FIN DE LA PREMIÈRE PHASE:CONFÉRENCE D’ENTENTE NATIONALE AU MALI

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Le président malien Ibrahim Boubacar Keita (2e g), le chef médiateur Baba Haidara (g) et l'ambassadeur algérien au Mali Boualem Chebihi (d) lors de l'ouverture de la conférence d'entente nationale, le 27 mars 2017 à Bamako | AFP/Archives | HABIBOU KOUYATE
Le président malien Ibrahim Boubacar Keita (2e g), le chef médiateur Baba Haidara (g) et l'ambassadeur algérien au Mali Boualem Chebihi (d) lors de l'ouverture de la conférence d'entente nationale, le 27 mars 2017 à Bamako | AFP/Archives | HABIBOU KOUYATE

La première phase de la conférence d’entente nationale malienne s’est achevée dimanche à Bamako, sans que la question du statut de « l’Azawad », appellation donnée au nord par d’ex-rebelles, ne fasse l’objet d’un consensus, a constaté sur place l’AFP.

Par ailleurs, dans les résolutions de la conférence, il a été demandé « d’engager des négociations avec le prédicateur radical Amadou Koufa, et le chef islamiste touareg Iyad Ag Ghalay » dans le cadre de la recherche des solutions pour le retour de la paix dans le nord du Mali.

« Un comité d’experts doit se constituer pour discuter de la question de l’Azawad », a déclaré le président malien Ibrahim Boubacar Keita, dans son discours de clôture de la rencontre, reconnaissant que les débats de la conférence d’entente nationale n’ont pas permis de dégager un consensus.

Le même comité d’experts sera chargé d’élaborer « une charte de l’unité, et de la réconciliation nationale », a poursuivi le président.

Au cours des débats de la conférence, des intervenants membres ou proches de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion) ont réclamé que « l’Awazad » soit considéré comme une entité politique et juridique englobant les régions du nord du Mali.


En revanche, d’autres intervenants ont demandé que le terme « Azawad » soit plutôt considéré comme une entité géographique et culturelle.

« Le véritable problème est le suivant. L’accord d’Alger rejette toute idée d’indépendance d’une partie du territoire malien. Mais si +l’Azawad+ est considéré comme une entité politique, ça peut ouvrir la porte à une demande de fédéralisme, du côté des ex-rebelles », a expliqué à l’AFP Oumar Sangaré, juriste et enseignant à l’université nationale du Mali.

Au cours des débats qui ont duré une semaine, d’autres intervenants ont pris la parole pour dénoncer « la corruption », « le manque de vision de l’Etat », « le manque de courage politique », comme figurant parmi « les causes profondes » de la crise malienne.

L’opposition malienne, qui avait effectué une apparition « symbolique » samedi à la conférence d’entente, assistait à la cérémonie de clôture.

Tout comme l’ex-rébellion, l’opposition malienne avait boycotté le début de la rencontre, arguant qu’on ne pouvait pas en une semaine débattre de tous les problèmes du pays et trouver les solutions.

Les deux parties ont obtenu gain de cause, mais le président malien, dans son allocution de clôture, n’a pas donné de dates précises pour la suite des discussions.



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