Faire le commerce dans la circulation: un métier à haut risque

Des marchands ambulants sont présents presque au niveau de tous les carrefours et rond point de la capitale Conakry. Sous le soleil et la pluie, ils font leur commerce dans la circulation pour faire écouler leurs marchandises sans pour autant penser des risques auxquels ils en courent. L’unique objectif de ces marchands est de gagner de quoi vivre.

Cette forme de commerce est pratiquée souvent par des mères de familles, des jeunes et des enfants. Ils vendent diverses aliments tel que : Des sachets d’eau, des pommes, des œufs, des bonbons, des galettes et beaucoup d’autres choses.

Bien consciente des risques auxquels elle s’expose, Bintou effectue quand même son commerce au rond point Bambeto.

«Le risque est énorme, mais je dois absolument vendre mes sachets d’eau pour nourrir ma famille. Je suis mariée et mère de sept enfants et mon mari ne travail pas il y a de cela 5 ans, et nous vivons aussi avec mes beaux parents. Donc pour ne pas laisser toute ma famille devenir des mendiants, il faut que je leur prennent en charge», nous confie cette mère de famille.

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Du côté des chauffeurs, cette situation n’est pas du tout appréciable. Car selon eux, ces vendeurs leur empêchent de conduire normalement.

“Ils entrent dans la circulation et se promènent n’importe comment entre les voitures. Donc par peur de les percuter nous sommes obligés de ralentir même s’il y a parfois des cas d’accidents”, explique un chauffeur qui a requis l’anonymat.

Un enfant rencontré dans un quartier de la banlieue de Conakry nous a fait savoir qu’il a été victime d’un accident de la circulation lorsqu’il faisait son petit commerce à Cosa dans la commune de Ratoma.

“Je vendais des bonbons au niveau du carrefour, une voiture m’a percuté et j’ai eu une fracture au niveau du pied. Je devrais subir une intervention chirurgicale pour arranger mon pied. Mais par manque des moyens il m’a fallu passer un bon moment à l’hôpital sans avoir un bon traitement. Le chauffeur qui m’avait percuté n’a pas participé à payer mes factures. Dieu seul sait comment ma famille a pu réunir de l’argent pour que je me fasse opérer. Depuis mon rétablissement, j’ai décidé de changer d’activité. Maintenant je fais la soudure pour gagner ma vie », a-t-il indiqué.

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Fatoumata Lamarana Diallo pour Aminata.com

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