Fête du 8 mars : des femmes guinéennes ont fêté au rythme de celles de Bobo Dioulasso

Le 8 mars 2017, des femmes guinéennes à Bobo Dioulasso, (Burkina Faso), ont célébré la fête de la femme au rythme de celles de la localité. L’événement c’est déroulé cette année dans un village non loin du centre ville de Bobo appelé Houndé. Il avait pour thème, « La valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes ».

Bien qu’elles soient loin de leur pays natal, la fête de la femme n’est pas passé inaperçu aux yeux de certaines guinéennes vivant à Bobo Dioulasso. Elles ont pu profité de cette fête à travers leurs amies Burkinabés.
C’est le cas Mme Dabo Bintou Soumah, pharmacienne, nous a indiqué qu’elle s’est pas gênée à une semaine da la Fête de demander à ces amies d’être avec eux le 8 mars. Ce qui lui a motivé, c’est de fait qu’elle voyait celles si se préparer pour la cérémonie.
« A quelques jours avant la fête, j’ai constaté que mes collègues de travail et mes voisines se préparaient pour cette fête. Comme j’ai vu que ce jour là était un jour férié, j’ai demandé à mon mari la permission que si je peux demander à mes amies d’aller avec eux à Houndé pour la fête du 8 mars. Heureusement, il a été compressive, il m’a donné l’accord, c’est ainsi que j’ai décidé de les suivre. J’ai une amie qui m’a aidé à avoir la tenue uniforme que toutes les femmes devraient porter ce jour là. Avant le jour j, j’étais déjà prête et on est partie ensemble avec d’autres dans un bus. J’ai vraiment aimé, on s’est très bien amusée. Et j’ai beaucoup aimé ce que les femmes burkinabés ont exprimé là-bas au nom des femmes. Je pense qu’avec ces genres d’initiatives, dans quelques années, beaucoup va changer chez nous les femmes. C’est la première fois que je célèbre cette fête hors de mon pays.
Quant à Madame Barry Aissatou Oury, ménagère, c’est grâce à une femme couturière qu’elle a pu assister à cette fête, si non, elle n’était pas intéressée au début.
« C’est une fête que je n’ai jamais assisté, même en Guinée, j’entends les gens parlés mais je me suis pas intéressée. C’est lorsque je suis partie voir ma couturière la dernière fois, elle m’a demandé si j’ai eu l’uniforme pour le 8 mars, je lui ai répondu non. Elle m’a dit que si ça m’intéresse, elle pourra m’aider à travers une de ces clientes d’avoir, j’ai dit d’accord. C’était à quelques semaines, elle a envoyé le complet à la maison. Quand j’ai parlé à mon mari, il m’a dit qu’il n’y a pas de problème. Le 8 mars ça m’a même surpris de voir la plupart des femmes de la cours avaient le modèle de mon habit et elles se dirigeaient toute là-bas. On est partie et l’ambiance était vraiment belle. Les femmes ont exprimé leur envie. Je suis très contente d’assisté à cette cérémonie. S’il plait à Dieu, l’année prochaine encore je vais assister, si ça me trouve à Bobo Dioulasso ».
Kadiatou Doumbouya, étudiante, a suivi l’ambiance de ses camarades de l’école pour assister à la cérémonie.
« J’ai constaté que toutes mes camarades de classe étaient motivées pour cette fête, c’est comme ça que ça m’a animé. On s’est préparée ensemble, on a acheté des habits, des mangés. On est partie le jour de fête. On était toute contente, parce que ça nous a beaucoup inspiré. Ça m’a permit de savoir beaucoup plus, le comportement de la femme dans une société. Son importance et les défis à relever. Tant que je suis à Bobo, je participerais à la célébration de cette fête. Prochainement, j’inviterais mes amies guinéennes que je connais qui sont à Bobo de venir avec moi ».
Ibrahima Sory Barry, depuis Bobo Dioulasso pour Aminata.com

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