Maziar Divangahi de l’Université McGill et de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.

La capacité de la bactérie tuberculeuse à persister chez les individus au système immunitaire apparemment normal laisse supposer que cette dernière aurait développé des stratégies d’évitement, d’évasion, voire de subversion de l’immunité. Généralement, la bactérie s’introduit par inhalation dans les voies respiratoires. Les macrophages alvéolaires, types de globules blancs présents dans les poumons, reconnaissent les bactéries et les consomment. Il s’agit d’un mécanisme de défense du système immunitaire. Or, la tuberculose a évolué en un parasite pouvant survivre et se reproduire à l’intérieur de ces macrophages jusqu’à ce qu’il s’en échappe, propageant ainsi l’infection dans l’organisme.

Le mécanisme intervenant dans la mort des macrophages infectés est déterminant en ce qui a trait à l’acquisition de l’immunité. Les macrophages peuvent induire l’apoptose, un type de mort cellulaire conservant intacte la membrane de la cellule, emprisonnant en quelque sorte cette dernière et diminuant la viabilité de la bactérie. Par contre, les bactéries tuberculeuses peuvent aussi induire la nécrose, un autre type de mort cellulaire. La nécrose occasionne la mort cellulaire en désorganisant les membranes de la cellule, permettant ainsi aux bactéries de s’en échapper. Pour mieux comprendre, l’on peut imaginer une boîte dont les parois seraient disloquées.

La clé du sort des macrophages réside dans l’équilibre entre deux types d’eicosanoïdes, des molécules intervenant dans la régulation du système immunitaire. Le code génétique des bactéries tuberculeuses leur permet de faire pencher cet équilibre en faveur de la nécrose; l’analyse du génome humain révèle que la modification de la production d’eicosanoïdes est liée à la susceptibilité, ou à la résistance, à la tuberculose. Heureureusement, il existe déjà des médicaments utilisés dans le traitement de maladies inflammatoires, comme la polyarthrite rhumatoïde, qui ciblent notamment la production d’eicosanoïdes.

« Il reste maintenant à voir comment l’on peut utiliser ces médicaments dans le traitement de la tuberculose », conclut le Pr Divangahi.

Le projet de recherche a bénéficié d’une subvention du Fonds de la recherche en santé du Québec, et ses résultats ont été publiés dans la revue Nature Immunology. Pr Divangahi est affilié au Département de microbiologie et d’immunologie de la Faculté de médecine de l’Université McGill, à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, et au Laboratoire Meakins-Christie.

Personne-ressource :
William Raillant-Clark
Service des relations avec les médias
Université McGill
514 398-2189
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Analyse: Économie : De la monnaie à la fiscalité Guinéenne !

Ainsi, de la monnaie à la fiscalité Guinéenne, on pourra assumer la règle d’or de Jean-Baptiste Say : « Le meilleur de tous les plans de finance est de dépenser peu et le meilleur de tous les impôts est le plus petit ».
La fiscalité Guinéenne, levier important au service du politique en matière d’orientation économique est une question qui ne doit plus rester l’apanage de quelques cadres. Elle doit devenir un outil au service des salariés et de la population disposant à ce titre de réels pouvoirs de maîtrise, d’interventions et de décisions. Mais la question de l’argent, donc du crédit et de la monnaie est d’une dimension tout aussi déterminante, voire incontournable. C’est pourquoi, il est tout en fait légitime de se poser la question sur le rapport entre la monnaie Guinéenne (1er mars 1960-1er mars 2010) et sa fiscalité ! 

 

EXCELLENCE ! VOS CADEAUX (empoisonnés) 2eme partie

Président, je vous avais avertie hier que vous auriez du pain sur la planche, vous n'etes même pas assis sur le trône que vos futurs sujets m'interdisent de vous appeler Excellence, ils pensent que cet titre ne nous porte pas chance, vos prédécesseurs en ont trop profité. Faites donc vos preuves car les titres pompeux ça se méritent désormais. Je cherche un titre qui vous sied : Monsieur? trop simple pour un président, Docteur? Prête à confusion, tout le monde est docteur de quelque chose au pays, Votre honneur? parfait.

-        La fonction publique : Votre Bonheur, pardon, honneur ! Vous me permettez de vérifier que le malin qui a écrit`` le bourbier de la fonction publique`` n’est pas du camps adverse et qu’il n’essaie pas de vous décourager d’occuper le trône si proche ? Moi je voulais vous épargner ce casse tête. Lui a osé l’appeler le bourbier alors que c’est le seul secteur qui a réussi à mettre l’égalité entre guinéens morts et vivant, instruits et analphabètes, pauvres et riches, intérieurs et extérieurs,presque tous sont fonctionnaires.

-        Votre honneur, vous vous souvenez  du slogan de vos prédécesseurs ? : Les morts ne sont pas morts, ils vivent en nous. ça vous étonne alors qu’ils continuent à avoir un salaire ? Peut importe morts ou vivants du moment ou c’est une personne sur mille qui a réellement du travail, le reste est figurant. Peut importe morts ou vivants du moment que c'est un qui se tape le revenu de cent mille, peut importe quand le vétérinaire est infirmier à l'hôpital, l'agriculteur est douanier...je vous répète que le pauvre s'en fiche de Colonisation, Révolution, Démocratisation, il veut une SOLUTION.

-        Mettez vous à la place d’un mort, vous avez ouvert les yeux sur des parents qui triment pour vous trouver à manger et étudier. Vous avez hérité de cette misère puisque c’est la seule richesse qu’ils peuvent vous léguer. Votre épouse et vos enfants suivent vos pas de miséreux avec un salaire de misère,  quand un jour vous êtes rappelé à Dieu, un comptable sans scrupule se tape votre salaire en laissant votre famille croupir car votre mort à coupé toute source de revenu (pas de sécurité sociale, caisse maladie, subsides, assistance sociale…rien de rien) accepterez vous de mourir pour de bon ? Vous ressuscitez sous une autre forme à la fonction publique.

-    Vous avez fui pour des raisons x ou y, ingénieur ou docteur en Guinée, vous trimez comme femme de ménage ou chauffeurs de taxis en occident. Vous arrivez à peine à payer vos factures quand une bande de cow-boys réunis en western union vous en laisse un peu. Vous avez un cas de conscience qu’à même: votre salaire qui continue à être versé sur votre compte, vous aimeriez le reverser dans le trésors publique ? Mon œil, il va directement dans la poche du premier trésorier. Vous faites quoi ? Si votre conscience vous empêche de l’utiliser, vous l’offrez au moins à plus pauvre plutôt que d’enrichirles plus fortunés. Logique.

-         Puisque la critique bien ordonnée commence par soi, je ne m’engage volontairement (sauf sous contrainte) à déverser le mien que lorsque vous aurez mis les choses au clair, c'est-à-dire pour une fois en traitant la cause de la maladie et non les  symptômes,( chassez les fictifs, et les morts par la porte si vous ne créez pas d’ emplois, ils reviendrons par la fenêtre.) par une gestion saine des biens publics, une politique industrielle qui permette aux gens de travailler, une couverture sociale pour tout le monde, des indemnités de chômage, une couverture sanitaire pour tous (tout le monde à droit à des soins, au logement, à l’instruction, sans exception). Je tourne ce texte en humour pour dédramatiser, même si je pense àmes deux meilleurs professeurs, qui avant de mourir, quémandaient le prix de leurs ordonnances.

-        Votre honneur, je vous vois déjà fulminer de colère en me demandant où allez vous trouver tout cet argent. Les moyens ? Vous en avez suffisamment. Que de  garder le secret, vos prédécesseurs ont criés sur tous les toits que la Guinéeétait un scandale géographique, pardon géologique et voici  que chinois,  américains,  anglais trouvent leur compte en Guinée, pourquoi pas les guinéens ?

-        Votre honneur, un sage conseil, ne badinez pas avec la gestion de la manne (les richesses du sol et sous sol) que le Père céleste a mis à disposition de tous ces enfants guinéens. Ils servent à créer des emplois, écoles, hôpitaux, usines…prenez des mesures draconiennes contre tous les bradeurs de cette richesse sinon, c’est vous qui aurez à vous justifierdevant le chef le jour du grand bilan. Vous savez mieux que moi que le chef ne peut être acheté avec un pot de vin.

Un autre point de discorde : Nos bourgeois étant sollicité au point de vue économique et social (c’est souvent eux qui financent les partis et les gens au pouvoir), il serait normal qu’ils aspirent à l’être sur le plan politique. Ce qui amène des griefs avec certains intellectuels qui ne veulent voir en eux que des robinets d’argent. C’est pourtant eux qui sont aussi atteint par le désordre financier et la grave crise économique. De là naît le désir d’une transformation politique qui leur permettra de surveiller l’administration donc de participer au gouvernement de l’Etat. Les rôles doivent être définis aussi dans ce sens.

Il serait injuste de dire que tout était mauvais dans les institutions des anciens régimes, cependant comment ne pas dénoncer l’abus, l’oppression, l’arbitraire, l’inégalité, et la confusion qui noient ce pays ?

Le Guinéen vit un immense vague d’optimisme, il espère chaque jour à la venue d’un homme qui s’opposera à toute forme d’injustice et d’oppression qu’il subit. Il vit dans l’attente de grands événements qui, pense-t-il, amènera une ère nouvelle, d’où la fièvre à l’approche des décret, des élections, attente d’autant plus fiévreuse que trop souvent déjà, les espoirs de reformes ont déçus.

De temps en temps un homme tente de supprimer les abus les plus criants mais il échoue devant l’égoïsme des privilégiés qui refusent de laisser porter atteinte à leurs privilèges. Ainsi la crise dont ont soufferts les régimes antérieur n’a fait que s’aggraver : crise économique, financière, crise d’autorité.

Le seul moyen de salut était la suppression des privilèges financier et l’égalité de tous. Mais pour imposer aux privilégiés cette révolution sociale, il eut fallu un gouvernement fort et courageux.

Or la crise d’autorité est la plus grave en Guinée, le gouvernement va à la dérive, les ministres plus soucieux de garder leur poste ou de faire au plus vite des placements pour leur famille, sont sans crédit. Ajouter un président passif, aux décisions variantes, excellence, votre bonheur, voilà le cadeau.

Nous avons déjà dit que l’organisation sociale avait pour principe l’inégalité, Le rétablissement de l’ordre passe forcement par l’assainissement des finances, le retrait de l’armée, la politique de conciliation, voilà qui vous rendra crédible et respectable. Le reste suivra aisément, comme l’éducation civique  qui sensibiliserait  la population et favoriserait l’union et le respect des choses publiques.

LA  POLITIQUE  D’APAISEMENT

Votre honneur, il serait intellectuellement plus honnête si je retraçais textuellement ce que dit le livre d’histoire, `` La  France et Bonaparte``, à vous de mettre votre nom à la place du sien.
« Lorsque Bonaparte reçu la mission de réorganiser la France, le pays était plongé dans la misère et l’anarchie….la grande majorité des français demandaient que l’œuvre sociale subsiste, que Bonaparte leur garantissent l’égalité devant la loi et devant l’impôt… qu’il rétablit la sécurité à l’intérieur et la paix dehors.

Or ce programme convenait parfaitement à Bonaparte, la lassitude du pays faisait le jeu de son ambition. Son désir effréné du pouvoir n’était d’ailleurs pas égoïste, il se proposait :
-        de pacifier les esprits
-        d’unir tous les français royalistes et révolutionnaires, émigrés et terroristes et de les faire travailler d’un commun accord à la grandeur de la patrie.

Pour cette œuvre d’apaisement, Bonaparte était prêt à faire appel tous les hommes de bonnes volonté, de quelque parti qu’ils fussent.  Je suis national, disait-il, j’aime les honnêtes gens de toutes les couleurs.

Le grand mérite de Bonaparte fut de se servir de son immense pouvoir dans une vue d’ordre et d’apaisement. Personne ne fut moins que lui homme de parti, gouverner par un parti, disait-il, c’est se mettre tôt ou tard dans sa dépendance, on ne m y prendra pas.

Le personnel du gouvernement fut soigneusement trié, parfois avec une évidente volonté d’équilibre pourvu qu’on fut capable et laborieux, il ne s’inquiétait pas des opinions passées, il fit le choix de faire l’oubli du passé, il prit pour collaborateurs des régides aussi bien que des modérés pour affirmer sa volonté d’apaiser  les discordes. Beaucoup de gens devinrent fonctionnaires, ce fut une force pour Bonaparte d’avoir tant de places à distribuer : ou se réfugieraient l’opposition quand tous pouvaient trouver rang et traitement dans la nouvelle administration ?»

Votre honneur, je ne saurais finir sans vous recommander de faire au plus vite comme ce Bonaparte. Engagez un vaste programme de réconciliation entre tous les enfants de votre royaume, les enfants de ceux qui ont été au pouvoir, les enfants des victimes des camps et autres...tous vous avez besoin d’eux, le retard est immense, les erreurs sont immenses, le travail à faire est immense. Dites leur aussi que le passeport biométrique renferme tous les données, personne ne franchira la frontière Guinéo- Au-delà et se présenter devant le chef avec un tampon rouge de la haine. Descendez de votre trône et demander pardon à chacun, la vie est précieuse et éphémère.

Votre honneur, faites le au plus vite car je viens de découvrir un vaste complot ourdit contre votre trône vacillant, des malins veulent scinder votre minuscule royaume en renvoyant les soussous en Guinée Bissau, les forestiers au Liberia, les malinké au Mali et les peulhs en Ethiopie, il ne vous restera que les chiens et chats errants à gouverner.
Votre dévouée

Aissatou Barry, Nene Aye
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Suisse
 

EXCELLENCE ! VOS CADEAUX (empoisonnés). Première partie

Excellence,

Monsieur le nouveau président, le monde entier a les yeux fixés sur notre pays. Partout, des esprits généreux qui sont ralliés à l’idéal de liberté et de justice éprouve une extraordinaire allégresse pour vous offrir un cadeau. Il leur semble qu’une ère nouvelle s’ouvre enfin, un nouveau régime. Hélas ! Autant l’espoir d’un réel et profond changement habite les  guinéens de l’intérieur et de l’extérieur, autant les difficultés intérieures et extérieures graves surgissent et favorisent des intrigues de tous genres. Excellence, je ne veux point vous décourager mais autant savoir tout de suite que vos futurs sujets sont à l’image des toilettes du pays : toilettes internes et externes. L’interne- luxueux- est pour le père de famille et les hôtes privilégiés et l’externe pour le reste de la famille. Une injustice qui donne naissance à toutes les frustrations, vu que l’entretien revient aux brimés.  C’est l’exploitation ou la récupération de ces difficultés qui attise la haine et crée de nouveaux embarras. Ce nouveau processus démocratique, permet d’envisager un droit nouveau fondé sur la souveraineté populaire. Malheureusement, les hommes qui composent ce peuple ne s’entendent plus.

Votre futur royaume me fait souvent penser à la tragédie la plus meurtrière de l’histoire de l’aviation. La cause de cette collision, fut une mauvaise communication. Les ondes se brouillèrent et les pilotes ne s’entendaient plus.

Ce manque d’unité empêchent les guinéens de se sentir citoyens d’une même patrie : il semble qu’on est untel avant d’être guinéen. Je cite Mirabeau définissant la France  : un agrégat in constitué de personnes désunies.

Excellence, faites appel au plus vite aux historiens du pays pour qu’ils vous aident à faire l’état des lieux de ce que nous appelons aujourd’hui Anciens régimes. Leurs organisations politique, administrative, économique, sociale et religieuse ne satisfont pas la majorité des guinéens. Peut- être qu’un peu de recul vous amènerait à tirer les leçons de ces échecs et favoriserait l’émergence d’un nouveau régime, plus fiable afin de ne pas décevoir vos sujets qui misent tant sur vous au point d’oublier que le vrai problème ce sont les faiseurs de roi. Leur avez-vous dit que vous n’apporterez aucune solution miracle, que la volonté de changement engage la responsabilité de chacun ou préférez vous tenir des promesses fallacieuses ?

La lecture d’un livre d’histoire qui traite des intrigues entre Nobles, bourgeois, aristocrates, pauvres, paysans dans la cour du roi Louis XVI, de l’instauration des Etats Généraux  à la révolution française me pousse à faire du copier coller en l’adaptant à la situation guinéenne. Si j’affabule, vous me le direz, mais à mon humble avis, les événements se suivent et se ressemblent.

L’une des causes qui caractérise l’impopularité et la chute de nos anciens régimes est `` LA COUR ``. En effet, vos prédécesseurs, chefs couronnés d’un pouvoir absolu de droit divin par vos futurs sujets, se sont entourés d’une cour brillante et nombreuse de civils, de militaires au service de leur nombreuse famille, des courtisans sans fonctions définies. Tout ce monde, a bénéficié de traitement considérable, de donations et gratifications diverses. Je vais vous confier une secret : le jour de l’investiture contrôlez vous-même la solidité du trône, d’habitude quand ils hissent quelqu'un ils scient le bas !

L’entretien de cette cour coûte très cher au pays. Le gaspillage est extraordinaire- évitez de le faire.    

L’absence d’unité : centralisée en droit, l’administration est loin d’être uniforme. Les lois ne s’appliquent que pour certaines personnes, les poids et mesures varient suivant la place occupée, comme les impôts, les factures d’électricité et d’eau… la loi semble être votée en faveur du plus riche et du plus gradé. Ne tombez pas dans ce piège, que tous vos sujets soient égaux en droit et en devoirs. « Le favoritisme est l’ennemi de l’impartialité »

Excellence monsieur le futur chef du pays à problèmes et paradoxes, je ne pourrais vous les citez par ordre alphabétique, les 26 lettres de l’alphabet français- la seule langue internationale que je parle- ne suffirons pas, il vous faudrait rajouter l’alphabet greco- latino-germano-anglophones- je les mets donc pêle-mêle.

- Les émigrés, expatriés, diasporas…sont vos alliés et non des suspects de conjuration contre votre trône, associez les à vos projets, ils parlent beaucoup mais que cela ne vous offusque pas, quand un intellectuel n’occupe pas son cerveau il divague. Créez une politique étrangère et utilisez les pleinement. Certains parmi eux ont de l’argent mais pas d’initiatives, d’autres ont le cerveau sans le sou, profitez des deux. Si vous écoutez vos conseillers qui vous mettrons en garde contre eux vous saurez à vos dépends que la diaspora est une vraie bombe à retardement, mieux vaux en faire des partisans du maintien de la paix. Very very important : Dans votre futur royaume, retenez que la consommation est collective mais la facture est individuelle.

- Mesures militaires : Le respect que je dois à mon père qui était du corps m’empêche de  vous dire ce que je pense d’eux. Le dernier événement du stade vous édifiera mieux. On ne réveille pas les morts, mais les conséquences du viol des femmes dans un pays croyant, feront du chemin. Un repentir sincère et une demande de pardon sont nécessaires, par les responsables même de l’acte. Mais gardons les pardons et réconciliations pour la fin, citons d’abord les problèmes. Vos prédécesseurs instituèrent l’amalgame par la fusion entre soldats anciens et nouvelles recrues. La discipline, jusque là très stricte fut relâchée, le soldat et le général sont égaux selon …aucun esprit ardent de sacrifice, de dévouement absolu au peuple. Excellence, sans vous mentir, seul votre créateur saurait comment vous inspirer à un redressement militaire par une stricte discipline.

Le problème de l’organisation de l’armée est presque aussi grave que celui des finances. L’armée est en pleine décadence, soldats et officiers reçoivent leur solde très irrégulièrement et doivent marauder pour vivre. La discipline s’en ressent ! A cela s’ajoute les conflits constant entre les généraux, bref, l’armée a perdu tout contact avec son peuple, elle ne comprend plus que des soldats regroupés en clans et entièrement dévoués à leur propres intérêts. Le plus grave c’est la pléthore d’effectifs sans éducation ni formation. Esquisse de solution : neutralisez les, fermez le budget de l’armement, nous n’avons aucune menace de guerre, la seule vraie guerre est interne, c’est la misère et la famine qui s’abat sur votre peuple, désarmez les et armez la masse paysannes d’abord par de la formation et de nouvelles technologies de développement agricole.

-Mesures économiques : pour réaliser un début d’égalité sociale, assainissez les finances, fixez un nouveau régime des taxations pour tous, une redistribution des biens fonciers de l’Etat s’impose (tous ceux qui occupent les maisons de l’Etat sont les plus nantis en villas, vastes domaines, multiples privilèges, les pauvres surchargés d’enfants ne peuvent même pas payer les loyers)  ainsi s’explique l’âpreté avec laquelle ils se disputent les moindres faveurs du Président. C’est ainsi, qu’à la fin de chaque règne se forment des clans entraînant haine et colère qui finissent par exploser sur le peuple.

Annulez systématiquement le culte de la personnalité, l’être suprême c’est Dieu, les groupes de soutiens, les centaines de cérémonies, fêtes et fastes habituels sont pesantes sur les finances de l’Etat. Ne vous encombrez pas, allégez vous car tout souteneur réclame soutien. Le pouvoir est lourd, c’est une infime parcelle que Dieu cède à l’humain, si vous respectez vos engagements, c’est lui seul qui vous soutiendra en vous donnant le discernement.

La tâche lourde est celle des finances, comment empêcher que la situation s’aggrave ? Comment fermer le robinet des caisses qui font vases communicants avec les poches des gérants ? Comment sensibiliser la population à payer impôts, taxes et factures ? Freiner l’inflation, qui accompagne naturellement la hausse du coût de la vie et l’instabilité des prix et qui de cause à effet explique l’affreuse misère dont souffre la classe pauvre ? Comment restaurer le crédit et la monnaie ? Surveiller de très près la comptabilité publique ? Vérifier tout les titres de dépenses ? Canaliser l’accroissement perpétuel de la dette ? Tant de défis à relever.

Excellence ! Si je vous déprime, excusez moi, autant se dire la vérité, on ne peut gouverner sans ressources financières, on ne peut gouverner quand l’Etat ne sait comment payer ses fonctionnaires ou fait semblant de les payer et que son peuple meurt de faim et de manque de soins,  pendant que quelques milliers de spéculateurs édifient  de scandaleuses fortunes et étalent un luxe insolent. L’un des traits de la société guinéenne est en effet le rôle joué par une minorité de parvenus de la politique, des marchés de l’Etat, ou des finances, avides de jouir de richesses facilement acquises. Ce sont eux qui ont une fureur de plaisir, les autres n’ont rien à fêter. D’ailleurs les pauvres se désintéressent complètement des affaires publiques. Las de tout, las de 50 années de tout ce qui se termine par TION : colonisation, révolution, démocratisation…n’aspirent plus qu’au pain quotidien, au repos.

-l’instruction Publique : je dis publique puisque la classe pauvre ne peut jouir que de cette instruction, c’est celle là donc qu’il faut améliorer, elle répond mal aux conditions d’une formation fiable. Après le pain, s’écriait Danton, l’éducation est le premier besoin du peuple.

- la justice : une nouvelle organisation judiciaire est indispensable, les abus sont nombreux. Plus d’un juge tranche en faveur de la position sociale, du rang et de la fortune au détriment du faible et vulnérable.

Aissatou Barry, Nene-Aye,
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Femmes sans Enfants

Mise à jour le Lundi, 19 Juillet 2010 20:55

“Femmes sans Enfants”, une problématique qui ne peut pas être résolue seulement entre les murs d’un  centre hospitalier et universitaire (CHU).    

Dans de nombreuses régions du monde, une femme passe à l’âge adulte quand elle devient mère. La maternité est source de fierté ; elle assure la continuation de la lignée ; elle renforce les liens entre les familles d’une communauté qui aiment à partager leurs expériences et souvent, elle garantit à l’épouse un mariage plus stable et une sécurité économique (Network en français : 2002, vol.22, No, 1).
 

COMMENT IDENTIFIER UNE ATTAQUE CÉRÉBRALE:

Pendant un BBQ (piquenique), une de nos amiesa titubé et trébuché – Elle nous a assuré qu'elle se portait bien (nous lui avons offert d'appeler un CLSC ou un médecin). Elle nous a dit qu'elle avait seulement trébuché sur une tuile à cause de ses nouveaux souliers.

Nous l'avons aidé à se nettoyer et nous lui avons donné une autre assiette.  Même si elle avait été un peu secouée, Lise avait l'air d'apprécier son après-midi.

Plus tard, le mari de Lise nous a appelé pour nous dire que sa femme avait été transportée à l'hôpital – (à 18h00, Lise est décédée) Elle avait eu une attaque dans l'après-midi au BBQ.  Si nous avions su identifier les signes d'une telle attaque, peut-être que Lise serait toujours en vie aujourd'hui.  Certaines personnes ne meurent pas, mais elles finissent lourdement handicapées à la place.
Ça ne prend qu'une minute pour lire ceci…

Un neurologiste a dit que s'il pouvait soigner une personne victime d'une attaque cérébrale à l'intérieur de 3 heures, il pouvait renverser totalement les dommages....totalement !
Il a dit qu'il est assez difficile de reconnaitre une attaque cérébrale, la diagnostiquer et emmener le patient à l'hôpital à l'intérieur de 3 heures.

RECONNAITRE UNE ATTAQUE CÉRÉBRALE:

Sachez retenir ces trois étapes
S.T.R.,lisez et apprenez !
Quelques fois les symptômes d'une attaque cérébrale sont difficiles à identifier.  Malheureusement, le manque de vigilance est synonyme de désastre dans certains cas.
La victime d'une telle attaque pourrait souffrir de sévères dommages au cerveau si les personnes autour d'elle n'arrivent pas à identifier ces symptômes.

Maintenant, les médecins disent qu'un spectateur peut reconnaître une attaque cérébrale en demandant trois questions simples :
S *(smile)demandez à la personne de sourire.
T *(Talk)demandez à la personne de parler, de dire une phrase simple, avec cohérence. (Exemple : il fait beau aujourd'hui)
R* (raise both arms)demandez lui de lever les deux bras.
Si la personne a de la difficulté à exécuter l'une ou l'autre de ces tâches, appelez immédiatement le 911(ambulance) et décrivez les symptômes à la personne au bout de la ligne.

Nouveau signe d'une attaque cérébrale -----Tirer la langue!

À NOTER : Un autre "signe" d'une attaque cérébrale a été découvert : demandez à la personne de tirer la langue.Si la langue est croche, si elle va plus d'un côté que de l'autre, c'est aussi une indication d'une attaque cérébrale.

Un cardiologue a dit que si chaque personne qui reçoit ce courriel l'envoie à 10 personnes; vous pouvez parier qu'au moins une vie sera sauvée.

J'ai fait ma part, et toi ?
 

Le Groupe de la Banque mondiale accorde des financements sans précédent pour accélérer la relance économique en Afrique

Mise à jour le Lundi, 05 Juillet 2010 16:57

Des engagements record dans les domaines de l’éducation, la santé, la nutrition, la population et les infrastructures durant l’exercice 10

WASHINGTON, le 1er juillet 2010 — Au cours de l’exercice 10, le Groupe de la Banque mondiale a engagé un montant record de 11,5 milliards de dollars américains, répartis sur 113 projets, en vue d’accélérer la relance des économies d’Afrique subsaharienne au lendemain de la crise financière mondiale.

Les engagements de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) — qui fournit des financements, des produits de gestion des risques et d’autres services financiers aux États membres — se sont élevés à 4,3 milliards de dollars. Ceux de l’Association internationale de développement (IDA), l’organe du Groupe qui accorde des prêts sans intérêts et des dons aux pays les plus pauvres, ont atteint le niveau record de 7,2 milliards de dollars.

« L’Afrique est aujourd’hui l’uns des premiers continents à émerger de la crise avec des perspectives de croissance solide comparables au niveau enregistré  durant la période d’avant-crise, et je suis fière de constater que notre institution a contribué à cet effort », a déclaré Obiageli Katryn Ezekwesili, vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique. « Durant cet exercice fiscal nos financements ont atteint un niveau sans précédent pour remettre les économies africaines sur le chemin de la croissance », a-t-elle ajouté. « C’est en mettant l’accent sur les résultats et le savoir au moment opportun que nous avons pu faire la différence pour le bien des peuples d’Afrique ».

A l’échelle mondiale, le Groupe de la Banque mondiale a financé environ 875 projets destinés à stimuler la croissance économique, vaincre la pauvreté et promouvoir l’entreprise privée. Les engagements du Groupe ont atteint un niveau record dans les domaines de l’éducation, la santé, la nutrition, la population et les infrastructures. Dans les pays touchés par la crise, ces financements ont permis de réaliser des investissements qui faisaient cruellement défaut. 

Engagements du Groupe de la Banque mondiale
Exercices 2010 et 2009 (en milliards de dollars)
Groupe de la Banque mondiale Ex. 10* Ex. 09
BIRD 44,2 32,9
IDA 14,5 14,0
IFC 12+ 10,5+
MIGA 1,5 1,4
TOTAL 72,2 58,8
*Chiffres préliminaires non audités en date du 1er juillet.
+ Compte propre uniquement. Ne comprend pas les ressources mobilisées auprès d’autres investisseurs d’un montant de plus de 5 milliards de dollars au cours de l’exercice 10 et 4 milliards de dollars durant l’exercice 09.
Fournis sous forme de prêts, de dons, de prises de participations et de garanties, les financements du Groupe de la Banque mondiale ont aidé les pays et les entreprises privées à faire face à la diminution sensible des flux de capitaux privés due à la récession mondiale. Selon les prévisions, ces flux n’augmenteront que modestement pour passer de 454 milliards de dollars en 2009 à 771 milliards de dollars en 2012, un niveau bien inférieur aux 1 200 milliards de dollars atteints en 2007. Globalement, on estime que le déficit de financement des pays en développement passera de 210 milliards de dollars en 2010 à 180 milliards de dollars en 2011 — contre un déficit estimé à 352 milliards de dollars en 2009.

« Les pays en développement partenaires de la Banque souhaitaient qu’elle agisse rapidement, avec souplesse et en faisant preuve d’innovation face à la crise économique mondiale : je me réjouis que l’institution ait répondu à cette attente en fournissant un volume d’aide sans précédent », a déclaré Robert B. Zoellick, président du Groupe de la Banque mondiale. « Les répercussions néfastes de la crise sur les plus pauvres se feront sentir bien au-delà de la reprise de l’activité économique mondiale. Je pense qu’il est essentiel que nous puissions soutenir vigoureusement les systèmes de protection sociale, les infrastructures et le secteur privé afin de protéger les pauvres et de jeter les bases de la reprise et de la croissance ».

Tous continents confondus, les engagements de la BIRD ont atteint 44,2 milliards de dollars, montant encore jamais enregistré, largement supérieur au précédent record (32,9 milliards de dollars au cours de l’exercice 09). Les prêts à décaissement rapide à l’appui des politiques de développement, qui soutiennent de manière essentielle les balances des paiements face aux déficits de financement, ont constitué environ 47 % du total durant l’exercice 10. Les décaissements au titre des prêts à l’appui des politiques de développement ont suivi le rythme des engagements approuvés : 85 % des opérations approuvées depuis juillet 2008 ont fait l’objet de décaissements (si l’on exclut les opérations de tirage différé). 

Les engagements de l’IDA, qui accorde des prêts sans intérêts et des dons aux 79 pays les plus pauvres du monde, ont établi un nouveau record, soit 14,5 milliards de dollars durant l’exercice 10 contre 14 milliards de dollars au cours de l’exercice 09. 

Les engagements de la Banque mondiale (BIRD et IDA) dans le domaine de la protection sociale — à l’appui notamment des programmes sociaux destinés aux populations les plus pauvres et les plus vulnérables — devraient atteindre au moins 3,6 milliards de dollars durant l’exercice 10. Les financements alloués aux infrastructures, secteur vital du point de vue de la création d’emplois et de la productivité future, ont dépassé 18 milliards de dollars au cours de l’exercice 09 et devraient se chiffrer à plus de 22 milliards de dollars pendant l’exercice 10. Durant ce même exercice, les engagements dans le domaine de l’éducation ont atteint le niveau sans précédent d’environ 4,5 milliards de dollars, contre 3,4 milliards de dollars au cours de l’exercice 09. De même, l’aide fournie dans le secteur de la santé, la nutrition et la population a atteint elle aussi un niveau inégalé, à savoir 4 milliards de dollars, chiffre sensiblement supérieur aux 2,9 milliards de dollars de l’exercice précédent. Au moment où l’institution réalisait ces engagements sans précédent — durant les exercices 09 et 10, les engagements du Groupe de la Banque mondiale ont dépassé 130 milliards de dollars —, la BIRD se trouvait confrontée à des contraintes financières ; en avril 2010, ses actionnaires ont approuvé la première augmentation de capital de grande ampleur depuis 20 ans.

Les décaissements de la BIRD et de l’IDA — mesure importante de l’efficacité de l’aide sur le terrain — ont atteint également des niveaux jusqu’ici inconnus et devraient s’établir aux alentours de 40 milliards de dollars (contre 28 milliards de dollars durant l’exercice 09) grâce aux efforts déployés de façon concertée et soutenue par la direction et le personnel de la Banque mondiale pour répondre plus rapidement aux demandes des clients.

La Société financière internationale (IFC), la plus importante source de financements multilatéraux pour le secteur privé dans les pays en développement, a accordé des financements sans précédent aux entreprises de ces pays, qu’elle a aidées à faire face à l’incertitude qui pèse sur l’économie mondiale. Selon des données préliminaires et non auditées en date du 29 juin, les investissements de l’IFC se sont montés à près de 18 milliards de dollars, contre 14,5 milliards de dollars pour l’exercice 09. Le chiffre comprend des engagements estimés à 12 milliards de dollars réalisés par l’IFC pour son propre compte et plus de 5 milliards de dollars mobilisés auprès d’autres investisseurs pour compléter les financements de la Société. Les ressources mobilisées auprès d’autres investisseurs comprenaient 235,8 millions de dollars levés par la Société de gestion d’actifs (Asset Management Company ou AMC), filiale à part entière de l’IFC chargée de gérer de façon indépendante les capitaux de tierces parties. Au 29 juin, l’IFC comptait plus de 500 projets d’investissement, soit une augmentation de 12 % par rapport à l’exercice 09. Les dépenses des Services de conseil de la Société devraient avoisiner 300 millions de dollars.

L’IFC a maintenu l’axe stratégique de ses interventions sur les pays et les régions les plus démunis, surtout l’Afrique subsaharienne, où ses investissements ont augmenté pour franchir légèrement la barre des 2 milliards de dollars au 29 juin — un autre record. Les investissements de l’IFC dans les 79 pays admis à emprunter à l’IDA ont atteint un montant total de plus de 4 milliards de dollars. Près de la moitié des projets de l’IFC et environ 60 % des dépenses liées aux projets de ses Services de conseil ont été réalisés dans ces pays.

« Dans un contexte économique imprévisible, l’IFC a canalisé d’importantes ressources financières vers les régions où elles pouvaient avoir le plus d’effet », a déclaré Lars Thunell, vice-président exécutif et directeur général de l’IFC. « Nous avons mobilisé des capitaux pour relever les grands défis de notre époque en matière de développement. Nous avons exploité nos compétences mondiales et mis au point des produits et des services novateurs pour aider nos clients à réussir. Nous avons stimulé les investissements dans les pays émergents en montrant aux investisseurs que le développement et la réussite commerciale peuvent aller de pair sur ces marchés ».

Parmi les réalisations de l’IFC figurent plusieurs transactions et projets novateurs destinés à créer des opportunités pour les habitants des pays les plus pauvres et les protéger des incertitudes économiques. Le Fonds de recapitalisation et le Fonds pour l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes de l’IFC — tous deux gérés par l’AMC — ont investi environ 175 millions de dollars dans Ecobank, la banque panafricaine disposant de la plus importante implantation géographique dans la région, pour accroître l’accès au crédit dans les pays les plus pauvres. Par ailleurs, l’IFC a investi 20 millions de dollars dans Leapfrog Financial Inclusion Fund, premier fonds de microassurance commercial au monde, qui devrait aider 25 millions d’Africains à obtenir une assurance.  

L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), l’organe du Groupe de la Banque mondiale qui assure contre le risque politique, a émis des garanties d’un montant de 1,5 milliard de dollars, contre 1,4 milliard de dollars au cours de l’exercice 09. « En dépit du manque de confiance des investisseurs et de la baisse des investissements étrangers directs cette année, la MIGA a continué d’appuyer les investissements qui permettent de créer des emplois, de construire des infrastructures de base et d’offrir des services de prêt à l’économie réelle », selon Izumi Kobayashi, vice-président exécutif de la MIGA. « Nous sommes intervenus pour soutenir la reprise et la croissance dans les pays en développement en ces temps incontestablement difficiles ».

Les engagements du Groupe de la Banque mondiale dans les pays d’Afrique subsaharienne — première priorité de la Banque — se sont montés à 13,85 milliards de dollars durant l’exercice 10, soit une augmentation de 28 % par rapport aux 9,9 milliards de dollars de l’exercice 09. Sur ce total, 7,2 milliards de dollars proviennent de l’IDA (soit 49 % du total des engagements de l’Association), 4,3 milliards de dollars de la BIRD, 2 milliards de dollars (un montant record) de l’IFC et 345 millions de dollars des garanties de projets de la MIGA dans la région. Les décaissements de la BIRD et de l’IDA en Afrique subsaharienne se sont montés à 6 milliards de dollars durant l’exercice 10.

Malgré sa gravité, la récession économique mondiale n’a pas provoqué de crise de la dette souveraine dans les pays émergents du type de celles qui avaient éclaté dans les années 90 et 2000, principalement grâce à une gestion macroéconomique et une gestion de la dette prudentes en vigueur dans les pays en développement. En plus de fournir des engagements financiers, la Banque a aidé les entités nationales et infranationales à réduire leur vulnérabilité face à la volatilité du marché en leur fournissant une assistance technique et en mettant des instruments de gestion du risque à leur disposition. Durant l’exercice 10, le volume des transactions de gestion des risques exécutées par la Banque a plus que triplé par rapport aux niveaux qui prévalaient avant la crise, les pays membres cherchant à gérer plus activement les risques de leurs portefeuilles de dette.

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Pour de plus amples informations sur les activités de la  Banque mondiale en Afrique subsaharienne, visitez : http://www.banquemondiale.org/afrique ou http://www.banquemondiale.org/resultats
Vous pouvez également  joindre Mamadou Saliou Diallo, Chargé de Communication Banque Mondiale-Conakry : tél : 64-24-40-49 Email : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

 

Personnes handicapées mais pas résignées

Mise à jour le Vendredi, 18 Juin 2010 21:07

En dépit des traités, de la mobilisation ou de la charité dont beaucoup font preuve à leur égard, rien ou presque ne change dans le quotidien des personnes handicapées en Afrique. Ainsi que le démontre Africa Renewal dans cet article, l’injustice sociale dont ils sont victimes et l’absence de volonté politique de la part des gouvernements sont souvent leurs deux… handicaps majeurs.
 

Infertilité masculine: Face cachée de mes consultations au CHU de Donka, Conakry

berete1As-tu rencontré un homme qui accepte sa stérilité ? S’il est stérile, il rejette le plus souvent sur le compte de sa femme. Combien de femmes ont été reprochées pour cause de stérilité et une fois remariées, elles ont des enfants. L’homme se dit toujours viril et non stérile. Ils sont rares ceux qui acceptent  et se font traiter ; pour eux l’infécondité est purement féminine, comme ceux qui accusent leurs femmes d’avoir des filles. Beaucoup d’hommes vivent leur stérilité comme une tare, la cachent, ne la dévoilent pas et vont même refuser d’aller jusqu’aux soins. Le fait même d’évoquer la possibilité de ce diagnostic est source d’inquiétude et d’angoisse. Mr. K. me disait « Je peux vivre sans enfants, mais je ne pourrai pas vivre avec la certitude  que je suis stérile ». D’autres ont le courage d’aller consulter mais tiennent leur partenaire dans l’ignorance de leur démarche. D’autres en fin consultent, jouent le tout, mais font en définitive porter la responsabilité sur leur partenaire ou pire encore sur des forces obscures qui leur veulent du mal.

 

Découverte d’une pièce du casse-tête de la thérapie personnalisée contre le cancer

Mise à jour le Jeudi, 17 Juin 2010 12:35

Des membres du Département de biochimie de l’Université McGill ont effectué une percée significative en matière de recherche sur le cancer. Ils ont découvert qu’un petit segment d’une protéine qui interfère avec l’ARN peut contrôler l’expression normale de gènes, notamment les gènes actifs dans les cellules cancéreuses. Consultez la vidéo suivante à ce sujet (en anglais):  http://podcasts.mcgill.ca/pods/press/nagar.mp4

Publiés en ligne le 26 mai 2010 par le prestigieux journal Nature, les travaux ont déjà ouvert la voie à d’importantes applications pour la recherche en laboratoire et constituent une autre étape vers le type de thérapies personnalisées contre le cancer que des spécialistes du monde entier tentent ardemment de mettre au point.

Pour demeurer saine, la cellule humaine doit produire les bonnes protéines au bon moment, et ce, en quantité appropriée. Elle y parvient notamment grâce à l’ARN interférence, une forme de dégradation génétique par laquelle de petits morceaux d’ARN, appelés ARNm, bloquent la production de protéines spécifiques en interférant avec leur code génétique. Toutefois, tous les ARNm ne peuvent accomplir cette tâche. En collaboration avec le professeur Nahum Sonenberg du nouveau Complexe des sciences de la vie de McGill, le professeur Bhushan Nagar et l’étudiant aux cycles supérieurs Filipp Frank ont fait appel à la biologie structurelle pour mettre au jour un petit segment de protéines Argonaute - molécules essentielles à l’ARN interférence – apte à sélectionner les ARNm adéquats.

Ce faisant, l’équipe a découvert que les protéines Argonaute pouvaient éventuellement être exploitées pour amplifier la dégradation. « L’ARN interférence peut servir de démarche thérapeutique viable pour inhiber des gènes spécifiques exagérément actifs dans des cas de maladies comme le cancer », a déclaré le professeur Nagar. « Nous avons maintenant une porte ouverte sur la capacité de modifier rationnellement les ARNm pour les rendre plus efficaces, voire les transformer en médicaments. »

Même si l’on ne peut envisager d’applications thérapeutiques avant plusieurs années, ces nouvelles connaissances offrent une avenue pour réguler la production spécifique de protéines anormales, notamment dans les cellules cancéreuses.

« C’est une nouvelle formidable », a déclaré le professeur David Thomas, directeur du Département de biochimie de l’Université McGill. « Récemment, des reportages évoquant la fin de l’utilisation de la chimiothérapie ont été présentés. Eh bien, cela fait partie de ce parcours menant à la mise au point de thérapies fondées sur les gènes et personnalisées en fonction de la maladie à traiter. C’est un grand pas en avant. »  

Financée par les Instituts de recherche en santé du Canada et le programme scientifique des frontières de l’humain, la recherche a été soutenue par le Groupe de recherche axé sur la structure des protéines du Fonds de la recherche en santé du Québec.

Internet : http://www.mcgill.ca/biochemistry/
Vidéo explicative : http://podcasts.mcgill.ca/pods/press/nagar.mp4

Personne-ressource :
William Raillant-Clark
Relations avec les médias
Université McGill
514 398-2189
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Émigration clandestine : La mésaventure des femmes clandestines africaines vers l’Europe

Mise à jour le Jeudi, 17 Juin 2010 12:34

L’émigration clandestine vers l’Europe ne cesse de faire des victimes aussi bien dans les embarcations de fortune qu’en cours de route.

Mais les femmes sont les plus exposées au danger et aux mauvais traitements pendant le voyage. Médecins Sans Frontières a révélé certains de ces mauvais traitements auxquels elles sont soumises au cours du périple.

Il s’agit notamment des viols et autres harcèlements sexuels. Les auteurs de ces actes inhumains sont le plus souvent leurs compatriotes et compagnons de route. Des citoyens des pays de transit sont également coupables des viols et autres rackets.

Pour celles qui arrivent en Europe, les stigmates des mauvais traitements sont très visibles, même si certaines se méfient d’expliquer leur mésaventure.

Depuis longtemps, ce calvaire frappe les femmes. Mais c’est seulement maintenant que l’opinion se rend compte de la triste réalité. Il est à se demander pourquoi un mutisme a entouré cette situation jusqu’à maintenant. Est-ce par pudeur ou par tolérance ?

De toute évidence le silence qui longtemps entouré ces actes inhumains et dégradants ne peut être justifié aux yeux des défenseurs des droits de l’homme et même de l’opinion.

Certes que l’illusion que ces femmes se font de l’Europe et du bonheur qui s’y trouve peut jouer, mais ceci ne peut pas les faire oublier les actes inhumains auxquels elles ont été soumises en cours de route au point que toutes en font un secret et restent pendant si longtemps de complices passives.

A partir du moment où le voile est levé sur cet aspect de la mésaventure féminine, les gouvernements et les ONG doivent multiplier les initiatives afin de mettre fin à ce calvaire. Seulement, il est à se demander si des dispositions efficaces seront trouvées pour punir les coupables et diminuer voire stopper l’émigration clandestine.

Car les gouvernements Européens et Africains n’ont enregistré qu’un succès mitigé dans leur action contre l’émigration clandestine. Même si le nombre de clandestins a diminué en Europe ces dernières années, il n’est pas évident que l’effectif des candidats est resté en baisse.

C’est dire que le combat contre la clandestinité et particulièrement la clandestinité des femmes est loin d’être gagné. Et l’aventure vers l’Europe a encore de beaux jours devant elle, même si les femmes continueront à payer plus de sacrifices.

Elhadj Abdoulaye Diallo pour Aminata.com
 

Politique : les jeunes Africains choisissent l’accès technologique

Mise à jour le Jeudi, 17 Juin 2010 12:33

Le soir du 2 janvier 2008, à 23 heures précises, de retour d’un voyage épuisant qui l’a menée de Nairobi au Kenya à Johannesbourg en Afrique du Sud, Ory Okolloh — une avocate kenyane d’une trentaine d’années — poste sur son blogue le message suivant : “pour que la réconciliation ait lieu au niveau local, il faudra d’abord que la vérité de ce qui s’est passé émerge. Y a-t-il des gens qui veulent faire quelque chose – des accros de technologies capables de rendre compte de la violence et des destructions ont eu lieu en utilisant Google Maps ?”
 

Sida : chronique d’une crise annoncée

Sept ans après l’accord conclu à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au terme duquel les pays en développement pouvaient importer des copies bon marché de médicaments coûteux, un seul envoi de médicaments antirétroviraux -  seul traitement efficace contre le VIH - a été livré en accord avec ces dispositions.
Or, dans la mesure où plus de 55 millions de personnes pourraient avoir besoin d’antirétroviraux d’ici à 2030,  les experts s’inquiètent face à ce qui, à leurs yeux, constitue une véritable “bombe à retardement”.  Les médicaments actuels perdent leur efficacité et sont remplacés par des médicaments brevetés qui ne sont accessibles qu’aux plus riches. Si rien n’est fait la distribution de ces médicaments génériques vitaux aux populations les plus pauvres pourrait être affectée, vouant à la mort des millions de personnes, en Afrique principalement.
Des coûts plus élevés à l’horizon
Si près de 3 millions d’Africains sont soignés aux antirétroviraux, c’est en raison du faible coût de ces médicaments, 80 dollars à peine par patient et par an, explique à Afrique Renouveau Emi Maclean, responsable de l’accès aux traitements de Médecins sans Frontières (MSF). A l’origine, leur coût annuel était de plus de 10 000 dollars. Cette chute des prix est due à la concurrence féroce que se livrent les fabricants de médicaments génériques indiens à qui la loi permet de copier les médicaments brevetés.
Mais cette situation est sur le point de changer. Le droit indien en matière de brevets s’alignant à présent sur les règles strictes qui régissent ceux-ci dans les accords de l’OMC, il sera beaucoup plus difficile de produire des versions génériques bon marché des antirétroviraux plus récents et plus efficaces. Mme Maclean juge qu’il est urgent de passer à la combinaison de médicaments utilisée en Europe et en Amérique du Nord. Mais cette version est “deux à trois fois plus chère.” Les traitements antirétroviraux encore plus avancés peuvent coûter jusqu’à 27 fois plus cher.
Trouver une solution
L’accord de 2003, conclu au terme de près de deux ans de négociations ardues à l’OMC, prévoit une dérogation aux règles internationales sur les brevets pharmaceutiques. Ces règles accordent aux détenteurs de brevets un monopole de 20 ans sur leurs créations, mais autorisent dans certaines circonstances les États à violer ces dispositions en accordant une “licence obligatoire” à une compagnie pharmaceutique locale, lui permettant de produire des copies de médicaments sans l’autorisation du propriétaire du brevet.
Une autre dérogation négociée au terme de l’accord permet aux pays les plus pauvres d’importer des médicaments génériques produits sous licence obligatoire dans d’autres pays membres de l’OMC, à condition de respecter certaines procédures. Celles-ci comprennent un avis préalable émis par l’importateur et indiquant le genre et la quantité du produit pharmaceutique importé, ainsi que l’obligation de modifier la forme, la couleur et l’emballage du produit pour le distinguer de la version brevetée.
Dès leur signature, un grand nombre d’ONG médicales et de militants anti-sida ont qualifié ces accords d’inapplicables.
Ils affirment que la nécessité d’un avis préalable expose les pays importateurs à des pressions économiques et politiques de la part des bailleurs de fonds, des compagnies pharmaceutiques multinationales et de leurs partenaires commerciaux opposés à l’usage des licences obligatoires. L’adoption d’une approche commande-par-commande, analyse MSF dans un rapport publié en 2006, empêche les fournisseurs de produits génériques de réaliser des économies d’échelle par une production de masse.
L’accord de 2003 n’a pas été “un mécanisme facile à mettre en place, mais c’est le mécanisme dont nous disposons, ” plaide Tenu Avafia, spécialiste de la propriété intellectuelle et du sida  au PNUD.
Le Canada met l’accord à l’épreuve
La controverse autour de l’accord explique l’intérêt autour des efforts du Canada, un des rares pays à amender sa législation pour permettre à des compagnies pharmaceutiques locales d’exporter des médicaments conformément à l’accord de 2003. La loi votée en 2004 est entrée en vigueur un an plus tard.
Le Canada est aussi le seul pays à avoir expédié, suivant les dispositions de l’accord, une commande d’antirétroviraux du gouvernement rwandais passée à la compagnie pharmaceutique canadienne de produits génériques Apotex.
Mais selon Richard Elliott, directeur de l’organisation non gouvernementale Réseau juridique canadien VIH/sida, cette opération a révélé des problèmes de la législation canadienne. “Ils sont partis d’un modèle imparfait de l’OMC et l’ont rendu encore moins parfait, ” juge-t-il.
L’obligation pour les compagnies pharmaceutiques de recevoir une commande ferme avant de faire la demande d’une licence obligatoire constitue l’un des problèmes, explique M. Elliott. “Ce n’est pas de cette façon que les gouvernements achètent des médicaments. Ce n’est pas non plus la façon dont opère l’industrie pharmaceutique.”
Le docteur Bruce Clark, vice-président d’Apotex, déclare à Afrique Renouveau que sa compagnie a eu beaucoup de mal avec la législation canadienne. Les démarches à faire pour produire des médicaments destinés à l’exportation “sont trop difficiles et trop compliquées.”
Tout indique cependant qu’une législation qui simplifierait ces dispositions a été introduite au parlement et pourrait être débattue dès le milieu de l’année.
Ceci dit, pour Russell Williams, président de l’association Compagnies de recherche pharmaceutique du Canada, une organisation professionnelle, les délais enregistrés dans le traitement de la commande du Rwanda n’avaient rien à voir avec les règles de l’OMC ou la loi canadienne.
Aujourd’hui cependant c’est une question de vie ou de mort pour des millions de personnes de rendre applicable l’exonération de 2003, observe Mme Maclean de MSF. “Une crise s’annonce — pas seulement pour le VIH/sida, mais pour toutes ces maladies dont les remèdes sont mis hors de portée par les obstacles que représentent les brevets.”    
Par Michael Fleshman
Note à la rédaction : Sept ans après l’accord conclu à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au terme duquel les pays en développement pouvaient importer des copies bon marché de médicaments coûteux, force est de constater que l’accès aux médicaments dans les pays pauvres n’en n’est pas amélioré. Ainsi que l’indique Afrique Renouveau dans cet article, une crise pointe à l’horizon en matière d’accès aux traitements pour des millions de personnes, en Afrique notamment.
La reproduction et la publication du présent article sont libre et gratuites. Veuillez créditer «ONU Afrique Renouveau, www.un.org/africarenewal » comme source.
 

Economie : Le pouvoir d’achat des Guinéens reste très bas et à quoi ça sert les impôts ?

Mise à jour le Vendredi, 05 Mars 2010 22:59

Dans un pays comme la Guinée, par exemple, sur une population de 12,5 millions d’habitants, seulement 300 000 emplois sont  répertoriés dans l’ensemble des secteurs public et privé. Les jeunes n’ont alors d’autre choix que de se rabattre sur le secteur informel qui représente  75% des emplois. Le pouvoir d’achat du Guinéen moyen est très bas par rapport au coût de la vie. Ce qui suscite des mécontentements et révoltes partout en Guinée. Comment peut-on espérer des lendemains meilleurs en Guinée dans cette situation ?  

 

Le débat sur l'ordre des consultations éléctorales

Mise à jour le Samedi, 30 Janvier 2010 22:06


L’opportunité offerte aux acteurs Politiques de faire des propositions aux nouvelles autorités relatives aux consultations a permis d’afficher leurs divergences sur l’ordre à privilégier par rapport auxdites consultations électorales attendues.  Cependant, ils ont pu s’accorder sur la durée de la transition, les organes à mettre en place et la grille de répartition entre les différents acteurs clés de la nation. Cet acte atteste d’une part, l’unité qui émerge autour de certains éléments importants et d’autre part, l’apparition de la diversité sur un enjeu de taille qu’est l’ordre d’organisation desdites consultations.

 

Economie:la fiscalité immobilière est-elle l’une des sources des conflits sociaux après Kaporo-rail

Mise à jour le Lundi, 15 Décembre 2008 17:08

La fiscalité immobilière ou contribution foncière unique(CFU) est l’une des sources principales de toutes les crises en Guinée sans que personnes ne la dénoncent. Elle est née en Guinée par l’article 257 du Code Général des Impôts(CGI). Le petit terrain que l’on avait conservé « pieusement » comme on l’eût fait de pièces d’or et qui devenait soudain, grâce aux offres d’un promoteur, la source d’une grande richesse. Mais comment et pourquoi la fiscalité immobilière est – elle une source de fracture familiale ou communautariste en Guinée ? 

 

 

Economie Guinéenne : Pourquoi la fiscalité minière est-elle le serpent fiscal des recettes publique

Mise à jour le Mardi, 18 Novembre 2008 13:33

La fiscalité minière Guinéenne n’est pas une nouveauté. Les produits minéraux Guinéens sont exploités depuis des milliers d’années et tout au long de l’histoire les dirigeants et les gouvernements ont taxé les mines pour s'approprier une partie de la richesse créée. On dit parfois qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, mais dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui, la politique fiscale tient de plus en plus compte de facteurs qui ne jouaient pas un rôle majeur par le passé. Pourquoi, est–elle le serpent fiscal des recettes publiques Guinéennes ?

 

Carnet de route. Faranah : Qui vous dira ce qu'est ce commissariat de police rampante?

Mise à jour le Mercredi, 10 Septembre 2008 12:51

serpents_de_faranah.jpgC'est une maison centrale d'arrêt pas comme les autres. Constitué de trois bâtiments, ce centre de détention est sis dans le village de Passaya (dans Faranah). Lesquels bâtiments sont scindés en de très nombreuses cellules où ne sont verrouillés que des prisonniers d'un genre nouveau: des serpents, ''jugés'' coupables de morsure (mortelle ou en deçà), d'attaques contre du cheptel, de coupures de route ou encore de simple intimidation...

 

Diecké ou le fruit du labeur

Mise à jour le Mercredi, 10 Septembre 2008 12:52

soguipah.jpgEn découvrant Diecké, à 12 km du Liberia, on tombe des nues. Une CRD, l'une des rares en Guinée, qui fait montre d'un décollage économique véritable. En terme de développement local, c'est la meilleure du pays : une agriculture intensive et une unité industrielle qui fait la fierté du pays -la SOGUIPAH.

 

Au Palais: L''entourage du chef de l'Etat de plus en plus peuplé de kleptocrates et de décrié?

Mise à jour le Mercredi, 03 Septembre 2008 09:05

Le dernier décret signé par Lansana Conté continue de faire des vagues à Conakry. Celui-ci, dit-on, visait à renforcer les attributions du nouveau ministre secrétaire général à la Présidence. Mais, on assiste plutôt à la réapparition de certains hommes, des prédateurs ou réputés comme tels, et à la formation d'une nébuleuse disparate autour du chef de l'Etat.

 

La casse de l'ogre Sam: chronique politique

Mise à jour le Vendredi, 29 Août 2008 13:32

C'est connu : les plus hautes tours sont celles qui font les plus grandes chutes.

L'infortuné - cependant nanti - Mamadi Sam Soumah, ancien boss des services de la présidence de la République, vient de le vérifier à ses dépens. A peine débarqué de son petit - mais juteux - trône de ministre secrétaire général, il n'a même pas eu le temps de digérer sa disgrâce que le voilà empêtré dans une sale affaire de détournement de deniers publics.

 

La Guinée à la croisée des chemins.

Mise à jour le Vendredi, 22 Août 2008 20:14

Le mouvement de grève des personnels de santé guinéens a été très suivi lundi. Ce mouvement rassemble plusieurs secteurs des services de santé guinéens, notamment les médecins, les infirmières et les fonctionnaires des hôpitaux. Les agents de santé réclament un statut particulier mais aussi le paiement d'arriérés de salaire qu’ils attendent depuis des mois. C’est le cas de plus de 500 jeunes agents qui ont été engagés depuis environ un an et demi. 

 

Tout cela n'est pas sérieux …:Chronique politique

Mise à jour le Lundi, 18 Août 2008 13:07

On croyait à jamais révolu le temps des décrets et ''contre-décrets'' en Guinée. Ce qui s'est passé entre le vendredi 1er (avec la nomination de Alpha Ibrahima Kéïra aux fonctions de ministre secrétaire général de la présidence) et le mardi 5 août 2008 vient de prouver, à la stupeur générale, que ce n'est pas encore le cas.

 

L’U.A. et les coups d’états

Mise à jour le Lundi, 18 Août 2008 13:06

Encore un coup d’état en Afrique ! Quelle honte ? Quel malheur ? L’anarchie est ce qu’il y a de plus dangereux pour une nation. La Mauritanie, qui a fait parler d’elle en la matière à la fin des années 70’s et au début des années 80’s, se fait encore revivre en cette année 2008 par ce nouveau coup de la mascarade et de l’ignominie. Un pays qui, pour tous les observateurs avait commencé à emprunter les chemins de la sagesse depuis une transition réussie et des élections saluées en 2007 par l’Afrique et le monde comme un exemple viable et vivace d’une autre Afrique en gestation.

 

La déliquescence du pouvoir en Guinée Conakry !

Mise à jour le Samedi, 16 Août 2008 16:44

L’affirmation selon laquelle « la nature a horreur du  vide » trouve son sens dans la marche actuelle de la  république guinéenne où l’état brille par son absence  dans la satisfaction des besoins minimaux de sa population.

 

Chronique politique: Adieu la Commission d'enquête, vive la CPI ?

Mise à jour le Lundi, 11 Août 2008 09:52

arm6.jpgIl y a un an et demi, des citoyens – surtout de jeunes manifestants – tombaient sous les balles d'éléments des forces de l'ordre, aux pires moments des insurrections populaires de janvier et février 2007. Quelques mois seulement après le massacre en juin 2006 de dizaines d'élèves qui avaient envahi les rues de Conakry pour exprimer leur mécontentement suite à une annulation de l'examen du baccalauréat.
 

Chronique Politique: Serment d'hypocrite

Mise à jour le Samedi, 09 Août 2008 09:34

Après les négociations réussies avec les syndicats du secteur de l'Education et la formation du gouvernement, d'aucuns pensaient que la valse des revendications sociales allait marquer un temps d'arrêt. Juste pour connaître les intentions de la nouvelle équipe et jauger sa capacité à initier et conduire des reformes salutaires pour la nation.
 

Nos dictateurs et leurs dictateurs

Mise à jour le Jeudi, 07 Août 2008 11:07

sekoutoure.jpgOuvrant notre boite électronique, il y a de cela quelques semaines déjà, nous trouvâmes le message d’un vieil ami rempli de souvenirs et de compliments. A la fin de son écrit, comme pour nous donner à réfléchir, il y avait cette profonde question : y a-t-il des gens qui supportent encore Robert Mugabe ? A cette invite à cogiter, plusieurs autres se bousculèrent dans notre esprit.

 

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