Libre opinion :  L’échéance de 2020 en question; se réveiller avant d’être assommé dans son sommeil.

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Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré
Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré

La classe politique guinéenne, notamment celle de l’opposition, dans son combat pour l’alternance, ne semble pas capitaliser ses expériences antérieures face à Mr Alpha Condé pour pouvoir tirer les leçons qui s’imposent avant l’échéance de 2020.

En effet, dans les pays de Commonwealth où la démocratie connaît une avancée très significative; cette organisation qui regroupe les pays d’expression anglaise ne s’immisce pas de façon paternaliste, néocolonialiste à la vie politique des pays membres.

Au niveau des pays d’expression française, notamment africains; c’est tout le contraire.

La francophonie est omniprésente et s’immisce de façon paternaliste à la vie politique des différents pays membres.

En Guinée, l’opposition semble avoir oublié le rôle combien négatif que cette organisation a joué pour influencer, voir manipuler les résultats de l’élection présidentielle pour permettre à Mr Alpha Condé et ses 18% au premier tour, d’arriver finalement à faire mains basse sur le pouvoir.

Malgré tout ce qui précède, voilà de nouveau la même organisation dans la perspective de 2020, s’inviter dans le débat électoral de notre pays pour soi-disant, aider la Guinée à réfléchir et à trouver la formule magique pour l’organisation de la prochaine élection présidentielle.


Si l’opposition démocratique n’était composée seulement que de leaders qui ne s’intéressent qu’à l’organisation et à la tenue d’élections sans au préalable, maîtriser tous les contours de son processus d’organisation; la francophonie serait aujourd’hui considérée comme une organisation non grata dans le domaine des élections en Guinée, ses acteurs seraient chassés comme des cafards sur l’ensemble du territoire national.

Malheureusement, comme en 2010; l’opposition risque dans la perspective de 2020, de dormir sur ses lauriers et laisser des forces occultes à la solde du pouvoir d’infiltrer tout le processus électoral et parvenir à la mettre hors-jeu pour cette importante échéance politique de notre pays.

Il est temps de se réveiller pour parer au plus pressé si non, demain il sera trop tard.

L’organisation d’élections libres est transparentes n’ont quasiment guère besoin des dispositifs onéreux et complexes. En la matière, la méthode gambienne d’organisation et de comptage de soufrages en est une parfaite illustration.

Notre pays aurait plus intérêt à regarder de ce côté en essayant de s’en inspirer que de jeter son dévolu sur des institutions mafieuse avec des outils et de mécanismes si complexes que même les cadres de la CENI, n’y comprennent pas grand chose.

Sow Boubacar; Fribourg (CH).



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