"…, nous refusons d’usiter la planche à billets", assure Mohamed Lamine Yayo, secrétaire général du ministère

Le Chef de cabinet du Ministère délégué au budget, a dans une interview exclusive qu’il a accordée à notre rédaction fait le diagnostic de la situation économique. Mohamed Lamine YAYO fait des larges démonstrations de son savoir et de son art dans la maitrise de la finance, surtout la ‘’Compta-publique’’. Bref, la gestion du denier. Lisez l’intégralité de l’interview:

 

Aminata.com: Avant d’aborder le volet politique, puisque vous appartenez au mouvement N’Dimboré, vous êtes d’abord un spécialiste des questions économiques. Pourrait-on se réjouir aujourd’hui sur le plan économique en Guinée ?
Mohamed Lamine YAYO: toute action publique pour qu’elle soit, pour qu’elle évolue, pour qu’elle se développe, pour qu’elle se cultive et s’entretienne, il faut une volonté politique. Cette volonté a été celle du Président Alpha CONDE nouvellement élu. Il a décliné son plan d’actions. Il a souhaité renouer avec les  partenaires techniques financiers qui sont la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. Parce que les relations avec cette communauté internationale et des bailleurs de fonds étaient rompues avant qu’il ne vienne au pouvoir. Aujourd’hui, il faut manquer d’objectivité pour ne pas reconnaitre le travail gigantesque, le travail colossal abattu en moins de temps. Vous imaginez, une bagatelle, une somme faramineuse de deux milliards cent millions de dollars américains, effacée comme ardoise de la dette. Ceci est un fait positif. Quand j’entends dire par des néophytes, pour dire que l’annulation de la dette, la reprise des relations avec les partenaires internationaux n’est qu’une vie chimérique, n’est qu’une vue utopique de l’avancée  économique et politique du Président Alpha CONDE, je crois que ces gens ont une démarche empreinte inojectivité. Hors, un intellectuel ou un politique quel que soit son bord politique et quel que soit son obédience par ailleurs, quand c’est sur le plan de la reconnaissance d’un fait qui est positif, il faut avoir le courage d’assumer. La Guinée était au point des décisions depuis l’année 2000. Douze années ont couru. Après deux ans de mandature du Président Alpha CONDE, on a renoué avec les partenaires techniques financiers. Ce qui est le fruit d’un grand effort. Le dénouement d’un grand effort. Une bataille gigantesque. Pour que la Guinée soit à ce niveau, il a fallu donc une gestion budgétaire disciplinée. Et qui parle de gestion budgétaire, parle de gestion bancaire concomitamment pour que les bailleurs de fonds nous donnent le quitus ou le brevet de la bonne gestion. Et, on donne ce brevet pour nous dire que nous sommes sur la bonne voie et en fonction de cela, ils sont prêts à nous accompagner. Les avantages liés à cela sont multiples. Ces avantages font fois son et légion quand on reconnait qu’après deux années et quelques mois de mandature, la Guinée est maintenant sur le chemin du redressement économique. C’est-à-dire financier.

 

Vous aviez évoqué tout à l’heure un premier acquis. C’est-à-dire l’annulation de plus de deux milliards de dollars. Mais est-ce qu’il y’ a d’autres acquis ?
Non, l’assainissement des finances publiques ne permet pas seulement à la Guinée de revenir, mais de projeter ses ambitions qu’elle a.  Dans le cadre de l’amélioration de conditions de vie de ses populations très déshéritées. Car vous n’êtes pas sans savoir que 80% de ces populations sont dans le secteur agricole. Un secteur où les poches de pauvreté sont les plus criardes. Donc, par rapport à cela, c’est déjà un ouf de soulagement que les partenaires techniques financiers à partir du titre 1, gèrent dans la nomenclature budgétaire (premier titre), que nous nous libérons de l’ardoise de la dette. Mais cela n’est pas fortuit. Elle est le fait d’un grand effort.

 

Quels sont ces efforts si vous permettez ?
Au niveau du ministère du budget, il y’ a de grandes directions qui sont la direction générale de Douane, la direction nationale des impôts et celle du budget qui ont travaillé d’arrachepied pour favoriser ce que je viens de dire. Faire des projections dans le futur pour que les populations guinéennes qui sont démunies retrouvent un regain de vitalité. Que tout le monde s’engage dans la sphère de la production avec toutes les opportunités que cela offre au pays et pour que la Guinée sorte du pelleton des pays pauvres très endettés. Ce qui est facile à démontrer : premièrement, le respect de ce qu’on appelle ‘’la règle d’or’’,  c’est-à-dire respecter tous les engagements hérités avant qu’il ne soit au pouvoir. Secundo, on a procédé à un diagnostic et lequel ? On s’est rendu compte que la gestion des finances dans le passé, était une gestion opaque. Les chiffres sont là par rapport à ce que je dis. On était à un seuil d’inflation de l’ordre de 21%. La balance commerciale qui est aussi un agrégat, était chroniquement déficitaire. Le solde de base qu’on avait, n’était pas appréciable. A 21%, c’était un seuil insupportable pour ce qui est de l’inflation en 2010, pendant que le solde de base en octobre 2010 était de l’ordre de 0,02%, pour un objectif en fin d’année de l’ordre 3,6%. Donc il fallait faire une rupture avec le passe. Rupture avec le passé qui amenait l’usage des grands sédatifs. Pourquoi les grands sédatifs, parce qu’on était considéré comme un pays sous perfusion. La Guinée était un pays sous perfusion. Il fallait inoculer au malade qui est la Guinée une dose de sédatif. Une dose de santé avec des remèdes qui sied, qui correspond à la nouvelle gestion du nouvel ordre économique international. On avait là un taux de croissance qui était dans l’ordre pour 2007 de 1,8% ; en 2008 de 4,3% ; en 2009 de 0,3% ; en 2010, ce taux était dans l’ordre de 1,9% et en 2012, c’était dans l’ordre de 4,8% par rapport au Produit Intérieur Brut, le PIB.

 

Au titre des reformes structurelles, les efforts du gouvernement ont permis d’obtenir des résultats suivants : l’obtention par le conseil national de la transition de la loi organique relative aux lois des finances, qui était une réforme majeure du trésor public. Cette réforme majeure du trésor indiquait quoi ?
Dans la loi antérieure, les comptables publics étaient assujettis à des sanctions pénales, alors que les ordinateurs n’étaient aucunement concernés par ces sanctions, donc dans le passé. On a vu là la disparité car, à ce niveau, il n’y avait pas d’équilibre. La loi organique des finances publiques devait permettre d’assujettir les ordinateurs aussi, aux mêmes sanctions pénales en cas de dérapages, pour que la faute soit partagée.

 

Est-ce qu’on peut qualifier cela d’un acquis positif dans le contexte actuel ?
Oui naturellement, c’est un acquis positif, car cela voulait dire qu’on mettait à plat l’impunité en Guinée, pour ce qui était de la comptabilité publique. Cette politique de l’impunité qui était érigée en système de gouvernement avant que le Pr. Alpha CONDE ne vienne au pouvoir. Il fallait donc mettre à plat cette politique d’impunité, hélas, érigée en système de gouvernement en Guinée. Parce qu’aussi, nous savons que cette situation qui a amené des exceptions à des règles, dont le détournement et la concussion  entant que telle, étaient ériges en système de gouvernement.

 

Autre acquis au point de vue économique ?
On est revenu au principe de l’unicité de caisse par exemple, qui mettait à plat les pratiques désuètes que nous avons connues, ou dans une pagaille, chacun se permettait d’autoriser les dépenses à son niveau, d’utiliser les ressources à son propre niveau comme le voulait sa volonté. Donc après ces mesures, les pratiques-là ne pouvaient plus être usitées. Ce qui est un acquis.

 

Un acquis que vos adversaires contestent, pouvez-vous le défendre ?
Nos adversaires contestent mais les chiffres sont là, illustrateurs de la situation que nous vivons aujourd’hui. L’inflation c’est quoi ? C’est un déséquilibre économique caractérisé par une enflure des prix, qui apporte un dénouement malheureux, une hausse généralisée des prix à tous les niveaux. Quand on est dans un seuil d’inflation de 3%, on dit que c’est une inflation rampante ou larvée. Quand on est dans un seuil d’inflation de 3 à 6%, nous parlons d’inflation déclarée. Mais à partir de 6%, nous sommes dans une hyper inflation. Une inflation galopante. Dites-vous bien, on était à 21%. Une hyper inflation. Et s’il y’ a un autre qualificatif à ajouter, nous allons le trouver pour décrire ce phénomène. Imaginer que nous étions a 21%. La courbe était élevée mais nous avons inversé la tendance. Aujourd’hui nous sommes à un seuil d’inflation de 13%. Est-ce que ceci est obtenu par fantaisie ? Non !

 

Est-ce qu’après le fait d’inverser le taux de l’inflation, il y a d’autres acquis ?
Certainement oui ! Comme la signature entre le ministère de l’économie et des Finances et la Banque Centrale d’une convention de tenue des comptes. Allez-y aujourd’hui sur le marché pour constater vous-même. Le taux de change bancaire. Vous voyez que l’écart entre le marché parallèle et le taux de change officiel est assez faible. Vous comprendrez que la monnaie nationale se porte bien par rapport aux devises étrangères. Ce, parce que la Banque centrale joue son rôle d’émission. Elle n’accompagne pas le budget dans une mauvaise politique budgétaire. Or cette politique budgétaire mise à plat, ne pouvait nous sortir de l’inflation qui astreignait notre économie. La politique budgétaire aujourd’hui est réaliste au-delà du fait qu’il y a le principe d’unicité de caisse, nous refusons d’usiter la planche à billets.
Cette production de monnaie sans contrepartie qui vient créer une croissance monétaire. Une situation qui vient davantage de dégrader le panier de la ménagère. La ménagère, sur la tête de laquelle pose toute la famille. Si cela est, c’est l’expression d’une pauvreté à son comble.

 

Vous parliez tout à l’heure de l’interdiction de l’émission de nouveaux billets de banque. On a quand même récemment interpellé  des personnes qui fabriquent de nouveaux billets de banque. Votre explication ?
On les a interpellé pourquoi ? Pourquoi ces gens s’évertuent à faire cette mauvaise pratique ? Il faut jeter un regard sur le passé. C’est ce que la France avait fait à la Guinée aux premières heures de l’indépendance, pour amener notre pays à connaitre davantage une situation beaucoup plus difficile, qui était déjà précaire. Les autorités d’alors ont pris la responsabilité de sortir de l’influence monétaire française en quittant la zone franc. La Guinée a ainsi crée  sa propre zone monétaire pour que cette situation soit éradiquée.

 

Vous êtes donc parvenu à esquiver cette pratique à nouveau ?
Nous sommes même partis très loin dans les domaines de finances et des banques. Une nouvelle loi a été prise par le Conseil National de la Transition- (CNT), en vue de renforcer la surveillance bancaire, favoriser les échanges inter bancaires, et l’intermédiation financière au profit des petites et moyennes entreprises. Cette avancée est là et une loi a été prise par le CNT, applicable parce qu’aujourd’hui, il y’ a une volonté politique qui accompagne le travail des techniciens du budget que nous sommes.

 

Qu’est ce qui n’a pas marche au point de vue données chiffrées ?
Je dois vous dire que le changement n’est pas possible dans un pays qui a eu son indépendance il y’ a 55 ans, sans la reconversion des mentalités. Parce qu’il y’ a ce qu’on appelle la ‘’résistance aux paradigmes’’. Chacun dans son domaine doit jouer sa partition dans la lutte à mener contre les séquelles du passé. Un passe abject. Vous les journalistes surtout, vous devez jouer votre partition pour informer la cité, apporter des éclairages aux populations sur la nouvelle politique du Président Alpha CONDE. Afin que les populations analphabètes puissent savoir quel comportement tenir. Avoir des réponses aux questions sur toutes les situations concernant notre devenir commun.
Voilà le comportement typique, voilà le comportement exemplaire que chacun doit avoir. Nous au budget, nous avons une feuille de route, et cette feuille de route se fonde sur une exemplarité par rapport à nos positions. Si nous qui avions la charge de ce budget, nous qui avions la main dans ce qu’on appelle la cagnotte faisons preuve de bonne volonté, de bonne moralité et cultivons la vertu et l’honnêteté dans un environnement favorable, ceci veut dire que les autres vont nous imiter.

 

Est-ce que dans cet esprit que vous avez créé la cellule de gestion matérielle ?
Il s’agit de la direction de la comptabilité matière et du matériel qui va avoir en charge la garde du patrimoine de l’Etat. C’est dans ce dessin que cette direction a été créée comme pour dire que tout se tient, tout se complète. Quand on fait l’état des lieux, on entre dans la cryptique de ce qui est dit, ce qui est fait ce qui existe. Toutes les définitions de l’évaluation du cryptique  « objectifs-moyens-résultats », ainsi l’évaluation permet d’apprécier si une politique publique est :
–          Efficiente : elle évalue le rapport entre les moyens mis en œuvre et les résultats de l’action publique ;
–          Efficace : elle mesure les résultats obtenus au regard des objectifs et la mise en évidence des rapports de causalité entre les objectifs, implicites et explicites, et les effets réels des actions publiques ;
–          Cohérence : dans sa conception et dans son déploiement. La cohérence interne vise l’adéquation entre les objectifs assignés à une politique et les moyens qui lui sont alloués ; la cohérence externe désigne l’adéquation entre l’action évaluée et d’autres politiques ;
–          Pertinence : l’adéquation entre les objectifs explicites d’une politique et les besoins ou les problèmes qu’elle est supposée résoudre ;
–          La temporalité de l’évaluation : quel est le moment le plus opportun pour évaluer une politique publique ;
–          L’évaluation : elle peut être prospective, c’est-à-dire ex ante à l’élaboration du programme.

 

Pouvez-vous être plus explicite sur ces notions ?
Donc, c’est une démarche agnostique qui permet de faire la part des choses dans la gestion des biens publics, avant de déclencher l’Action publique pour une obligation de résultat. Faire le rapport entre les moyens mis à notre disposition et les résultats mis en œuvre, entre ce qui est programmé et les acquis concrets. Ensuite nous mesurons l’efficacité car elle nous permet de nous rendre compte si les résultats obtenus au regard de nos objectifs sont conformes aux moyens mis à disposition. S’ils sont utilisés à bon compte. La mise en évidence des rapports de causalité entre les objectifs implicites et explicites et les effets réels des actions que nous déclenchons. Puis nous rendons compte après avoir examiné ces deux volets, actifs de cette politique, pour voir si ce que nous faisons a une cohérence. La cohérence se situe comment dans sa conception et dans sons déploiement ? La cohérence est telle, que c’est une adéquation entre les objectifs que nous nous sommes assignés et la politique que nous avons sous même dessine librement et les moyens que nous  devons mettre en relief pour que cette cohérence soit réalisée. La cohérence, j’insiste,  elle peut  être externe. Elle désigne l’adéquation entre l’action évaluée et notre politique, ensuite la pertinence de l’adéquation entre les objectifs explicite et implicite de cette action au coqueté de la politique qu’on s’est défini, et les besoins ou les problèmes qu’elle est supposé résoudre. Mais après cette vue qui se dessine  partout pour une politique  réaliste   une politique pas débordante et une politique pas enthousiaste  d`où la temporalité de toutes ces actions était plus que nécessaire si on n`avait continué  avec cette politique du passé et toutes ses turpitudes.
C’est qu’il faut dire aujourd’hui que le Président Alpha CONDE n’allait pas avoir le brevet de la part de la communauté internationale.    Ce brevet  qui veut dire que sa gestion économique  est sur une bonne voie pour réussir  à dépasser le développement. Mais  le brevet de la communauté internationale  est là pour nous dire qu`il était temps de l’aider à aller de l’avant, pour effacer cette ardoise de la dette en un temps record. Nous sommes maintenant dans une nouvelle dynamique.
Nous sommes en train de chercher à avoir, à contracter une dette ; mais en faisant en sorte que la dette soit viable ; C’est cela, en tenant compte du passe et nous inciter qu’on doit l’accompagner. Et la première mesure pour l’accompagner, c’est de l’aider à effacer la dette ancienne. C’est ce qui fut fait. Aujourd’hui on prend en compte la nouvelle théorie de la viabilité de la dette. Dans le nouveau concept de la politique de désendettement  pour le développement. C’est-à-dire servir pour les petites et moyennes entreprises. Certains disent à souhait que non, l’annulation du PPTE n’a servi à rien. Mais je leur dis que c’est une vue de l’esprit. Elle est utopique.
Cette annulation nous a servi non seulement, à nous désendetter mais, permet aussi dessiner toutes les ambitions que nous prenons par rapport au quinquennat du Pr . Alpha CONDE, pour le développement de notre pays. Entre autres, sur le plan de l’éducation, on a un ratio qui est aujourd’hui élevé car nous avons de nouvelles constructions de nouvelles écoles.
Sur le plan des infrastructures routières, on est en train de réaliser des voies de franchissement et de mettre sur nos routes  du goudron qui n’est pas truqué. Au plan agricole, nous avons injecté beaucoup de fonds dans le secteur primaire pour permettre aux paysans d’avoir accès aux intrants avec des prix moins onéreux par rapport au passé.

 

Faites-nous le bilan de la campagne agricole 2011-2012
Plus encore, car, le déficit céréalier de la Guinée en riz est de l’ordre de 300.000 tonnes par an. Nous revenons d’un voyage à l’intérieur du pays, nous étions à Kissidougou. Faites le tour du pays si vous voulez connaitre cette réalité du changement. Le paysan a aujourd’hui un stock de sécurité durant la période de soudure. Ce qui stabilise le prix au marché. Un produit qu’on considère comme denrée de première nécessité. Ceci est un fait qu’on ne peut pas nier actuellement. Mieux, prouver que la politique d’émanciper les poches de pauvreté dans le secteur primaire, celui de l’agriculture, de l’élevage et la pêche est une bonne politique.

 

Alors le problème se situe où ? Est-ce à Conakry ou il y a trop de rumeurs, ou à l’intérieur où les gens qui produisent s’occupent vraiment de leurs activités créatrices ?
Vous savez nous sommes dans une nouvelle phase. Dans la quête de la démocratie. La quête de la démocratie est nécessairement contradictoire. Ceci étant, les opinions sont vraiment éparses, diverses. Pour moi, qu’est-ce que je retiens, quand c’est de la part de des intellectuels ou de la presse, nous considérons cela comme des démarches empreintes de sincérité. Nous devons éclairer  les opinions pour dire aujourd’hui qu’il y a rupture par rapport au passé, et pour dire que les politiques que nous décidons par rapport au présent, sont des politiques qui seront payantes et c’est pour dire que les perspectives pour la Guinée seront annonciatrices d’un progrès dans l’intérêt supérieur des populations guinéennes. Voyez l’enthousiasme que les bailleurs de fonds ont aujourd’hui pour venir en Guinée. Je vous informe qu’il y a un projet phare qui sera orienté vers Boffa. Ce projet phare aura une centrale thermique à base de charbon, pour un coût d’investissement à hauteur de six milliards de dollars américains. Ce projet va permettre à la Guinée non pas seulement la production de la bauxite mais aussi la production de l’alumine en 2014. Ce projet est programmé et il va ouvrir pour les jeunes des postes de travail, des emplois directs sans compter les effets induis. Ces effets induits vont permettre de réduire la couche des jeunes en chômage. Au moins 15 mille emplois directs vont être ouverts pour la jeunesse.

 

Est-ce que la perspective là est immédiate ?
Elle sera réalisable à partir de janvier 2014. Ce projet va avoir lieu. Et nous ne serons à l’abri de ces difficultés que nous connaissons aujourd’hui sur le plan énergétique, sans compter que pour la couverture énergétique de la Guinée, le gouvernement a engagé beaucoup de fonds. Ces effets induits sont positifs sous peu retentir. La Guinée sera dans le pelletons des pays où il fait bon vivre. Ou il fait bon de travailler. L’armée des chômeurs jeunes va s’amenuiser. Dans la cohésion sous le leadership du Président Alpha CONDE, il faut le dire, toutes les grandes actions publiques, pour qu’elles se réalisent, il faut cette volonté politique. C’est le substratum.

 

 

Deux cent millions de dollars américains ?
Avec beaucoup d’argent, je suis tenu dans l’obligation de confidentialité en tant que financier par rapport aux chiffres. Et je vous demande de bien vouloir me le concéder. Toute l’objectivité nous condamne de reconnaitre l’état de délabrement avancé qui était de notoriété publique en Guinée et ceci ne pouvait pas permettre même si on amenait une plus grande quantité de groupes que la solution y soit. Car au-delà de l’achat des groupes, il y a la question du réseau. Un réseau vétuste et délabré ; nous sommes en train de travailler concomitamment en dehors des groupes, à faire en sorte que la mise en consommation de la production énergétique soit possible grâce à un réseau qui doit être complètement mis à neuf.

 

Quand on supporte quelqu’un il faut l’aider. En l’aidant, il faut lui dire la vérité. Alors pourquoi ça n’a pas marché? Quelle analyse faites-vous de cet échec dans le domaine de l’énergie?

Non, ça n’a pas marché à cause de l’état vétuste du réseau.

 

Vous n’y aviez pas pensé très tôt ?
Si, on n’y a pensé mais les deux vont de pairs. En mettant les groupes en marche, il faut refaire le réseau pour éviter les pertes colossales de tout genre. Dans le secteur d’énergie, il faut encore reconnaitre que c’est un secteur complexe, ou tout ne peut pas être obtenu de go. C’est progressif. Mais qu’est-ce qu’il faut retenir aujourd’hui ? C’est qu’il faut qu’il y’ ait une volonté politique. Si cette volonté nous accompagne, je suis persuadé et je le dis avec conviction, les lendemains vont être meilleurs pour la Guinée. Mais avant nous, quels sont ceux-là qui ont gérés ? Pourquoi la Guinée est venue à une dette à hauteur de trois milliards cent, sans qu’il n’ait des effets positifs, et que nous soyons dans l’éternel commencement ?

 

 

Ils sont là d’après vous ?
Oui qu’ils sont là. C’est eux aujourd’hui qui se sont déguisés en leaders politiques. En manque d’objectivité, ils sont là aujourd’hui entrain de jeter l’opprobre et l’anathème sur le dos du régime qui est en place. Or en matière d’analyse, vous ne pouvez pas parler du présent, sans vous projeter dans le passé pour faire le constat sans complaisance, et en fonction du présent jeter les bases de l’avenir, du futur avec optimisme mais sans un optimisme aussi débordant. J’ai déjà l’information que le Pr Alpha CONDE et ses proches comme vous, ont herité d’une situation pourrie, déliquescente produite par des gens aujourd’hui qui cherchent à revenir au pouvoir. Déliquescent, j’insiste mais pour dire que le mot est faible pour qualifier le degré du mal. Pourtant la règle voudrait à ce qu’on fasse le diagnostic de la situation pour que l’impunité cesse dans ce pays. Ceux-là qui ont été à la base du démantèlement des rails, bâtis par la sueur de nos ancêtres, pendant la colonisation, je dis que ces rails ont été enlevés et bradés. Prenons Guinomar qui a été bradé. Parlons d’Air Guinée qui a été aussi bradé. Prenons Friguia sur une bagatelle d’un coût d’investissement à la valeur vénale, à la valeur comptable car, on avait fait une estimation approximative à 200 millions de dollars américains, mais on a bradé Friguia à vil prix à hauteur de 20 millions de dollars seulement.

 

Qui l’a bradé si vous en connaissez les auteurs ?
Ces guinéens-là sont ici. Ils sont aujourd’hui des leaders politiques. Pourtant la règle d’or voudrait qu’on fasse le constat, si les responsabilités sont établies, qu’on engage des informations judiciaires en l’encontre de ces vivisecteurs. Des vivisecteurs incurables de notre économie, qui étaient là dans le régime de CONTE. Et justement il faut dédouaner CONTE qui était animé d’une bonne volonté politique mais les cadres sur lesquels il reposait sa confiance, les piliers sur lesquels il comptait l’ont trahi. Ils l’ont fait écrouler.

 

Et justement nous étions dans le domaine énergétique avec cette sortie d’un des argentiers du régime CONTE qui pense que le régime actuel a acheté un groupe  pour rien, parce que ça n’a rien apporté ; qu’est ce vous pensez ?
Ce sont des élucubrations. C’est un manque d’objectivité dénoué de tout fondement. Pourquoi ? Quand ils étaient aux affaires où ils ont envoyés les résultats de leur gestion ? Les dérapages d’hier sont le fait de qui à part ces intellectuels. Ces leaders politiques veulent avoir les suffrages du peuple pour continuer à tronquer la vérité, parce que les habitudes du passé sont encore là. Ils veulent encore qu’il y’ ait une survivance de ces habitudes. Or, nous devons former un front républicain aujourd’hui, à quelque niveau qu’on se trouve. Vous les journalistes, vous devez jouer votre rôle. Chacun doit jouer son rôle pour empêcher ces leaders politiques qui ont géré hier de revenir à nouveau pour nous tricher, voler en dilapidant le denier public.

 

On ne cessera pas de parler du secteur énergétique. Un secteur qui est d’ailleurs au centre de toutes les polémiques actuellement. Tout le monde exploite à fond ce volet pour taper sur le gouvernement. Qu’est-ce que vous en pensez, s’il y’ a des fonds dépensés ? Est-ce que vous avez les chiffres qui permettent d’expliquer réellement la situation de ce secteur énergétique ?
Qui parle d’énergie, parle de développement. Je vous donne quelques chiffres pour que vous puissiez mesurer de vous-même la débauche  d’énergie et la volonté politique de travailler dans le secteur énergétique. Commençons par le projet hydroélectrique de Kaleta. A l’heure où je vous parle, la Guinée a payé 111.550.000 dollars américains. Pour l’avenant pour la réalisation de la ligne de transport électrique, la Guinée a payé sa part à 13 millions de dollars. A noter qu’a la date d’aujourd’hui, EXIME BANK qui doit assurer les 75% du montant, avec un protocole de prêt qui est déjà signé. Le contrat de réhabilitation  des centrales de Tombo, est de 15 millions de dollars sont payés. L’achat des groupes, pour une hauteur de consommation de 100MW, pour un montant de 112 millions de dollars. Donc 105 millions sont déjà entièrement payés. Les projets des lampadaires, ce n’est plus un secret de polichinelle pour personne. Allez dans les préfectures du pays, vous verrez toutes ces préfectures ont l’éclairage public à partir des lampadaires. Ce n’est pas un don. La Guinée a payé à partir de ces recettes exceptionnelles, obtenues avec Rio Tinto. Pour l’achat de ces lampadaires, la Guinée a payé 19.789.607 USD. Ce projet concerne les 33 préfectures et la ville de Conakry. Toutes les préfectures du pays sont aujourd’hui ravitaillées et l’éclairage public est une réalité. C’est plus qu’une réalité d’ailleurs, parce qu’elle est tangible. Il y a eu une politique de désindustrialisation totale. Toutes les unités industrielles héritées de la première république sous feu Ahmed Sékou TOURE, ont été fermées par cette politique de désindustrialisation et on a jeté au chômage plus de 7000 guinéens  d’un seul trait. Or le chômage n’est pas un signe de pauvreté ? Si la pauvreté est la aujourd’hui, c’est la faute à qui ? Quels sont ceux-là qui ont géré hier le pays ? Et un des leaders politiques, porte-parole d’une coalition de partis était le président de cette commission de réhabilitation des unités industrielles. Un pseudo réhabilitation, parce qu’au bout du compte, toutes les unités n’ont pu l’être. On pouvait en ériger des unités mixtes, voire des unités qui ont bien travaillé, comme ENTAG, usine de tabac avec sa teneur de tabac reconnue dans toute la région, et surtout l’usine textile de Sanoyah qui venait d’être rénovée entièrement avec la coopération allemande. Mais toutes ces bonnes unités industrielles ont été bradées. Un leader politique est là aujourd’hui à s’autoproclamer qu’il est le chantre de l’opposition mais il a participé activement au bradage de nos unités industrielles.

 

En toute vérité monsieur le chef de cabinet, pourquoi l’éclairage public avec les lampadaires ne marche pas bien à Conakry ?
Ils sont entrain de les renouveler à Conakry. 113 lampadaires sont en voie d’être renouvelés par ce projet. Promenez-vous un peu dans Conakry pour enlever les anciens poteaux qui étaient là et qui ne servaient que d’ornement  et installés par qui en son temps ? Ceux qui se vantent pour dire qu’ils avaient le monopole de l’éclairage. Je vais vous dire moi, la petite histoire de cet éclairage. Les factures d’EDG étaient là non payées. Quand ils sont venus on a fait la comptabilisation de toutes ces factures. On les a payé. Mais on ne s’est pas attelé au remplacement du réseau. Les lampadaires qui sont là aujourd’hui vont être là demain. Ils vont résister aux vicissitudes du temps. Est-ce que demain on sera encore obligé d’aller dans une autre politique où il faut encore reprendre l’éclairage public ? Je dis non ! Donc ceux qui se disent être les maîtres, et qui se tapent la poitrine, qui se targuent pour dire, c’est nous qui à un moment avions donné le courant, je dis non messieurs. Revenez sur terre. Non, c’est grâce aux factures impayées d’EDG qui l’ont été par après, qu’on a pu avoir ce courant. Puisque EDG avait maintenant une surface financière étoffée, pour procéder à l’achat de mazout. Le règlement financier du mazout a eu lieu, et on a procédé également à l’achat des lampadaires pour l’éclairage public pour un certain temps. Puisqu’il n’y a pas eu de continuation, ça s’est estompé. Car, quand on fait une grande réalisation, elle doit résister au temps. Vous verrez que dans ce cas-ci, des nouveaux lampadaires vont résister au temps.

 

Il y’a c’est vrai la question de l’énergie, mais aussi celle de l’eau. Et ça ne va toujours pas. La crise est là encore, pourquoi ?
Il y a que la crise et effectivement la parce qu’on est dans une phase d’action pour y remédier. Le SNAPE est en train de travailler. Mais ce n’est pas suffisant. Il y’ a lieu de faire un constat réaliste. La situation liée à la problématique de l’eau, voir si on peut avoir un partenaire qui peut venir sans complaisance et qui peut avec l’accord du gouvernement, faire en sorte qu’à ce niveau aussi nous puissions  enregistrer des avancées. Mais pour le moment, la situation, il faut être objectif, elle est très difficile.
Nous allons donc retourner vers les structures du ministère du budget pour parler de vos mesures pour discipliner certains acteurs clés comme le DAAF…
Les gré à gré sont aujourd’hui considérés aujourd’hui comme des lointains souvenirs.

 

Il n’y a plus de gré à gré maintenant ?
Le gré à gré sont considérés, je suis convaincu comme de lointain souvenir j’insiste la dessus. Actuellement, quand vous voulez avoir un marché avec l’État, la compétition est ouverte à toutes les entreprises. Pour la pratique du gré à gré, il y a un décret du président de la République qui a été pris pour mettre fin à l’usage abusive comme ça se faisait avant.
Je dois vous notifier que pour qu’on arrive à cette finalisation du point d’achèvement, j’adresse un satisfecit a toute l’équipe des ministères l’Economie et des Finances et à celui du Budget. Aux ministres Kerfalla YANSANE et Mohamed DIARE qui sur instruction du président de la République, ont très tôt décliné les objectifs à atteindre à moyen et long terme. Et cela a été concluant, parce qu’effacer l’ardoise de la dette n’est pas une partie de plaisir. Je vous donne un peu de chiffre puisqu’en matière de recettes, en 2009, nous étions à une hauteur de 3 412 milliards en matière de recettes avant que le Pr Alpha CONDE ne vienne au pouvoir.

 

De 3 412 milliards nous sommes passés à 4 154 009 en 2010. En 2011, on se retrouve hauteur de 5 989 000 milliards. En 2012, nous sommes à la hauteur de 7 601 000,9. N’est-ce pas là, la preuve d’une courbe évolutive ? Une courbe évolutive ? Une courbe ascendante en matière de recettes ?
Nous le mesurons par rapport au Produit Intérieur Brut qui est un indicateur expressif. Rapporte donc au PIB, en 2009, c’était la courbe de 15,4% par rapport au PIB ; en 2010, 15,3% ; en 2011, on quitte le 15,3% on vient a 18,3%. En 2012, nous atteignons la courbe de 19,3%.
Dans le cadre de la convergence pour l’intégration de la ZMAO, je vous dis que le taux de pression fiscale est de l’ordre de 20% alors que nous étions en 2012 dans l’ordre de 19,3%. N’est-ce pas là un critère que la Guinée est entrain de remplir ? Un critère de convergence pour l’intégration économique au niveau de la ZMAO.
Dans le secteur minier, en 2009, nous étions à une recette de 724 milliards, en 2010, 1000 milliards 31 millions, en 2011, 1000 milliards 532 millions, en 2012, 1000 milliards 489 millions.
Dans le secteur non minier, 2000 milliards 687 millions en 2009 ; 2010, 3000 milliards 129 millions ; 2011, 4000 milliards 426 millions ; 2012 6000 milliards 112 millions. Voilà un peu les tendances.

 

Et qu’en dites-vous de dépenses de l’Etat ?

Les dépenses ont été maitrisées. Je donne les chiffres. Les dépenses courantes : en 2009, 3000 milliards 659 millions. 2010, 5000 milliards ; 2011, 8000 milliards 909 millions. Qu’est-ce qu’il y a lieu de dire par rapport à cela ? Par rapport aux ressources primaires, supportent les dépenses primaires. Quelles sont ces dépenses primaires ? C’est le traitement et salaires, les autres biens et services, les subventions étrangères et les intérêts. Mais c’est entièrement supporté par les ressources primaires. Je vous ai dit si haut qu’on ne fait plus recours à la planche à billets pour supporter les dépenses de l’Etat. Donc on ne vient pas créer une situation inflationniste, ingérable dans le futur. D’où il y a lieu de noter que quand on jette un coup d’œil sur le Tableau des Opérations Financières de l’Etat ‘’TOFE’’, on se rend compte que l’équilibre est maintenu.

 

Mais en fait le chiffre en matière de dépense en 2012 est très élevé. Pourquoi ce pic de 11 milliards ?

Non, c’est par rapport aux recettes. Il faut toujours rapporter par rapport aux recettes. On dépense en tenant compte de la liquidité qui est là. Le plan d’engagement budgétaire est fait concomitamment avec le projet de rentrée des recettes. On affecte la liquidité correspondante. On ne va jamais dépasser la liquidité correspondante. C’est dire qu’on a une bonne politique budgétaire, accompagnée d’une bonne politique monétaire. Et quand il y a cohésion entre les deux, le taux de change est maitrisé, l’inflation est maitrisée. L’on va continuer à ce rythme-là. C’est pourquoi je prie les guinéens d’accepter d’être optimistes.

 

Prenez dans le domaine du financement des jeunes qui ont des projets réalistes ou des femmes, le Président Alpha CONDE a mis une bagatelle de 130 milliards de nos francs, pour les accompagner dans la réalisation de leurs projets pour qu’ils puissent s’émanciper et se prendre en charge. Est-ce qu’hier cela existait ? N’est-ce pas aujourd’hui un fait positif ?

Il y a quand même une inquiétude chez moi. Pourquoi les guinéens continuent à réclamer une amélioration de la qualité de vie. On dit l’argent ne circule pas ?
Nous sommes en phase d’assainissement. Je vous ai indiqué les seuils de l’inflation. L’inflation ne peut pas permettre l’amélioration tout de go des conditions de vie ? C’est progressif, je les rappelais tantôt. De 21% nous sommes aujourd’hui à 13%. L’inflation est une hausse généralisée des prix qu’on appelle enflure.

 

Ce qui est inquiétant, est que l’argent se fait toujours rare mais les prix des produits restent toujours élevés. Qu’est ce qui explique cela ?

Tout n’est pas rose. Par un coup de baguette magique, on ne peut pas tout transformer. Nous avons encore des mesures à prendre. Des mesures drastiques, puisque le taux de change est à un seuil aujourd’hui raisonnable, que les prix des marchandises soient aussi arrimes a ce taux de change. Que les gens cessent de fixer les prix de façon fantaisiste comme ils le faisaient avant.
Leurs prix à guise et à volonté dans le sens de nuire aux populations. Il faut qu’il y’ ait encore une politique de rigueur pour amener les commerçants à comprendre que si le taux de change est stable, à la portée de tout le monde, le taux de change interbancaire, il faut que tout le monde accepte que le gouvernement a fait des efforts pour améliorer les conditions de vie des populations. Je dis qu’à ce niveau un contrôle doit être fait.
Mais cette acceptation n’est pas obligatoire…
Absolument pas !

Avant de terminer cette interview, en votre qualité de chef de cabinet et membre actif et responsable du Mouvement N’DIMBORE. Une mouvance acquise aux actions du gouvernement du Président Alpha CONDE. Monsieur YAYO quand on aime son père on le châtie bien et à votre avis qu’est ce qui ne marche pas ?  

On va toujours bien le châtier mais tout n’est pas rose.  Au risque de se répéter, il faudra insister que le changement est progressif. On a la volonté du changement mais il faut du temps réel pour réussir le changement de mentalité et de comportement. Chacun doit jouer sa partition mais très malheureusement tout le monde n’y pense pas encore. Il y a ce qu’on appelle la résistance des habitudes, la résistance aux paradigmes ; ces résistances-là, on va les transcender, les transgresser.

 

Est-ce que vous n’êtes pas trop optimistes ?

Si, je suis optimiste. Un optimisme mesuré. Pas un optimisme débordant. Je suis certain que sous peu, avec cette kyrielle de projets annonces, avec la mise en place d’une assemblée, toutes les opportunités envers la Guinée vont être saisies. La mise en place de l’assemblée Nationale n’est pas seulement une démarche politique. Elle requiert des enjeux financiers. Ces enjeux, les opportunités qui s’y rattachent on va les saisir. Je dis bien que nous comptabilisons aujourd’hui des dérapages du passé vont être considérés comme de lointains souvenirs quand la confiance est revenue déjà avec les dérapages du passé mais dans la douleur. Ces dérapages du passé vont être considéré comme des lointains souvenir quand la confiance est revenue déjà avec les partenaires techniques financiers. Quand toutes les opportunités d’investissement viennent donc à être saisies, la Guinée sera un pays fréquentable.

 

Puisque vous terminez sur l’espoir, je pose une question au technicien du département du budget que vous êtes, quel regard portez-vous actuellement sur le déroulement de la campagne électorale et les élections  futures ?

Je sais que tous les protagonistes qui sont impliqués dans la sphère économique, comprennent que la quête de la démocratie elle est certes, nécessairement contradictoire mais que cette quête ne doit nous faire perdre l’essentiel, aller sur le terrain de la violence, sur le terrain de l’incompréhension. Pour les intérêts supérieurs de la Guinée, quel que soit par avance notre obédience, on doit venir apporter sa touche, sa contribution et sa pierre blanche à l’édification de cette Guinée qui nous appartient à tous. Que nous devons considérer comme notre jardin. Becher ce jardin pour y semer des veines qui vont donner la sève vivifiante et nourrissante pour que toute la Guinée puisse profiter d’un seul coup par rapport aux avancées qui ont commencées déjà à avoir de bons résultats.

 

Interview réalisée par Idrissa Somparé pour Aminata.com

 

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1 COMMENTAIRE

  1. Ecoutez une demagogie d un Intuel. Lorsqu on annule une dette k tu ne payais meme pas il ya des dizaines d an ees qu est ce k cela va rapporter a ton cash flow ?
    Le franc Guineen est devenu comme celui du Zaire au Temps de Mubutu. Quand je quittais l Guinee , dix mille Fg suffisaient a ma femme pour la depense journaliere. Aujiudhuie il faut utiliser un sac de riz vide pour transporter l argent au marche , 300000 fg n suffisent plus.
    Que Mr nous expljque l destination des 700 millions de $ k la societe miniere a donne au Gouvern eme nt. Je ne veux ppas nommer Alpha.
    Quelle place occupe le fils de Alpha dans l Economie de notre Pays ?

  2. En 2008 $1 USA = 4500 GNF Monsieur Yayo pouvez vous me dire le taux de change du $ American aujourd’hui avec tous les progres que vous aviez fait.

  3. Encore un autre démagogue de Sécrétaire général pour plaire à AC. Pour mieux appuyer le raisonnement de Mr Abdoulaye Camara en 2003 1,00 USD valait 2.000 GNF.

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