Guinée: vers la mise en place d’un parlement de la société civile ouest-africaine

Dans le cadre de la mise en place très prochainement un parlement de la société civile Ouest Africaine, la Convention des Acteurs Non Etatique de Guinée (CANEG) a signé un partenariat avec la Rencontre Africaine pour la défense des droits de l’homme jeudi 28 juillet 2017 dans un réceptif hôtelier de Conakry.

Cette rencontre s’est déroulée en présence de certaines organisations de la société civile guinéenne, Africaines et internationales. Notamment la PCUD, la COFFIG, Res publica au Burkina Faso, le PASOC, la CANEG, la RADDHO et t’en d’autres.

Dans son intervention de bienvenue la présidente de la Coalition des Femmes et Filles de Guinée (COFFIG), Makalé Traoré a rassuré à la délégation africaine présente que la société civile guinéenne travaille à l’interpellation, à l’analyse et à la proposition. « Cette société civile reste ouverte pour le partage d’expérience, pour apprendre les bonnes leçons, des bonnes pratiques de la société africaine. Une société civile qui a de belles expériences, donc c’est avec beaucoup de plaisir que nous vous recevons chez nous. L’idée de mettre en place un parlement de la société civile Ouest-africaine est une belle idée mais surtout grande idée que nous soutiendrons, que nous accompagnerons et nous vous disons d’ores et déjà que nous sommes disponibles à agir pour cette initiative », s’est-elle engagé.

Le président de la CANEG, Dr Sékou Koureissy Condé a rappelé la solennité de cette journée qui a regroupé des cadres du continent. « Elle est solennelle, parce que vous venez en terre de Guinée. La Guinée à son accession à l’intendance a été accompagnée par tous les peuples africains. Nous avons connus des cadres de plusieurs nationalités africaines. Moi je suis allé à l’université avec beaucoup de camarades africains que je rencontre encore partout en Afrique. C’est donc un devoir, une responsabilité pour moi de penser africain et panafricain. C’est une responsabilité et un honneur pour moi d’avoir trouvé des interlocuteurs dans différents pays africains pour construire ensemble un levier sûr pour le développement et la sécurité humaine en Afrique. Il est évident qu’après 60 ans d’indépendance, puis qu’aucun pays africain n’a pu accéder au développement réel, la limite des capacités des gouvernements et des Etats est donc établie. La réponse c’est la société civile », a-t-il ajouté avant de faire un petit rappel du rôle de la société civile et son importance.

« Le rôle de la société civile ce n’est pas l’accompagnement ou les réactions politiques. Le travail de la société civile c’est la durée. La société civile a émerveillé le monde dans la gouvernance mondiale parce que, il y’a des thématiques ont fini par être des conventions internationales. Des thématiques qui ont été signalé par la société civile et qui sont rentrés dans les meurs. Il est important qu’au plan sous-régional ces acteurs de société puissent se retrouver pour réfléchir à certains mécanismes transnationaux et transfrontaliers de résolution de conflit, de médiation et d’appui d’éducation à la base pour permettre finalement à l’Afrique de se fédérer, parler un langage comme les USA, l’UE, les élira-arabes et comme d’autres grande puissance qui revendiquent le nombre dans la différence. La différence avec le nombre ».

Pour en arriver à cette initiative, le représentant de Res Publica au Burkina Faso, Basile Darga a apporté des témoignages. « En 2011, nous avons connus une crise sociopolitique très grave au Burkina Faso. Face à cette crise, nous avons constaté que l’éducation était complètement paralysée. Société civile classique comme nous, on a cherché les solutions en vain. Le hasard à voulu que je rencontre Dr Koureissy à Ouagadougou. On lui expliqué le contexte du Burkina et je lui ai dit allez y sur le terrain, confirmer ou infirmer ce que je vous ai dit, aidez-nous à résoudre ce problème. Après deux jours de travail, on a fait le bilan. Dans ce bilan, il y’avait un certain nombre de mesure que le gouvernement burkinabé qui était impopulaire et qui faisait descendre les gens dans la rue. Alors, fort de ce constat, le président de la CANEG a rencontré le président burkinabé, à, l’époque Blaise Compaoré et ses ministres, ils ont discuté. Après plusieurs entretient, nous avons pu calmer la crise », a-t-il témoigné avant d’indiquer que c’est à partir de là, ils ont commencé au niveau de l’ONG Res Publica à envisager une autre dimension. Notamment la question de sécurité, de la paix, la liberté individuelle…

 

« C’est sur ce chemin que nous avons croisé Dr Koureissy en France et il est né Afriacin Crisis Group. Donc nous avions une convergence de vue, c’est ce qu’on voulait donner comme objectif à cette organisation. Depuis la création d’Africain Crisis Group, jusque là, nous avons travaillé au Burkina et dans certains pays de la sous-région. On s’est posé la question à savoir pourquoi de ne pas fédérer les énergies ? Faire en sorte que les sociétés civiles africaines se retrouvent dans un cadre de partage d’expérience respective et mutualiser les forces, et donc là, l’idée du parlement est arrivé, que le président de la CANEG est venu m’exposer ce problème, je ne pouvais que le soutenir », a ajouté M. Darga.

 

Le secrétaire général de la RADDHO du Sénégal, Sadikh Niass a expliqué les motifs de son organisation a adhéré pour la mise en place du parlement de la société civile Ouest-africaine.

 

« Il y’a un contexte de menace qui pèse sur l’Afrique et ces menaces, c’est des menaces liées aux terrorismes, à l’immigration et au chaumage des jeunes. Il faut donner de l’espoir à la jeunesse en travaillant pour des unités d’action, de cadre d’action qui dépassent les frontières », a-t-il indiqué.

 

Il a ensuite poursuivi qu’il faut faire exploser les frontières dans le bon sens, c’est-à-dire dans le sens de la liberté des mouvements des personnes et des billets, également dans le sens de la liberté de mouvements des idées. « Il faut que les idées ailles au-delà des Etats et traverse les frontières pour être brancher avec d’autres idées », a-t-il ajouté.

 

Au terme de cette conférence, une convention de partenariat a été signée antre la CANEG et la RADDHO qui est une grande plateforme de la société civile sénégalaise.

Ibrahima Sory Barry pour Aminata.com
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