Guinée : les cochons au pouvoir! Par Benn Pepito

Ne clapotez pas des paupières ! C’est bien l’ère des cochons au pouvoir que nous vivons tout uniment en Guinée.

Comme on peut le lire dans « La ferme des animaux » de George Orwell. L’auteur met en scène la prise du pouvoir des animaux qui, rebutés par les abus de pouvoir d’un homme du nom de Jones qui les exploitait et les maltraitait, se rebellent, s’emparent du commandement de la ferme et chassent celui-ci du lieu. Ils se promettent le développement, l’épanouissement à la sueur de leur front, la justice, la légalité, la démocratie. Ils instaurent des commandements de l’Animalisme.
Le premier commandement énonce que « Tout deuxpattes est un ennemi ». Le sixième commandement interdit de façon catégorique un quatrepattes de tuer un quatrepattes. « Nul animal ne tuera un autre animal ». Le dernier et septième commandement est éblouissant : « Tous les animaux sont égaux. » Mais à peine aux commandes de la ferme, l’on assiste à des dérives totalitaires. Les cochons, bouffis d’orgueil et de graisse et se croyant plus dignes de commander que tout autre animal, prennent les rênes de la ferme. Ils s’attribuent par conséquent le travail de l’intellectualité et de la réflexion, et distribuent les tâches pénibles entre les autres bêtes. Les cochons goûtent aux délices du pouvoir. N’en fichant pas une rame, ils s’empiffrent. Napoléon, le cochon, grenouille et devient le chef de la ferme.
Il absolutise son pouvoir, sème la terreur dans la ferme. Il liquide physiquement tout quatrepattes censé lui disputer le commandement de la ferme. Seuls certains cochons tirent bénéfice du régime de Napoléon qui impose sa tyrannie. Au fil du temps et au rebours de l’égalité qui doit régir la ferme, l’on se rend compte que les belles paroles sur la démocratie et l’épanouissement de tous et de chacun dans le bled c’est du pipeau.

C’est la tyrannie des cochons dans la ferme.Et Benjamin, l’âne, avec son humour noir tourne en dérision les sept commandements pulvérisés dorénavant en une seule prescription : « Tous les animaux sont égaux. Mais certains sont plus égaux que d’autres. » Ah ! Ah ! Ah ! C’est marrant. Mais le sujet est d’un sérieux décapant ! Ah non, Mborré ! On ne divague pas. Et ce n’est pas de la fixation que l’on fait. On vous conseille d’ailleurs vivement de lire ce pamphlet contre les pouvoirs dictatoriaux quels qu’ils soient et où qu’ils se situent dans le monde. Vous pourrez y voir en image les dictatures de Sékou Touré, de Lansana Conté, de Moussa Dadis Camara, de Sékouba Konaté, et du régime actuel de Goby Condé qui tyrannise et segmente la ferme.

Afakadou ! Ce n’est pas de la divagation. George Orwell nous replonge dans la gestion quotidienne des régimes précédents en Guinée. En ce sens qu’ils n’ont aucune excuse à nos yeux. Certes pas aux yeux de Mohamed Touré, le fils légitime de André Duplantier Touré, la veuve du premier dictateur guinéen, qui, au micro de la BBC et à l’occasion de la disparition de Nelson Mandela, fredonne sans rigoler que le souci de Sékou Touré était la recherche de « l’épanouissement de l’homme africain, de l’homme tout court. » Que dire encore à Mohamed Touré ? Sékou Touré avait vraiment alors une drôle de façon de s’investir de toutes ses forces pour l’épanouissement de l’être humain.
On croyait avoir tout écrit, tout dit, avoir apporté tous les témoignages crédibles pour ouvrir les yeux aux supporteurs de Sékou Touré sur les dérives totalitaires de celui-ci. Mais non… Leurs cœurs sont fermés et refusent de voir la réalité en face. Soucieux de « l’épanouissement de l’homme africain, de l’homme tout court », Sékou Touré a zigouillé des Guinéens, des Français, des Libanais, des Maliens, des Portugais, des Sénégalais, des Bissau-Guinéens, des Allemands, d’innocents êtres humains tout court dans ses prisons.
C’est au nom de ce même vœu absurde que Sékou Touré avait déclaré la guerre au « navetana » et avait commandité aux frontières terrestres de la Guinée le carnage de milliers de Guinéens qui fuyaient la misère, la disette, l’étouffement de son pouvoir. D’accord ! Sékou Touré était le champion de la lutte pour la liberté et « l’épanouissement » de l’homme noir et de l’homme par extension sur le continent. Relisez alors ces dires de Jean Paul Alata, qui était son ami intime, auteur de « Prison d’Afrique ». En fait à quoi ressemblait le régime de Sékou Touré ? « C’est pire qu’un régime policier. C’est ce régime de parti unique ahurissant, qui est différent du parti unique soviétique ou d’autres pays, puisqu’il y a obligation pour l’enfant même au berceau d’avoir sa carte. Les parents d’un enfant qui vient de naître sont obligés d’aller prendre la carte de l‘enfant. Ce qui fait que tout le monde se trouve enrégimenté dans le parti.
Vous-vous trouvez à une assemblée obligatoire de parti hebdomadaire, assemblée qui est menée à la trique par la milice qui sort les gens des concessions à coup de bottes, pour les obliger à aller à cette réunion, et vous vous trouvez avec tous les éléments de la population : des bandits, des gens très honnêtes, des anciens chefs féodaux même pas transformés à côté de gens sincèrement communistes ou socialistes. Et vous êtes là, tous, ensemble. Vous-vous épiez ; vous ne savez absolument pas ce que l’autre pense, mais ce que vous savez, c’est qu’il a les mêmes droits que vous d’aller moucharder auprès du Président ce que vous, vous allez dire. Et ça, c’est le quadrillage policier premier du parti. Il n’y a pas d’endroit en Guinée où vous soyez à l’abri d’un racontar et malheureusement, vous devez savoir ce que c’est qu’un racontar. Si encore on ne se contentait que de dire la vérité de ce qu’on a entendu, mais malheureusement, vous ne pouvez pas empêcher quelqu’un de transformer ce qu’il a entendu. » Si ce n’était pas des cochons qui dirigeaient la Révolution sékoutouréenne, c’est quoi alors ? Hé ! George Orwell connaît son sujet. Il sait de quoi il parle. Il dénonce les atermoiements, les incompétences, la nullité, le piétinement de tout régime tyrannique. Il fustige le charivari sans précédent dans lequel patauge actuellement le patelin.
Dans ce livre de George Orwell, Goby Condé épouse tout bonnement le personnage de Napoléon. Absolument. Le lecteur est entraîné allègrement à faire le parallélisme entre Napoléon et Gobykhamé. Les diaspourris, diasripoux et jeunes diaspos, qui sont descendus dans les rues de Paris pour décrier le régime de Gobykhamé, la semaine passée, nous ont donné cette vive impression d’avoir planché sur « La ferme des animaux. » Ils ont mis à profit le sommet de l’Elysée entre la France et une certaine Afrique, qui a râtelé dans Paris une quarantaine de suzerains dont le président-voyou Goby Condé, pour hurler leur ras-le-bol. Le président français, François Hollande, a demandé, sur le plateau de France 24, à ces déplaisants invités de prendre exemple sur Nelson Mandela et de ne pas s’accrocher au perchoir. « Nelson Mandela avait une autorité qui n’avait pas besoin de s’affirmer dans la brutalité». Justement ! Qui de ces présidents africains, venus faire des ronds de jambes dans ce sommet de l’Elysée, n’affirme pas son autorité dans la brutalité dans son pays ? Peut-être Robert Gabriel Mugabe… Qui a vraiment beaucoup manqué pendant cette théâtralité de cette quarantaine de comparses africains à Paris. Goby Condé n’est pas passé tout à fait inaperçu à cette fête. Le collectif Alpha Condé Doit Partir a failli se casser les cordes vocales Place du Joffre dans Paris 7ème à force de lui chanter cette belle antienne : « Non à la dictature de Alpha Condé… Non à l’insécurité et aux assassinats ciblés… Alpha Condé dégage… » Malheureusement, Goby Condé ne les a pas entendus. Mais comme c’est un fidèle internaute de votre site, il peut féliciter le protocole français de lui avoir évité de se retrouver nez à nez avec ces aigris aux crocs pointus dans les rues de Paris. Hé, mborré ! Goby Condé ne dégagera jamais du pouvoir à partir d’une mince manifestation de jeunes diaspos. Il faut quelque chose de plus corsé que ça pour empêcher des déjantés comme Malick Sankon de continuer à régenter le bled pour leur propre plaisir et à leur profit. Le coquin Malick Sankon jure de s’employer pour maintenir à la prochaine farce présidentielle le sectaire de Sékoutouréya aux commandes du bled. Porototooo ! Pour démontrer à ce dernier, laisse-t-il entendre sur Lynx FM, sa prétendue reconnaissance. « Le pr.Alpha Condé m’a toujours soutenu même, quand j’étais avec le président Lansana Conté. Je me rappelle quand je m’inscrivais en maîtrise en sciences politiques, j’ai eu du retard. Quand je suis revenu en France, il a fallu un coup de fil du président pour que je me rattrape. » Quel coquin ! Dire qu’il a une prétendue maîtrise en sciences politiques et qu’il s’exprime de son air chafouin comme un inculte. Afakoudou ! Sa maîtrise en sciences politiques n’est pas bonne.

Depuis toujours, à Paris, de gentils affairistes fabriquent des diplômes, pour tous les niveaux et dans toutes les disciplines, considérés comme des colifichets qu’ils bazardent aux mégalomanes qui accusent « du retard ». Relisez bien en dehors des lignes les propos de ce toto et vous conviendrez de la valeur de sa maîtrise fabriquée certainement dans les dédales de Château Rouge ou de Barbès à Paris. Et dire que c’est des incultes, des incompétents, de cette marque de fabrique estampillée Malick Sankon, qui projettent de mouiller leur chemise pour imposer toujours Gobykhamé au pouvoir jusqu’à la mort.

Foin de ces gens-là !

Benn Pepito

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