Fermeture forcée des classes : le parlement des jeunes de Guinée lance une grève de la faim

L’ONG le parlement des jeunes de Guinée a déclenché samedi 04 février 2017 une grève de la faim pour protester contre la décision du gouvernement pour la fermeture forcée des salles de classes dans les écoles pré-universitaires du pays.  

Le gouvernement guinéen a ordonné en début de semaine à ce que les cours s’arrêtent dans les différents départements scolaires de la primaire jusqu’au lycée, sur toute l’étendue du territoire national à fin de trouver solution des difficultés que ces établissement scolaires rencontrent.

Suite à cela, le parlement des jeunes de Guinée a décidé de rendre hommage aux élèves de cette catégorie tout en organisant à la maison de la presse une grève de la faim pour exprimer leur colère.

« C’est dernier temps, des enfants sortis dans la rue à Kaloum et dans certaines préfectures pour revendiquer ce que tout être humain conscient doit revendiquer, qui est la connaissance. Revendiquer pour avoir un maitre dans sa salle de classe. Revendiquer pour une leçon au tableau noir » a déclaré Abdourahamane Baldé, président du parlement des jeunes de Guinée.

La réponse du gouvernement face à ça a été la violence selon M. Baldé, « a été la répression, l’intimidation, le silence face à l’histoire de toute une nation, face à l’avenir de tout un peuple et la réponse a été aussi le refus catégorique d’agir en faveur de l’apaisement ».

Sur l’importance de l’éducation des enfants, il s’est référé comme exemple sur l’ex-président des Etats-Unis et certains diplômâtes américains.

« Le président Obama a quitté le pouvoir mais il n’a pas quitté Washington. Parce que sa fille est encore en classe dans cette ville. Tout ça, parce qu’il veut que sa fille ait la paix, qu’elle ne bouge pas au moment où elle doit se stabiliser et suivre ses cours ».

« Des ambassadeurs américains qui ont été rappelé par le nouveau président Trump, certains ont décidé de rester dans les pays, même s’ils ne sont pas en fonction pour ne pas déranger leurs enfants qui ont déjà commencé à faire les cours », a-t-il ajouté.

« En Guinée, on interrompe les cours en plein année scolaire. On envoi les enfants en congé forcer. Au même moment, on organise les mamayas qui coûtent des milliards aux contribuables guinéens. Et personne n’en parle. Nous, nous avons dit, nous ne pouvons pas accepter de vivre dans un pays qui veut le développement économique  et qui refuse le développement social », a-t-il poursuivi.

Pour ça, le parlement des jeunes de Guinée rejettent  la fermeture forcée des salles de classes.

« Nous disons que ça, c’est une contrainte envoyée au peuple de Guinée. La citadelle a été fermée de force au moment où cette école était en plein émergence. Nous considérons que cette fermeture forcée des salles de classes, le refus de reformer en profondeur le système éducatif guinéen fait entrave  au développement de la République et il y aura jamais de développement en Guinée sans le livre ».

Cette ONG compte revenir, pour la prochaine fois, ils enchaineront  des jeunes de Guinée avec des chaines pour dire que,  quelqu’un qui est mentalement assassiné est physiquement abattu.

Depuis la publication des résultats pour le recrutement des enseignants à la fonction publique le 30 décembre 2016, une crise a commencé  dans les différents établissements scolaires du pays. Les élèves manifestent pour manque d’enseignants dans les salles de classes. Le gouvernement guinéen a publié l’orientation des enseignants retenus le 31 janvier 2017.

Ibrahima Sory Barry pour Aminata.com

Tel : +224-620-10-70-71

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