Grève syndicale: la consigne n’a pas été suivie à Conakry

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La grève appelée par l’unité d’action syndicale à partir de ce mercredi 1er février 2017 n’a pas été suivie par les travailleurs à Conakry.

La circulation reste dense comme d’habitude avec des embouteillages monstrueux entre Hamdallaye et La Minière sur la route Leprince. Sur l’autoroute Fidel Castro, à part le bouchon à partir de Kenien jusqu’à Madina, tout se passe normalement. Les boutiques et les magasins sont ouverts. Les marchés des condiments grouillent de monde. Il y a également une grande affluence au grand marché de Madina. Au centre ville de Kaloum, les activités publiques et privées fonctionnent et les banques sont ouvertes.

Les citoyens que nous avons interrogés disent ne pas être au courant de cette grève syndicale. «Même si j’étais au courant, je n’allais pas participer parce que les syndicalistes cherchent à utiliser les travailleurs pour parvenir à leurs fins», nous lance un jeune sur la route Leprince.

Un débat s’est levé à bord d’un taxi que nous avons emprunté sur la route le Niger en partance à Kaloum. Les discussions ont été suscitées à la suite de l’intervention d’un syndicaliste sur une radio de la place. Furieux, le chauffeur éteint brusquement la radio et commence à proférer des critiques à l’égard des syndicalistes. «Ils sont là pour se remplir les poches. Chaque fois qu’ils veulent se remplir les poches, les syndicalistes appellent à des grèves pour mettre la pression sur le gouvernement. C’est dans ça ils gagnent leur vie. Lors de la dernière manifestation, ils ont signé la levée des barrages non conventionnels, mais jusqu’à présent ces barrages existent», déplore-t-il.

Un passager renchérit, « même si elle a lieu, cette grève ne tiendra pas longtemps parce que les gens sont pauvres. Ils ne peuvent rester même 2 jours sans sortir pour chercher de quoi nourrir les familles».

C’est les 10 centrales syndicales (COSATREG, CGTG, UGTG, SIFOG, COFOG, ULTG, UNTG, UDTG, SAECCG, CGSL) regroupées au sein de l’Unité d’Action Syndicale qui ont lancé cette grève «avertissement pendant 7 jours à partir de ce mercredi 1er février».

Les deux plus grandes centrales syndicales guinéennes se sont désolidarisées et projettent une autre grève dans les semaines à venir.

Abdoul Malick Diallo

+224 655 62 00 85

dialloabdoul110@gmail.com

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