Guinée: une opposition unique dans le monde! (Opinion)

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cellou dalein diallo
cellou dalein diallo

On peut ou ne peut pas aimer un président, mais lui humilier est sans doute humilier le pays. Si on ne l’aime pas ou on est son opposant, on doit faire la promotion de nos programmes de société aux yeux de nos compatriotes, qui pourraient être le contraire de ceux qui sont en vigueur actuellement et seraient capable de changer les choses. On doit passer le maximum de notre temps à leur expliquer que les choses seraient passées autrement si le pays était dans nos mains.

En opposant à tout ce qu’il pose comme acte, y compris la personnalité même du président pour des raisons purement subjectives, en tenant coûte que coûte à lui humilier à la moindre occasion, cela ne peut pas être un acte de patriotisme. Hillary Clinton a donné un bon exemple avec Donald Trump: bien qu’elle lui est opposée à tous les coups, elle a dit à ses militants qu’ils lui devaient des « esprits ouverts ». Tous les sages, à travers l’histoire ont souhaité des bonnes chances à leurs chefs et cela malgré leurs éventuels désaccords avec lui ou sa politique, pour la simple raison qu’un président ne réussit jamais tout seul, ni n’échoue jamais tout seul parce que dans l’un ou de l’autre cas, la destinée de millions d’Hommes en est naturellement liée.

Tout récemment un américain, je crois bien qu’il fait partir des juges de la Cour Suprême, a dit: « J’ai cru que Donald Trump ne serait pas le prochain président des États-Unis, il l’est; donc il est de notre devoir de lui permettre de choisir les hommes qu’il veut pour gouverner ». Il entend sous doute par là que notre amour ou notre haine pour un président ne doit pas être un frein à lui compliquer ses tâches présidentielles. Bien évidemment, cela n’a rien avoir à s’opposer à ses politiques en proposant de pistes de solutions car la diversité d’idées et les contradictions positives n’ont jamais fait mal à aucun pays.

Ça c’est le problème de l’opposition guinéenne en général et l’UFDG en particulier. Moi, personnellement, si je suis d’accord avec la politique économique du président Condé, je me suis vigoureusement opposé les manières qu’ils (Lui et M. Cellou) mélangent les ethnies en Guinée et qui ont pour conséquences désastreuses de mettre dans l’eau tous les petits acquis. Le manque de respect de lois et les accords d’un côté et la destruction haineuse de l’autre côté. Il est élémentaire que dans un pays qui a déjà les institutions et lois, n’a point besoin des accords, il a besoin les respects de ceux-ci.


De toutes les façons, l’UFDG gagnera mieux dans l’explication de ses programmes de société, les capacités de son chef à changer positivement les choses au cas où il serait président de la République que de passer futilement et sans arrêt tout son temps à s’opposer avec ses militants à la personne du président Condé et à tous ses actes sans aucune exception. En tout cas pour le moment, aucun guinéen sans passion ne sait réellement les programmes de société de ce parti, tout ce qu’on a vu et entendu pendant les sept dernières années ont été et sont les insultes passionnés, les destructions haineuses et les oppositions au sens africain du terme de leur part. Un concours de fous qui a coûté la vie à plus de soixante-dix jeunes innocents et manipulés et les milliards de nos opérateurs économiques envolés en fumée. Ces jeunes et ni leurs familles ne sauront jamais pour qui et ni pourquoi, ils ont été massacrés.

C’est qui ne sont pas les cas de beaucoup d’autres partis d’opposition en Guinée qui, au moins sont en train de proposer d’autres solutions alternatives dans leurs critiques. D’ailleurs, tous les guinéens sans passion savent aussi que l’UFDG a commencé à s’opposer à ce président avant même son investiture, on dira tout hypocritement mais la vérité est qu’aucun président n’a jamais été dictateur, ni incompétent avant de prendre sa fonction. On a l’impression que le parti d’opposition a commencé avec l’UFDG de la Guinée. La règle élémentaire de l’opposition est de critiquer les idées du pouvoir, reconnaître les moindres acquis et de proposer les solutions alternatives. Passer à travers le monde pour crier sur un président n’est peut pas être un acte de patriotisme. Il est le seul guinéen qui porte en lui, la Guinée en entière. J’espère qu’au cas où l’UFDG n’aura pas un président en 2020, il épargnera la Guinée de ses scènes surnaturelles qu’il est en train de faire actuellement, mais ça est une autre histoire.

Ibrahima Kandja Doukouré



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